Lesjöfors Automotive veut légitimer le marché des ressorts de suspension

Jean-Marc Gervasio
Lesjöfors Automotive veut légitimer le marché des ressorts de suspension

© Lesjöfors Automotive

Affichant des volumes de ventes pour le moins discrets, le marché rechange des ressorts de suspension est orchestré par peu de fabricant. Le leader en Europe, le suédois Lesjöfors Automotive, fabrique, depuis plus de 160 ans, des composants de suspension pour le VL et le VUL.

Lesjöfors Automotive, le spécialiste suédois du ressort, nous explique par le biais de son directeur des ventes et marketing, Robert Glynn, pourquoi ce produit, sous-exploité en France, devrait être mieux considéré par la rechange indépendante.

Quels sont les marchés de Lesjöfors Automotive ?

Robert Glynn : Nous travaillons à la fois pour l’industrie et la rechange automobile, VL et VUL. Nos marchés principaux en rechange sont le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Russie, la Scandinavie et bien entendu la France. Pour l’Europe, nous proposons plus de 5 500 références au catalogue et plus de 300 nouvelles références chaque année dont les lames de ressort dédiées aux VUL. Nous possédons deux marques de qualité au positionnement équivalent : Lesjöfors et Kilen.

Les ventes de ressorts sont-elles homogènes en Europe ?

RG : La vente de ressorts varie fortement d’un pays à l’autre, en fonction de la température hivernale, du sel répandu, de l'état des routes et de l'âge moyen des véhicules. Le froid a un impact certain sur les ressorts et, par conséquent, l'Europe centrale et du Nord vend davantage de ressorts. Dans ces régions, le rapport entre les ventes de ressorts et d’amortisseurs a même augmenté en faveur des ressorts, car la qualité des amortisseurs s'est améliorée au fil des ans et la conception des ressorts a soutenu cette évolution avec, par exemple, l'apparition de ressorts à charge latérale conçus pour réduire la force latérale sur le joint de la tige du piston de l'amortisseur.

Y vend-on plus de ressorts que d’amortisseurs ?

RG : Dans les régions où, historiquement, le rapport était de 3 amortisseurs pour 1 ressort, il est maintenant très souvent inférieur à 2 amortisseurs pour 1 ressort, et continue à évoluer progressivement en faveur des ressorts. Sur certains marchés comme le Royaume-Uni, il se vend aujourd'hui plus de ressorts que d'amortisseurs.

Comment expliquer cette croissance ?

RG : Il semble également que le marché prenne de plus en plus conscience de la nécessité de remplacer les deux composants : l'amortisseur qui contrôle le rebond, pendant que le ressort absorbe le choc. En tant que tel, le ressort est un composant critique qui doit être contrôlé et remplacé si nécessaire. Les ressorts s'affaissent ou perdent de leur longueur avec le temps, ce qui déséquilibre la suspension et peut entraîner des problèmes de sécurité. La rupture demeure cependant la principale raison du remplacement des ressorts.

Quel avenir pour le marché du ressort ?

RG : Les ressorts en première monte ont tendance à contenir moins de matière et, par conséquent, à être plus fortement sollicités et de plus en plus sujets à des ruptures prématurées. L'expansion rapide du marché des véhicules électriques et l'augmentation de la charge exercée sur les suspensions par de lourdes batteries ne font qu'accentuer cette tendance. En outre, les systèmes d'aide à la conduite (Adas) exigent une attitude constante du véhicule pour bien fonctionner. Le ressort a donc un bel avenir devant lui !

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