Les défaillances d’entreprises au plus bas au troisième trimestre

Fabio CROCCO
Les défaillances d’entreprises au plus bas au troisième trimestre

D’après une étude du cabinet Altares, il y a eu 20,8 % de défaillances d’entreprises de moins en France au troisième trimestre de l’année par rapport à la même période en 2020.

© Altares

Selon les dernières analyses d’Altares, le nombre de défaillances d’entreprises reste historiquement bas en France au troisième trimestre 2021, l’économie restant dopée par les aides de l’État.

Altares vient de publier les chiffres des défaillances d’entreprises en France pour le troisième trimestre 2021. Avec 5 311 procédures collectives ouvertes, en recul de 20,8 % par rapport à la même période en 2020, le volume des jugements est deux fois inférieur au niveau d’avant-Covid. 159 procédures de sauvegardes (+ 2,6 %) ont été ouvertes au cours du troisième trimestre 2021, pour 1 292 entreprises placées en redressement judiciaire (- 11,9 %) et 3 860 liquidations judiciaires directes (- 24 %).

Le commerce (- 22,3 %) affiche un recul rapide du nombre de procédures. Il est également sensible chez les garagistes (- 18 %) et les concessionnaires automobiles (- 11 %). L’ensemble du «c ommerce et de la réparation automobile » affiche un recul de 15 % des procédures (au nombre de 266), dont 77 % de liquidation.

« Depuis le printemps 2019, soit un an avant le début de la crise sanitaire, le nombre des défaillances d’entreprises recule chaque trimestre. Si le volume des défaillances reste deux fois inférieur à celui de 2019, certaines activités présentent tout de même des signes de fragilité. Leurs tensions sont exacerbées par les difficultés d’approvisionnements, de recrutement et la reprise rapide qui alourdit les besoins de fonds de roulement. Un clivage s’opère donc entre les entreprises qui terminent 2021 avec un niveau de trésorerie solide, au prix d’un endettement parfois fort, et les entreprises qui manquent déjà de cash pour financer la reprise. Quant aux activités telles que la restauration ou le commerce, aidées plus longtemps du fait de leurs fermetures successives, elles tiennent encore et comptent sur un retour durable des consommateurs. Sur le dernier trimestre 2021, les défaillances devraient pouvoir être encore contenues sous le seuil des 10 000 avant que 2022 n’ouvre la voie à des tendances bien moins favorables », analyse Thierry Millon, directeur des études chez Altares.

Selon l’expert, le dernier trimestre 2021 sera déterminant pour de nombreuses entreprises car elles vont devoir composer avec l’amortissement des prêts garantis par l’État. Rappelons qu’elles sont 690 000 à avoir obtenu un PGE à la mi-septembre 2021, dont près des deux tiers dès le début du dispositif. Le printemps 2022 s’annonce donc extrêmement tendu pour les entreprises qui ne seraient pas en mesure d’honorer les premières échéances.

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