Les véhicules hybrides rechargeables de fonction pointés du doigt par une nouvelle étude

Leslie Auzèmery
Les véhicules hybrides rechargeables de fonction pointés du doigt par une nouvelle étude

Alors que les ventes de PHEV ont littéralement explosées auprès des entreprises, il semblerait que l'usage fait de ces véhicules soit encore loin d'être optimal.

© Stellantis / Citroën

Une nouvelle étude pointe du doigt le mauvais usage des véhicules hybrides rechargeables, notamment dans le cadre professionnel.

Les conclusions de l’Institut Fraunhofer pour l’International Council on Clean Transportation (ICCT) sont accablantes pour les véhicules hybrides rechargeables, dont les ventes ont explosé ces derniers mois. Après avoir analysé les données issues de l’utilisation de 9 000 PHEV à travers l’Europe, les deux organismes estiment que la consommation moyenne est bien plus importante par rapport aux résultats des tests officiels. En cause, l'usage qui plébiscite davantage le moteur thermique que le moteur électrique.

Les particuliers meilleurs élèves que les professionnels

L'étude révèle également que les particuliers propriétaires de leur véhicule hybride rechargeable sont bien plus attentifs à leur consommation que les conducteurs professionnels bénéficiant d'un véhicule de fonction. Ainsi, la consommation réelle moyenne des PHEV s'établirait entre 4 et 4,4 l/100 km pour les véhicules privés et entre 7,6 et 8,4 l/100 km pour les voitures de société, contre une moyenne de 1,6 à 1,7 l/100 km en homologation WLTP. Ces valeurs correspondent à des émissions de CO2 de 90 à 105 g/km pour les véhicules privés et de 175 à 195 g/km pour les voitures de fonction, contre seulement 37 à 39 g/km selon le cycle d'homologation WLTP.

Pour les auteurs de l'étude, les différences importantes entre les chiffres annoncés par les constructeurs et la réalité s'explique simplement par le mauvais usage qui est fait des PHEV. « La part moyenne de la conduite électrique serait d'environ 45 à 49 % pour les voitures particulières et seulement de 11 à 15 % pour les voitures de société (...) quand la procédure officielle de réception suppose que la part de la conduite en mode électrique est d'environ 70 à 85 % », est-il précisé dans les conclusions.

Pour l’Institut Fraunhofer et l’ICCT, il faudrait également que cette donnée soit prise en compte dans le calcul des incitations fiscales et des baisses de taxes obtenues par les professionnels. Ces « aides » devraient être « attribuées en échange de la démonstration d’un usage à 80 % électrique ou d’une consommation réelle inférieure à 2 l/100 km", conclut Peter Mock, directeur de l’ICCT.

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