Les carrossiers canadiens agacés par la lourdeur des tâches administratives

Fabio CROCCO

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Les carrossiers canadiens agacés par la lourdeur des tâches administratives

Pour un carrossier, la simple ouverture d'un dossier représente, en moyenne, une somme de 250 dollars (236 euros).

Selon un sondage mené par la Corporation des carrossiers professionnels du Québec, les artisans perdraient l’équivalent de 250 dollars par dossier du fait du temps administratif perdu pour chaque dossier de sinistre.

C’est une plainte que l’on entend souvent de la bouche des carrossiers, celle de la lourdeur des tâches administratives qu’imposent aux professionnels leurs donneurs d’ordres assureurs. Pour alerter sur ce poids administratif toujours plus pesant sur la productivité des ateliers, la profession a mené une enquête au Canada auprès de 100 réparateurs.

Les résultats de ce sondage interpellent. Ils démontrent que le temps passé, par dossier, à des tâches non productives, représente plus ou moins une journée de travail. Pour un carrossier, la simple ouverture d'un dossier représente, en moyenne, une somme de 250 dollars (236 euros) !

La Corporation des carrossiers professionnels du Québec, qui a mené l’enquête, a comptabilisé 46 opérations et procédures non liées à la réparation pour chaque dossier. Soit un total de 9,3 heures par dossier en moyenne avec une fourchette allant de 5 heures à et 14 heures !

« La réalité opérationnelle derrière ces résultats est que 40 % du personnel d’un atelier de carrosserie est occupé à des tâches administratives », alerte la fédération.

Parmi les tâches les plus chronophages : l’estimation du montant de la remise en état et sa rédaction, le démontage et le remontage lors de l’estimation ou encore le lavage des voitures. Chacune d’entre elles peut durer entre 10 et 30 minutes.

Les carrossiers signalent aussi qu’une multitude de tâches s’ajoutent constamment au fardeau administratif comme, en ce moment, la chasse aux pièces manquantes.

Face à ce constat, la Corporation des carrossiers professionnels du Québec demande aux compagnies d’assumer une partie des coûts engendrés par cette explosion de tâches non productives et surtout, non rémunérées. « N’oublions pas que les assureurs sont à l’origine d’une grande partie des frais encourus, ayant imposé graduellement aux carrossiers des étapes qui ne présentent d’ailleurs souvent aucune uniformité. Il saute aux yeux que le constat tiré de notre sondage exige une mise à jour des méthodes de rémunération des carrossiers », s’agace-t-elle.

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