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Essai - Mazda CX-5 : personnalités multiples

Essai - Mazda CX-5 : personnalités multiples

© Mazda

Le SUV familial s’offre un restylage sur le fond et sur la forme en adoptant la dernière plateforme SkyActiv ainsi que trois nouveaux styles. Malgré de nombreuses qualités, l’absence d’hybridation au catalogue pourrait lui porter préjudice…

Marque d’ingénieurs et rare constructeur à encore proposer du thermique dans sa gamme avec BMW, Mazda a des convictions et c’est tout à son honneur. Même si elle envisage un taux de 100 % de véhicules électrifiés commercialisés en 2030, la griffe japonaise continue en effet de développer des moteurs à énergie fossile performants, baptisés Skyactiv, pour répondre aux besoins de mobilité des 130 pays où Mazda est implantée. C’est d’ailleurs ce type de motorisations que l’on retrouve sur le CX-5, disponible en France avec deux essence et deux diesel. Une hérésie lorsque l’on sait qu’ils seront tous sévèrement soumis au malus ? Plutôt une volonté d’innover à contre-courant car «l'Europe est un laboratoire pour les Japonais », affirme Laurent Thézée, président de Mazda France.

Lancé en 2012, le CX-5 originel a été le premier modèle Mazda propulsé aux technologies Skyactiv. Représentant environ 19 % des ventes annuelles de la marque en Europe, il se serait vendu à plus de 353 000 exemplaires en une décennie. En compétition avec les Audi Q3, Volkswagen Tiguan ou Hyundai Tucson et Peugeot 3008, le modèle stagne cependant à la douzième place sur le segment des crossovers premium. Pourtant, le CX-5 déploie de séduisants atouts tels qu’une excellente adhérence à la route ou un dynamisme de conduite assuré. De même, il embarque la navigation de série, contrairement au Q3 et au Tiguan, ainsi que l’affichage tête haute, à l’inverse du Tucson. On déplore peut-être un écran central au format 8/3 trop étriqué et à l’interface peu moderne.

Caractères affirmés

Le CX-5 ne laisse donc pas tomber le thermique ni sa philosophie esthétique Kodo (ou « âme du mouvement »). Il subit toutefois une évolution du design de ses ailes, plus proéminentes, et de ses signatures lumineuses, plus effilées. Il se pare également d’une nouvelle calandre qui abandonne son maillage traditionnel pour un motif à perçages tridimensionnels.

Fait encore plus notable : l’apparition au catalogue de trois nouvelles finitions nommées Newground (de style baroudeur), Homura (plus sportif) et Takumi (synonyme de luxe). Autant d’univers grâce auxquels Mazda entend capter une cible client élargie, notamment des acheteurs rajeunis. Mais la nouvelle nuance Zircon Sand, les inserts vert citron et le coffre au revêtement résistant à l’eau de la version Newground suffiront-ils à faire oublier des émissions de CO2 comprises entre 150 et 194 grammes ? Ou que le SUV hybride rechargeable CX-60, dévoilé le 8 mars, arrivera en concession cet automne ?

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