Les véhicules utilitaires accusent une sévère baisse en septembre

Clotilde Gaillard
Les véhicules utilitaires accusent une sévère baisse en septembre

Les véhicules utilitaires accusent une sévère baisse en septembre

Selon les chiffres de l’ACEA (Association des constructeurs européens d’automobiles) parus le 24 octobre, les immatriculations de véhicules commerciaux enregistrent un net repli (– 10 %) sur le mois de septembre 2019.

L’été avait été radieux pour les véhicules utilitaires, qui avaient affiché une hausse de 17 % sur la période juillet-août. Un regain des ventes qui n’a finalement pas duré puisque la rentrée de septembre s’est teintée d’une tendance en berne.

Septembre 2019 s’écroule par rapport à septembre 2018

Les immatriculations du secteur ont en effet reculé de 10 % le mois dernier, s’établissant à 198 019 unités selon l’ACEA. Des chiffres moins bons que ceux de l’an passé sur le mois de septembre 2018, où la dégringolade avait été contenue à – 5,2 %. Ce retrait significatif, le premier de 2019, met également un coup d’arrêt à huit mois de croissance consécutifs.

Pour autant, restons positifs puisque le marché parvient à se maintenir dans le vert de la jauge, et ce depuis le début de l’année. Au cumul des neuf mois de 2019, près de 2 millions de véhicules commerciaux ont ainsi été immatriculés en Europe, soit une augmentation de 4,7 % par rapport aux neuf premiers mois de 2018. Dans le détail, c’est l’Allemagne qui s’en tire le mieux (avec + 10,9 %), suivie de la France (+ 6,1 %) et du Royaume-Uni (+ 5,1 %). Loin devant l’Espagne (+ 1,5 %), toujours en queue de peloton.

Une chute logique

Mais comment expliquer ce manifeste déclin saisonnier, plus important encore que celui de l’an dernier ? La réponse est à chercher du côté des normes WLTP, nous répond l’ACEA. Pour le segment des véhicules utilitaires légers (– 3,5 t) par exemple, sa baisse automnale de 9,3 % serait à attribuer à l’application au 1er septembre 2019 du régime de contrôle des émissions polluantes pour les utilitaires neufs.

Par conséquent, la demande a diminué pour toutes les catégories de véhicules commerciaux et sur seize des principaux marchés de l’UE. Certains pays affichent même une décroissance à deux chiffres, à l’image de l’Allemagne (– 11,5 %) et du Royaume-Uni (– 22 %) sur le parc VUL. Il faut dire que le contexte politique de nos voisins d’outre-Manche, bouleversé par les incertitudes d’un Brexit inextricable, n’arrange rien à leurs capacités commerciales.

Quant aux camions, ils en sont à la troisième baisse mensuelle consécutive de leurs immatriculations. Moins appuyée que celle de juillet-août, leur dépréciation de septembre s’établit à – 13,8 % (soit 22 887 unités). Un léger décollage que viennent plomber l’Italie (– 22,9 %) et l’Allemagne (– 16,3 %).

Avec l’actuelle dynamique environnementale visant à taxer les véhicules les plus lourds et les plus émetteurs de CO2, reste à voir si octobre, lui aussi, s’affichera dans le rouge.

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