Les recycleurs misent sur le « made in France »

Frédéric MARTY

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La branche des recycleurs du CNPA lance une campagne de communication pour promouvoir la pièce de réemploi. Ces professionnels ont choisi de s’appuyer sur la notion du « fabriqué en France » pour mieux faire connaître l’offre des pièces d’occasion. En effet, les déconstructeurs dépolluent et démontent les véhicules en fin de vie sur le sol français. Les pièces récupérées sont ensuite commercialisées par ces entreprises. Ce processus entre également dans le schéma de l’économie circulaire, qui s’appuie sur un cercle vertueux de récupération des produits pour leur offrir une seconde vie sous une forme ou sous une autre.

Cette campagne arrive à la veille de la mise en place de Global PRE, solution informatique destinée à référencer toutes les pièces de réemploi afin de les mettre facilement à disposition des professionnels. Ce logiciel rassemblera à son lancement les stocks de 90 entreprises, soit 100 000 pièces. Un outil qui doit faciliter la vente des pièces de réemploi sur un marché de la réparation mécanique et carrosserie encore peu informé. « La filière pourrait créer 5 000 à 10 000 emplois supplémentaires dans les années à venir si nous parvenons à récupérer davantage de véhicules hors d’usage et si nous vendons plus de pièces de réemploi », affirme Patrick Poincelet, président de la branche des recycleurs du CNPA.

Les transformations vécues par cette profession nécessitent aujourd’hui des créations d’emplois. Pourtant, l’équilibre économique de la filière n’est pas clairement défini. « Nous ne sommes pas certains que les entreprises qui démontent le plus de pièces soient celles qui gagnent le plus d’argent car elles emploient de nombreux salariés », constate P. Poincelet. « Dans le même temps, ces sociétés sont celles qui atteignent le taux de recyclage de 95 % imposé par la directive européenne », poursuit-il. Pour le président des recycleurs, la concrétisation de ce taux de 95 % passera par l’attribution d’emplois aidés. « Il s’agit de l’un des grands chantiers de l’année 2014. Nous devons trouver une solution pour alléger le coût de cette main-d’œuvre indispensable », insiste-t-il.

Actuellement, selon P. Poincelet, les recycleurs performants en matière de pièces de réemploi vendent ces dernières à 60 % auprès des professionnels et à 40 % auprès des particuliers. Le poids de la pièce de réemploi reste encore modeste sur le marché de la réparation, avec une estimation de 1 à 2 %. « Si nous parvenons à 4 ou 5 %, nous serons déjà satisfaits », remarque le président. Pour y parvenir, les recycleurs devront encore faire preuve de pédagogie.

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