Peugeot Motocycles : entre tradition et modernité

Peugeot Motocycles : entre tradition et modernité

Peugeot Motocycles : entre tradition et modernité

Depuis 123 ans maintenant, Peugeot Motocycles maîtrise les « nouvelles mobilités ». En 2021, la marque change d’identité visuelle et fait évoluer ses gammes tout en restant fidèle son ADN.

« La priorité de Peugeot Motocycles est d’accompagner les mutations de la vie et du paysage urbain en proposant une large gamme de véhicules adaptée à tous les publics et à toutes les contraintes », indiquait en guide de manifeste la marque en février dernier lors de son changement d’identité visuelle. Marque dédiée à l’univers deux (ou trois) roues motorisés, Peugeot Motocycles, arbore désormais – comme les Automobiles Peugeot – le nouveau blason à la tête de lion néo-rétro. Pour mémoire, fondée en 1898, l’entreprise n’est plus depuis 2019 une filiale de l’ex-Groupe PSA mais est détenue par le groupe automobile indien Mahindra. Néanmoins, son siège social est toujours basé dans le Doubs, à Mandeure, où une partie de la gamme est également produite.

Outre la modernisation de l’identité visuelle, la période 2020-2021 a été marquée par le renouvellement profond d’une partie du catalogue, avec des modèles accessibles au plus grand nombre ou davantage orientés B to B, notamment pour les services de livraison, les opérateurs de véhicules partagés ou même plus simplement à destination des cadres qui préfèrent un scooter à un véhicule de fonction pour évoluer en milieu urbain.

« Dans les villes, le deux-roues motorisé est de plus en plus nécessaire », observe Constantino Sambuy, le directeur général de la marque. Celle-ci ne cache d’ailleurs plus ses ambitions premium. En témoigne l’agrandissement au printemps de la famille Métropolis, un 400 cm3 accessible avec le permis B et sept heures de formation car « avec ses trois roues il entre dans la même catégorie que les 125 cm3 », rappelle la constructeur.

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Le Métropolis SW est tout indiqué pour la cible B to B. © Peugeot Motocycles

Suivant la structure de gamme et les appellations propres aux véhicules Peugeot, empruntant même des éléments de design qui ont fait le succès des automobiles du Lion – calandre flottante, crocs à LED à l’avant, griffes dans les feux arrières, poste de pilotage i-Connect en clin d’œil au fameux i-Cockpit – les nouveaux Métropolis GT et SW ont chacun leur philosophie. « Le Métropolis GT est plus typé sportif avec des détails esthétiques distinctifs tandis que le Métropolis SW créé la différence sur le marché en offrant jusqu’à 72 litres de chargement avec son double coffre », indique Constantino Sambuy. Commercialisés aux alentours de 10 000 euros, ces trois-roues se battent dans un marché attentif à la nouveauté. « L’Europe représente aujourd’hui le plus gros marché des scooters trois-roues, emmené par quatre pays : France, Allemagne, Italie et Espagne. L’Hexagone représente à lui seul plus de 50 % des ventes européennes de trois-roues », rappelle Peugeot Motocycles.

Électrification nécessaire

À l’opposé de la gamme, le modèle Kisbee, vendu aux alentours de 2 000 euros, « demeure le point d’entrée dans la marque pour les particuliers et les professionnels. Il est à la fois le 50 cm3 le plus vendu en France et la deuxième meilleure vente du marché européen, tous segments confondus », se réjouit Peugeot Motocycles. En B to B, ce modèle est notamment prisé des sociétés de livraisons car il est facilement adaptable à leurs besoins. Positionné légèrement au-dessus, le Tweet, disponible en 50 ou 125 cm3 est lui aussi un compagnon idéal des flottes. « Il s’agit de notre gamme d’attaque pour les entreprises, notamment les services postaux », nous glisse-t-on.

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Le Kisbee est la porte d’entrée dans la gamme. © Peugeot Motocycles

S’ils ont d’indéniables qualités pour se faufiler en ville et rendre bien des services à leurs possesseurs, ces véhicules pourraient se voir opposer un défaut à l’heure où la transition écologique est sur toutes les lèvres : leur motorisation thermique. Pour mémoire, comme les automobiles, mais selon un calendrier qui leur est propre, les deux-roues sont également soumis au respect des normes de dépollution Euro… et de gros efforts ont été effectués ces dernières années pour limiter les rejets de gaz d’échappement et de polluants (moins de monoxyde de carbone, d’oxydes d’azotes, de particules, etc.) mais aussi de bruit.

« Chaque fois qu’on touche à la réglementation, il y a un bouleversement dans la gamme des produits. On fait de gros efforts pour s’adapter et répondre à tous les défis, mais cela prend en moyenne trois ans pour développer un véhicule. Il faut aussi du temps pour répondre industriellement », développe Constantino Sambuy qui rappelle que la norme Euro 5 est entrée en application le 1er janvier 2021 tandis que la suivante est attendue à l’horizon 2024. « Aujourd’hui, il y a beaucoup de débats sur l’avenir du thermique. Mais en réalité, il n’y a pas de doutes sur l’électrification à venir des véhicules. Même si les coûts et l’infrastructure électrique font de l’électrique une solution qui ne convient pas à tous », confesse le directeur général. « Il y a d’une part la problématique des coûts à l’achat et la problématique de la recharge ou du changement des batteries. Pour certains publics B to B, il y a de gros avantages à passer à l’électrique mais ce n’est pas possible pour d’autres en raison du kilométrage parcouru ou de la durée d’utilisation quotidienne », ajoute-t’il. En matière de mobilité électrique, Peugeot Motocycles a toutefois un coup d’avance avec l’introduction récente du petit e-Ludix dans sa gamme. Un 50 cm3 développé en coopération avec Bosh et doté de batteries amovibles.

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