Les fédérations européennes de transporteurs opposées au système d'échange de quotas d'émission

Fabio CROCCO
Les fédérations européennes de transporteurs opposées au système d'échange de quotas d'émission

Le 22 juin dernier, le Parlement européen a adopté le système d'échange de quotas d'émission avec l’idée de scinder le transport commercial et privé. Ce à quoi s’opposent les fédérations de transporteurs. La balle est désormais dans le camp du Conseil de l’UE.

Le Parlement européen a adopté, le 22 juin dernier, sa position sur le système d'échange de quotas d'émission (SCEQE). Dans la proposition de la Commission européenne, l'ensemble du transport routier est inclus dans le dispositif. Or, une majorité de parlementaires demandent une inclusion partielle du transport routier, que seul le transport commercial soit concerné dans un premier temps. Le transport à titre privé ne le serait qu’en 2029, en attendant une nouvelle proposition législative.

Comme il ne sera pas possible de distinguer à la pompe si un véhicule fait le plein à des fins privées ou commerciales, la responsabilité de l'échange et du contrôle des quotas de CO2 est retirée aux distributeurs de carburant et incomberait directement aux transporteurs. Pour la FNTR, cela peut avoir de graves répercussions « car les distributeurs de carburant disposent de données pertinentes et la possibilité de contrôler la consommation des carburants qu'ils distribuent. La responsabilité de la gestion des quotas de CO2 incomberait alors directement aux transporteurs, ce qui doit être absolument évité », explique Florence Berthelot, déléguée générale de la FNTR. Et de poursuivre : « L'inclusion du transport routier dans le système européen d'échange de quotas d'émission devrait être effectuée par les fournisseurs de carburant qui paieront les quotas d'émission de carbone et répercuteront ensuite ce coût sur les utilisateurs du transport routier. Notre secteur ne pourra pas supporter une charge supplémentaire, notamment dans la situation économique difficile avec l'inflation et la hausse des prix du diesel. »

Un avis partagé par Erik Østergaard, président de la NLA : « Nous devons être cohérents si nous voulons sérieusement assurer la transition écologique du secteur des transports. Pour commencer, tous les acteurs – privés et commerciaux – doivent faire leur part. Les nombreuses petites et moyennes entreprises de transport n'ont ni le temps ni les ressources pour gérer un système complexe de quotas. Nous encourageons donc vivement les États membres de l'UE à remettre la proposition sur la table et à veiller à ce que tous les acteurs du transport routier – commerciaux et privés – soient pris en compte dans le nouveau SCEQE. »

« Si vous excluez le transport privé du dispositif d'échange de quotas d'émission, il faudra plus de temps pour mettre en place la transition verte. En outre, nous demandons que les recettes générées par le nouveau système reviennent aux professionnels de la route », conclut Dirk Engelhardt, P-DG de BGL.

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