Les immatriculations de véhicules électriques trébuchent en avril

Clotilde Gaillard
Les immatriculations de véhicules électriques trébuchent en avril

Les immatriculations de véhicules électriques trébuchent en avril

Dans un contexte de confinement sans précédent, le segment du véhicule électrifié rechargeable a évidemment chuté, affichant – 67 % en avril 2020. Un recul cependant moins important que celui du marché automobile global (– 88 %).

La dernière édition du Baromètre de la mobilité électrique de l’Avere indique qu’au mois d’avril de cette année 1 218 voitures particulières électriques ont été mises à la route, contre 5 932 VE en mars, soit une diminution de 62 % par rapport à avril 2019. De même, 99 utilitaires électriques et 428 hybrides rechargeables ont été immatriculés sur le territoire ; des chiffres particulièrement bas en raison de la crise sanitaire et qui représentent respectivement – 86 % et – 67 % par rapport à la même période l’an passé. Les deux-roues motorisés électriques, eux, n’enregistrent que 297 unités et un tassement de 68 %.

Alors que la dynamique du segment électrique battait des records – la France ayant même franchi le cap des 300 000 immatriculations en février –, le confinement et la crise sanitaire du Covid-19 ont freiné la belle expansion de la VE mania. Pour autant, il parvient à se maintenir en comparaison du marché VP global, qui a lui dégringolé de 88 % au mois d’avril. Sans oublier que « les résultats depuis le début de l’année restent positifs pour les véhicules légers électriques avec une croissance de 80 % sur les quatre premiers mois de l’année comparé à 2019 » tient à signaler Cécile Goubet, déléguée générale de l’Avere.

Juin, porteur d’espoirs ?

Toujours enthousiaste, Cécile Goubet imagine d’ailleurs que « le marché devrait repartir avec la réouverture lundi 11 mai des concessions ». Les livraisons reportées vont donc pouvoir se faire et, peut-être, regonfler les volumes de véhicules électrifiés pour le mois de mai. « Néanmoins, l’impact réel de la crise que nous traversons ne pourra être connu qu’à partir de juin dans le meilleur des cas », assure la déléguée générale de l’Avere. Qui s’inquiète également de voir le recours aux mobilités douces et aux transports en commun, moyens de déplacement les plus écologiques, subir une baisse de popularité au profit d’un report vers des modes de transport individuels. « Si celui-ci se confirme, les véhicules à faibles émissions doivent dans ce cadre être fortement soutenus » conclut Cécile Goubet, en appel aux pouvoirs publics, tandis que le « forfait mobilité durable » vient d’être officiellement lancé.

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