Les véhicules électrifiés représentent plus de 15 % du marché

Clotilde Gaillard
Les véhicules électrifiés représentent plus de 15 % du marché

Les véhicules électrifiés représentent plus de 15 % du marché

Juin 2021 a vu près de 40 000 véhicules électriques et hybrides rechargeables être immatriculés en France, selon l’Avere. Une ruée sur les véhicules « branchés » qui pourrait s’expliquer par la baisse du bonus écologique actée au 1er juillet.

En mai, où 25 175 ventes de VE (électriques) et PHEV (hybrides rechargeables) ont été enregistrées, la barre des 600 000 véhicules électrifiés rechargeables était en passe d’être franchie. Au mois dernier, ce cap fatidique a donc été atteint sans mal puisque 38 708 véhicules électriques et hybrides rechargeables ont été mis à la route en juin 2021. Comparé à juin 2020, ce segment « branché » augmente de plus 71 % et représente désormais 15,7 % de parts de marché, d’après les chiffres du dernier baromètre de l’Avere-France. Avec 416 072 voitures 100 % électriques et 204 567 hybrides rechargeables recensés depuis 2010 au sixième mois de l’année 2021, les ambitions de comptabiliser un million d’électrifiés à fin 2022 semblent moins irréalistes qu’il n’y paraît.

Dans le détail, les VP et VU 100 % électriques figurent toujours comme les plus populaires auprès des acheteurs avec 22 138 immatriculations en juin 2021 (+ 44 % sur un an) et 78 085 mises en circulations depuis janvier 2021 (+ 60 % contre la même période de 2020). Les VP et VU hybrides rechargeables (PHEV), eux, enregistrent 16 570 immatriculations en juin dernier (+ 127 %) et 72 259 depuis le début de l’année 2021 (+ 127 %). Soit un total de 150 344 mises à la route sur les six premiers mois de l’année et une évolution de 117 % sur un an. Une envolée loin de celle des énergies alternatives comme l’hydrogène, qui ne rassemble que 8 immatriculations depuis janvier 2021, dont 5 pour la Toyota Mirai et 3 pour le Hyundai Nexo : un créneau qui ne peut donc que progresser...

Les entreprises portent toujours les ventes

Analysant également la répartition des acheteurs selon leur profils, l’Avere soulève que les véhicules électriques apparaissent encore comme majoritairement privilégiés par les particuliers à 56,1 %, contre 43,9 % pour les flottes. Le ratio s’inverse néanmoins en ce qui concerne le cas des hybrides rechargeables. Les sociétés constituent en effet 71,3 % des acheteurs contre 28,7 % de propriétaires particuliers. Un apanage s’expliquant sans doute par l’usage plus intensif que font les collaborateurs de leurs véhicules, avalant plus de kilomètres qu’un citadin et nécessitant donc une autonomie accrue permise par les PHEV.

Cependant, il y a un point envers lequel les particuliers se révèlent plus friands que les entreprises : il s’agit des véhicules d’occasion. Ainsi, en 2021, les VO ne cessent de gagner en cote d’amour avec 591 000 voitures immatriculées en mars dernier, contre 508 130 unités en 2019. En 2020, ce marché de la seconde main a même mieux résisté que celui du neuf. Quant à dresser un top 3 des VO 100 % électrique, la Renault Zoe fait largement la course en tête avec 1 373 mises à la route en mai contre 328 unités pour la Nissan Leaf et 261 la Volkswagen ID .3. Du côté des PHEV, le constructeur allemand reprend l’avantage avec sa Golf à 213 ventes VO contre 211 pour le Captur du Losange et 180 unités pour le SUV Mercedes GLC.
L’Île-de-France, terre d’électrification

Donnant une photographie exhaustive de la mobilité électrifiée en France et en Europe, l’Avere met en lumière les immatriculations régionales en dressant un classement des meilleurs élèves. Au tableau d’honneur, on retrouve donc l’Île-de-France avec un total de 7 955 immatriculations en juin 2021, dont 3 885 PHEV (VP + VU) et 4 070 (VP + VU). Principalement concernée par les restrictions de circulation pour les véhicules jugés polluants, elle devance l’Auvergne-Rhône-Alpes et ses 4 905 unités ainsi que le PACA et ses 3 757 ventes. Des résultats qui permettent à la France de se hisser à la troisième place des pays européens en matière d’immatriculations de VE et de gagner une place supplémentaire sur le podium pour les hybrides rechargeables, à chaque fois derrière son voisin allemand.

Toutefois, l’Hexagone peine toujours à rattraper son retard en termes d’infrastructures de recharge. Au 1er mai 2021, le pays comptait en effet 33 363 points de recharge sur les 100 000 qui devraient être déployées d’ici la fin de l’année (source : Avere/Gireve/AAA Data). S’établissant donc à un tiers seulement de ses objectifs, la France accuse un sévère retard qui risque de s’accompagner d’un ralentissement des immatriculations de véhicules « branché » dès cet été. En plus de la tranquillité en concession propre à la période estivale, la baisse de 1 000 euros du bonus écologique, effective depuis le 1er juillet, pourrait avoir un impact sur les prochaines immatriculations, souligne Cécile Goubet. « Avec une offre toujours plus étoffée et pertinente, les dispositifs de soutien sont donc essentiels pour bien négocier le virage et ouvrir la mobilité électrique au plus grand nombre », avertit la déléguée générale de l’Avere-France.

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