Mobilians prend la présidence de l’Association Eco Entretien avec l’élection de Francis Bartholomé

Fabio CROCCO
Mobilians prend la présidence de l’Association Eco Entretien avec l’élection de Francis Bartholomé

Initiée par la Feda, pour le compte de toute une filière, et jusqu’alors présidée par l’un des adhérents de la fédération, l’Association Eco Entretien se donne une seconde chance en nommant à sa tête Francis Bartholomé, président de Mobilians.

Lancé à l’initiative de la Feda, l’éco-entretien consiste à dépolluer le groupe motopropulseur afin qu’il retrouve plus ou moins ses performances d’origine et rejette moins de gaz polluants. Son principe, écrit dans un cahier des charges à l’allure d’une charte, est devenu un label en 2016 porté par l’Association Eco Entretien (AEE) qui fédère l’ensemble de la filière du SAV automobile, hormis les constructeurs.

La première mission de l’AEE est de faire reconnaître par les pouvoirs publics les bienfaits de cet éco-entretien sur la pollution et décrocher une aide gouvernementale pour encourager les automobilistes à se rendre dans des ateliers certifiés pour faire décalaminer leur véhicule et les rendre ainsi plus durable. À ce stade, 500 ateliers ont investi dans la labellisation sans véritable retour sur investissement.

L’association, dirigée jusqu’alors par Jacques Rifflart, arrivé au terme de deux mandats, s’est donc attachée à placer au centre du débat public l’enjeu de l’entretien du parc roulant comme un levier de diminution des émissions polluantes. Elle s’est positionnée comme force de propositions à l’occasion des réflexions sur le plan de relance automobile ou encore dans le débat sur la mise en place des ZFE. En vain ! Le gouvernement, qui soutient la réparation des vélos mais aussi de l’électroménager, rejette encore l’idée de l’éco-entretien, préférant la solution, bien plus coûteuse et risquée, du renouvellement du parc et de son électrification.

Un échec pour l’AEE qui, le 13 décembre dernier, a décidé de changer de braquet en nommant à sa présidence Francis Bartholomé. Le dossier passe donc des mains de la Feda à celle de Mobilians. « En portant Francis Bartholomé, président de Mobilians, à sa présidence, l’AEE souhaite poursuivre et amplifier la mobilisation collective de la profession dans le déploiement de l’éco-entretien et plus globalement pour une vraie politique en faveur de l’optimisation du parc roulant », explique l’association.

« Nous étions arrivés à un plafond. Ce renouvellement et l’arrivée à la présidence de Francis Bartholomé donnera une plus grande visibilité et une plus forte aura à l’éco-entretien pour amplifier la démarche », explique Etienne Diot, délégué général de l’AEE.

Prouver, fédérer, légiférer

La première ambition du nouveau président est d’actualiser les données scientifiques de l’évaluation du bénéfice environnemental de l’éco-entretien afin de convaincre les pouvoirs publics de son efficacité et de sa pertinence dans la lutte contre les émissions polluantes. « Nous souhaitons bien identifier les véhicules, en fonction de l’évolution du parc roulant actuel, à qui profitera davantage l’éco-entretien », explique Etienne Diot.

Ensuite, faire de l’éco-entretien un projet de filière utile pour encourager les professionnels à s’engager plus fortement dans la démarche et apporter aux automobilistes « une solution concrète économique, écologique et de santé publique ».

Enfin, amplifier l’action auprès des pouvoirs publics pour que l’éco-entretien soit reconnu comme une véritable solution pour améliorer la qualité de l’air, en complément du renouvellement du parc et pourquoi pas revoir les critères d’attribution de la vignette Crit’Air et les modalités d’accès aux ZFE qui rentrent progressivement en vigueur d'ici à 2025.

« Le contexte politique actuel fait que les élus sont plus à l’écoute de notre solution d’éco-entretien. C’est maintenant qu’il faut se faire mieux entendre même si le sujet n’est pas facile à faire comprendre. Nous avons tout en travail de pédagogie et de conviction à poursuivre alors que les décideurs politiques sont plus orientés vers le rétrofit et le renouvellement du parc. Mais il y a une réalité sociale et économique qu’il ne faut pas nier », conclut Etienne Diot.

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