Pourquoi le SUV américain Fisker Ocean a plus de chances que ses concurrents électriques chinois ?

Pourquoi le SUV américain Fisker Ocean a plus de chances que ses concurrents électriques chinois ?

Henrik Fisker est présent au Mondial de l'Automobile de Paris pour présenter son SUV 100 % électrique.

Exposé sur le stand d’Agilauto avec lequel il a noué un partenariat de location, le SUV 100 % électrique sera visible au Mondial de l'Automobile jusqu’au 23 octobre prochain. Son fondateur, Henrik Fisker vante les mérites de son bolide et se montre confiant quant à son implantation en Europe, mais aussi face à la concurrente.

Contrairement aux nombreux constructeurs qui ont boudé l’édition 2022 du Mondial de l'Automobile, Henrik Fisker n’imaginait pas manquer ce rendez-vous. Le chef d’affaires voit donc ces absences comme une aubaine, laissant davantage de visibilité à son SUV. Sans les Européens, la bataille continue donc face à la concurrence chinoise, très présente Porte de Versailles. Avec une technologie électrique, difficile de se démarquer de la tendance actuelle, mais pour Henrik Fisker, les arguments de son véhicule ne manquent pas : « Son design est son premier atout. De plus, notre volonté était de créer une voiture aussi verte que possible, afin de changer le regard de la société sur la voiture en général, jugée polluante. C’est pourquoi nous avons utilisé 50 kg de matériaux biodégradables et recyclés, notamment à partir d’objets plastiques qui polluent les océans. La totalité de l’habitacle est vegan, nous n’utilisons aucun cuir animal. Enfin, le véhicule est équipé d’un toit solaire qui permet de gagner 3 000 kilomètres d’autonomie gratuitement par an. La durabilité était une part majeure de ce projet et il ne s’agissait pas de vendre une voiture de plus sur le marché. Cela démontre bien notre philosophie en tant que marque au sein de la société ».

Une production programmée

Contrairement aux constructeurs chinois qui produisent localement, Henrik Fisker a fait le choix de fabriquer son SUV avec son partenaire Magna Steyr en Autriche, dans une usine neutre en carbone. Cette implantation centrale lui permettra de rayonner plus facilement en Europe. Le début de la production sera lancé le 17 novembre prochain et les premières livraisons interviendront au premier trimestre 2023. Confiant ? Henrik Fisker semble l’être au regard des 61 000 commandes enregistrées sur les six marchés ciblés, dont l’Hexagone. Celui-ci est d’ailleurs perçu comme un territoire à fort potentiel. « Nous utilisons Ocean pour construire et installer la marque, mais notre autre véhicule baptisé le Pear sera à mon sens plus apprécié des clients européens de par son prix et sa taille », poursuit-il. La marque Fisker table sur une capacité de production de l'ordre de 50 000 unités en 2023 et prévoit également de s’implanter en Chine sur le même exercice.

Renoncer au schéma de la distribution traditionnelle

Pour la commercialisation, une fois de plus l’Américain a encore opté pour la singularité. Alors que son concurrent chinois BYD annonçait hier sa collaboration avec Cosmobilis (qui intègre BYmyCar), Henrik Fisker va implanter plusieurs centres de services en France dédiés à la partie après-vente et à la livraison. Un service de jockeys permettra d’acheminer les véhicules depuis le domicile des clients jusqu’aux sites, tandis qu’un service mobile Fisker déploiera également des techniciens de la marque chez les clients. En plus d’un showroom d’exposition à Paris, deux centres verront le jour l’année prochaine en dehors de la capitale. La marque va commencer sa campagne de communication en Europe l’année prochaine : « Je pense que la meilleure publicité est d’avoir de très bons véhicules et de les voir sur les routes. Il y a quelques années, personne ne savait qui était Tesla. Il n’a fait aucune publicité mais quand les clients ont commencé à voir ses voitures rouler, ils s’y sont intéressés ». Les ventes se feront exclusivement en ligne pour diminuer les coûts de distribution, plus conséquents via un réseau de distributeurs classique. « De cette façon nous pouvons proposer des prix plus raisonnables. Si nous devions passer par des intermédiaires comme des concessionnaires, le prix de vente par unité serait de 10 000 à 15 000 euros supplémentaires. C’est une somme conséquente surtout lorsqu’on sait qu’un automobiliste change en moyenne de voiture tous les trois ans », assure le dirigeant. Pour mémoire, la grille tarifaire de l’Ocean s’échelonne entre 41 900 et 69 950 euros.

Un habitacle bien pensé

Destiné à un usage familial et comme un espace de vie, le SUV se démarque esthétiquement et en termes d’équipements. Par exemple, il est équipé de trois parties vitrées coulissantes sur chaque flanc. La dernière, logiquement plus petite, a été conçue pour permettre aux animaux situés dans le coffre de recevoir de l’air. Cet espace intègre d'ailleurs des prises permettant d'alimenter divers objets comme une glacière lors de voyages. Par ailleurs, les designers ont également supprimé la boîte à gants au profit d’une tablette rétractable horizontale. De même, l’espace de rangement situé au bout de la colonne centrale contient une tablette semblable à celle que l’on trouve dans les avions. Celle-ci se déploie et pivote afin d’accueillir un ordinateur ou un repas. Enfin, au centre du tableau de bord, l’écran central de 17,1 pouces pivote électriquement à 90 degrés.

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