Mercedes-Benz Vans : « Nous voulons mettre sur le marché des utilitaires Premium et… rentables »

Marc Horwitz
Mercedes-Benz Vans : « Nous voulons mettre sur le marché des utilitaires Premium et… rentables »

Mercedes-Benz Vans : « Nous voulons mettre sur le marché des utilitaires Premium et… rentables »

L’entretien que nous avons eu, en visioconférence, avec Klaus Rekhugler, directeur « Ventes et Marketing » de Mercedes-Benz Vans (MVB) depuis le 1er août 2020, a quelque chose d’insolite. D’abord parce qu’il n’avait convié qu’un journaliste par pays et choisi six pays européens pour l’écouter et l’interroger, ensuite parce que l’embargo qui frappait les informations qui nous avaient été données, n’a été levé qu’au bout de six semaines.

Après avoir retracé sa carrière, Klaus Rekhugler, 53 ans, a présenté les perspectives stratégiques de la division des ventes de Mercedes-Benz Vans avant de révéler quelques détails sur les véhicules à venir dans le cadre de la stratégie d’électrification du constructeur allemand. « Nous travaillons sur notre orientation stratégique depuis des mois, révèle Klaus Rekhugler. Elle a pour ambition de porter le transport de marchandises et de personnes à un plus haut niveau encore . Cela signifie que nous sommes déterminés non seulement à satisfaire les exigences de nos clients du futur, mais également à dépasser leurs attentes en leur fournissant, dans les années à venir, des solutions traditionnelles mais aussi des services numériques ».

Une stratégie, cinq piliers

Cette vision de l’avenir repose sur cinq grands piliers stratégiques. « Le premier pilier, précise le directeur « Ventes et Marketing » de MBV, consiste à cibler le segment « Premium ». Le deuxième pilier est axé sur la croissance rentable. Nous ne chercherons pas à faire du volume pour le plaisir. Nous voyons des possibilités de croissance rentable en Chine, et dans d’autres pays d’Asie, ou encore en Amérique du Nord où nous veillons à implanter notre marque encore mieux et de manière tout à fait rentable ».

« Le troisième pilier, poursuit Klaus Rekhugler, veut que nous accompagnons nos clients dans leur développement. Nous allons tout faire pour retenir les clients que nous avons déjà en portefeuille et accroître les revenus qu’ils génèrent. Nous souhaitons leur offrir des solutions qui leur permettent de se développer et qui nous permettent de nous développer dans le même temps. Le quatrième pilier concerne la « baisse des coûts d’exploitation ». Notre stratégie de rentabilité nous amène à travailler constamment sur nos ratios de coûts. Nous voulons sans cesse les améliorer pour nous assurer que notre production — mais également notre efficacité commerciale et marketing —, sont au meilleur niveau et servent de référence. Le dernier et non le moindre des piliers, le cinquième, veut que nous soyons les chefs de file en matière d’utilitaires électrique. Il est clair que c’est notre vision et que nous voulons garder notre leadership à cet égard ».

« Pour nous résumer, nous visons clairement à revenir à 8 % de profit sur les ventes , indique Klaus Rekhugler. C’est le minimum de rentabilité dans la vision que nous avons de l’avenir, c’est-à-dire que ce n’est pas, de toute évidence, la bonne voie à suivre uniquement l’année prochaine, mais que c’est une stratégie sur le long terme. ».

Une nouvelle plateforme modulaire et polyvalente pour l’eSprinter

Pour atteindre ses objectifs, Mercedes-Benz Vans doit offrir des produits de haute qualité et c’est dans cet esprit que seront développés les futurs véhicules électriques. « Nous avons investi 350 millions d’euros dans une plate-forme électrique polyvalente pour l’eSprinter, fourgon et châssis-cabine, de nouvelle génération (eSprinter 2.0), révèle Klaus Rekhugler. Elle comprend trois modules : un module avant pour les composants « haute tension », un module intermédiaire sous le plancher du véhicule pour des batteries qui pourront être de différentes tailles, et un module arrière pour l’essieu arrière de ce véhicule à propulsion électrique. Nous lancerons ce nouveau véhicule avant 2025. J’ajoute que nous continuerons à investir pour électrifier notre portefeuille. Nous pourrons même coproduire des véhicules avec nos partenaires quel que soit leur secteur d’activité, livraison, messagerie, industrie pharmaceutique, industrie alimentaire, etc. ».

Visiblement, l’électrique reste pour MBV prioritaire même si l’hydrogène qui pourra bénéficier de l’expérience des ingénieurs travaillant sur les véhicules industriels, les cars et les bus, reste une option. On le comprend encore mieux quand Klaus Rekhugler dévoile que le constructeur de Stuttgart a aussi « une approche modulaire » pour l’eVito qui pourrait voir la capacité de sa batterie augmenter pour répondre aux futures demandes du marché, un marché difficile à estimer. Et pour ne pas se faire piéger, Mercedes-Benz Vans a conçu des lignes de production flexibles, accueillant aussi bien des modèles électriques que des modèles thermiques. Ces lignes aussi « collent » à l’objectif numéro 1 : ne produire que des utilitaires « Premium » dont la rentabilité est assurée.

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©Mercedes-Benz Vans

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