Nexus France poursuit sa structuration

Fabio CROCCO

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Nexus France poursuit sa structuration

Nexus France poursuit sa structuration

Fondée il y a sept mois, l’antenne française du groupement international Nexus Automotive poursuit sa structuration. Peu à peu, en douceur et avec tact, sa légitimité s’installe avec des premiers résultats.

On a beau être concurrents sur le terrain de la distribution de pièces détachées, les conditions de marché et la compétition obligent les challengers à se regrouper et à partager pour mutualiser leurs forces. C’est tout le sens de la création de Nexus France (bureau français de groupement international Nexus Automotive) dirigé par Philippe Guyot, membre fondateur de Nexus Automotive.

Dans le respect de leur indépendance et de leur identité propre, les adhérents de Nexus France*, confrontés aux réalités du marché, ont compris l’intérêt d’agir sous une même bannière en mettant en commun des moyens pour réduire les coûts de fonctionnement. « Après sept mois d’existence, Nexus France a commencé à prouver sa légitimité avec des résultats », affirme Philippe Guyot.

La première mission de Nexus France est de consolider les volumes d’achats, et leur convergence, pour gagner en profitabilité, sans forcément tordre le cou des fournisseurs. Dans un esprit gagnant/gagnant, l’idée est d’apporter aux équipementiers une stratégie de développement de volumes sans pour autant exiger d’eux des conditions intenables qui, selon Philippe Guyot, ont atteint leur limite. « La situation économique des équipementiers est telle que nous devons travailler ensemble pour réduire les coûts. Ce n’est plus possible autrement », estime le responsable.

C’est avec cette philosophie que Nexus France, comme ses adhérents, souhaitent mettre en place la troisième force de distribution en France. « Si nous avons le soutien des équipementiers, c’est que nous offrons une alternative face à la bipolarité du marché français, avec une approche financière entrepreneuriale et non pas intégriste au seul profit d’actionnaires », précise le président de Nexus France.

En sept mois d’existence, le gros du travail a été de légitimer le groupe et de poser les bases de Nexus France au travers de discussions constructives avec les adhérents qui pourraient avoir tendance à tirer chacun la couverture de leur côté. « Je suis impliqué à 100 % pour garantir l’homogénéité et l’efficacité du groupe. C’est la crédibilité de Nexus France qui est en jeu », réagit Philippe Guyot.

À ce stade, Nexus France a négocié une trentaine d’accords avec des équipementiers clés sur la base du chiffre d’affaires global des adhérents. Des accords qui profitent à tous « dans des proportions non négligeables et qui témoignent de l’intérêt de Nexus France », se félicitent le responsable.

Mais Nexus France souhaite aller au-delà des simples négociations. L’organisation veut être moteur dans l’optimisation de la logistique. « Un produit est manipulé onze fois entre la sortie d’usine et le garage. C’est beaucoup trop. Il faut réduire le schéma logistique pour gagner en coût et en profits sur toute la chaîne. C’est une question de compétitivité des prix », estime Philippe Guyot.

Vers la mise en place d’un stock central

Nexus souhaite travailler avec toutes les parties pour optimiser cette logistique dans l’intérêt de tous. Cette concentration des volumes apportée par le groupement doit permettre ce travail de rationalisation qui pourrait aboutir à la mise en place d’un entrepôt central Nexus en Europe de l’Ouest. « Le site potentiel est identifié », assure le président. Un entrepôt de ce type existe déjà en Pologne. Cette optimisation logistique pourrait aussi conduire à redessiner le maillage des plateformes et des points de vente existants au sein de Nexus France, tout en gardant à l’esprit que le commerce passe par la proximité.

Autre chantier engagé par Nexus France, celui du déploiement de réseaux de garages avec l’idée de réduire les coûts en back-office, à commencer par ce qui concerne la mise en place d’un catalogue électronique commun. On parle ici de Nexus Auto, déployé par ID Rechange, et de Technicar Services animé par Alternative Autoparts. Une grosse réflexion est en cours sur la carrosserie. Un réseau devrait apparaître dans les mois à venir. « Nous avons des choses en préparation dans le domaine de la carrosserie que nous souhaitons structuré. Aniel est très impliqué dans ces travaux ». ID Rechange a dernièrement annoncé, sans doute un peu par anticipation, la création du réseau Nexus Carrosserie. Pour rappel, Alternative Autoparts est déjà actif dans la distribution de peinture au travers d’un accord passé avec Centaure. Mais une autre étape souhaite être franchie.

Mieux performer sur le PL

Le groupement français souhaite accélérer au niveau de l’activité poids lourds. Il est aujourd’hui très peu actif dans le domaine bien que ce segment de marché représente 20 % de son activité globale au niveau mondial. En France, l’activité se résume à un partenariat entre CAP’VI et ID Rechange. L’ambition est de fédérer de vraies structures spécialisées en attente de support stratégique dans le domaine du marketing et du sourcing en pièces équipementières. « Il y a des indépendants ou des groupements actuellement en place dans d’autres organisations qui pourraient nous rejoindre de façon intéressante. Nous sommes en discussion », indique Philippe Guyot.

L’organisation se donne encore deux ans pour recruter de nouveaux adhérents et atteindre un chiffre d’affaires consolidé d’un milliard d’euros, contre 0,8 aujourd’hui. Les nouvelles recrues pourront, en fonction de leur taille, rejoindre un membre (jusqu’à 20 millions d’euros de chiffre d’affaires) ou être directement rattachés à Nexus France, l’actionnariat reste ouvert. Les discussions et les intérêts seraient nombreux.

* Alternative Autoparts, Aniel, Apprau, ID Rechange, Exadis et Mannes. L’ensemble représente 338 entreprises, 36 plateformes, 47 centres techniques pour une chiffre d’affaires de 800 millions d’euros.

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