Oscaro, derrière le site…

Fabio CROCCO

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Oscaro a exceptionnellement ouvert ses portes à la presse pour montrer l’envers du décor de son site internet et son organisation logistique. Un travail d’épicier millimétré qui mobilise 300 personnes et où l’optimisation garantit la profitabilité.

Mardi 8 septembre, Oscaro a exceptionnellement ouvert les portes à la presse de l’un de ses deux centres logistiques, celui de Cergy, dans le Val-d’Oise. Jusque-là très discret sur sa « mayonnaise » interne, le leader de la vente en ligne de pièces détachées automobiles, à la conquête de l’Europe, témoigne avec cette ouverture de la robustesse de son modèle et de son outil industriel, mais aussi de son professionnalisme en tant qu’acteur fort du e-commerce, qui n’a rien de virtuel.

Plus qu’un site web de vente, Oscaro est avant tout un logisticien. La moitié de ses salariés (300) est en effet destinée à réceptionner des pièces, à les stocker temporairement, à les réexpédier, voire à les reprendre.

L’entreprise possède deux centres logistiques, l’un de 13 000 m2 situé à Argenteuil, l’autre de 22 000 m2 basé à Cergy et créé en 2016. Chacun d’eux emploie 150 salariés en moyenne. Les ressources humaines varient en fonction des jours et des mois, selon les fluctuations de l’activité.

Le modèle de fonctionnement d’Oscaro se base sur le « cross-docking », qui représente 75 % de son activité. L’entreprise ne stocke que 25 % de ce qu’elle livre, soit 2 000 références de forte rotation (200 000 pièces) sur le million que propose en ligne le site. Autrement dit, elle passe toutes les deux heures commande auprès de ses fournisseurs, attend d’être livrée dans l’une de ses deux plates-formes logistiques, rassemble les produits d’une même commande dans un même colis avant de l’expédier au client final via l’une des entreprises de messagerie partenaires, dont Chronopost et Mondial Relay (choisie par l’internaute). Le cycle prend entre trois et cinq jours. Il demande de nombreuses manipulations et un peu d’automatisme. Seule la phase de fermeture des cartons (85 % d’entre eux) et de leur étiquetage est réellement mécanisée, si l’on exclut les deux kilomètres du convoyeur intelligent. Un travail d’épicier avec comme colis type : trois pièces d’une valeur totale de 75 euros.

On imagine le coût d’une telle gymnastique et son impact sur la profitabilité de l’entreprise, qui avoue réfléchir à développer le « drop shipping » (livraison directe du fournisseur au client final), déjà opérationnel pour le pneumatique (1 % des ventes d’Oscaro) et les attelages. Cergy, qui travaille cinq jours sur sept, expédie 10 000 colis par jour (20 000 colis par jour pour le site d’Argenteuil, qui traite essentiellement des commandes unitaires).

Racheté fin 2018 par PHE (maison mère d’Autodistribution), Oscaro se fournit désormais à hauteur de 33 % sur les plates-formes du groupe (ACR, Doyen…). Ses autres sources d’approvisionnement sont les équipementiers en direct (33 %), aux conditions de PHE, et d’autres fournisseurs sous accords spécifiques. Au total, Oscaro collabore avec une centaine de fournisseurs pour 60 livraisons par jour.

Article complet à découvrir dans le prochain magazine Décision Atelier (n° 154 d’octobre 2020).

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