Mobilité propre : Paris en tête des villes d’Europe les plus impliquées

Mobilité propre : Paris en tête des villes d’Europe les plus impliquées

Selon le classement des « Clean cities » établi par une coalition de soixante ONG, la capitale française arrive en cinquième position sur 36 villes européennes. Distinguée pour ses initiatives en matière de transport à faible émission, elle dépasse Munich, Bruxelles et Barcelone.

Le palmarès des villes d’Europe les plus engagées sur le chemin vers la mobilité zéro carbone a été publié jeudi 24 février. Réalisé par une soixantaine d’ONG et d’associations environnementales européennes, celui-ci s’intéresse à la place faite aux dossiers de la qualité de l’air, de la place faite aux cyclistes et marcheurs, de la congestion automobile ou encore de l’offre de transports publics dans les politiques menées au sein de 36 métropoles de l’UE.

Aucun « A » décerné

Pas d’étonnement, ce sont nos voisins du Nord, beaucoup plus en avance sur les enjeux écologiques, qui occupe les trois premières marches du podium. Oslo (Norvège), Amsterdam (Pays-Bas), et Helsinki (Finlande) s’inscrivent ainsi en tête, notamment grâce à l'aspect sécuritaire de leurs routes et à la mise en place de zones de restriction de circulation pour les véhicules les plus polluants. Copenhague (Danemark) les suit de près à la quatrième place avec un indice de score à 62,3% et des pourcentages au-dessus de la moyenne dans chacun des onze critères évalués. Malgré ces efforts, aucune de ces villes ne parvient toutefois à décrocher la note ultime de « A », récoltant au mieux un « B ».

Paris crée la surprise

Si le tableau d’honneur n’a rien de surprenant, on est médusé devant le rang auquel se positionne Paris, à savoir le cinquième ! Avec un score de 61,9%, la capitale parisienne se paie même le luxe d’obtenir des taux plus que respectables, les plus bas concernant la qualité de l’air (41%) et la place accordée aux mobilités douces (42%). Réputée pour ses bouchons, Paris pâtit aussi d’une forte congestion automobile. Inversement, l’un de ses plus hauts taux porte sur l’accessibilité des transports et des points de recharge publiques. Première des quatre villes françaises classées, Paris s’en sort donc mieux que Lyon (11e), Strasbourg (21e) et Marseille (26e).

L’agglomération lyonnaise et son homologue alsacienne travaillent pourtant à devenir des lieux où il fait bon circulation, l’une en instaurant des ZFE et l’autre en promouvant la pratique du vélo. Pour la cité Phocéenne en revanche, le constat est beaucoup moins glorieux, celle-ci se voyant affublée d’un faible 28% sur la diversité des modes de mobilité déployés en son sein. Son plan de ZFE s’avère également trop modeste puisque la surface proposée ne concerne que 19,5 des 240 km² du territoire. Epinglée d’une « D » au classement, Marseille ne tombe cependant pas au niveau de la ville italienne de Naples, lanterne rouge avec son « E » et l’ensemble de ses notes sous (ou à peine au-dessus) de la moyenne.

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