Présidentielle 2022 : en quoi roulent les candidats ?

Présidentielle 2022 : en quoi roulent les candidats ?

© Picclick

Ils sont douze à briguer la (p)résidence de l’Elysée. Quatre femmes et huit hommes qui, comme le veut l’usage, ont rendu leurs déclarations de patrimoine auprès de la Haute Autorité. L’occasion de découvrir quels véhicules se cachent dans les garages des prétendants au titre de chef (ou cheffe) d’État.

Au nom de la transparence due à leurs futurs concitoyens, les candidats à l’élection présidentielle de 2022 ont dû déposer une déclaration de situation patrimoniale et d’intérêts/d’activités. Celles-ci ont été reçues par le Conseil constitutionnel et ont été rendues publiques mardi 8 mars sur le site internet de la Haute Autorité. Quinze jours avant le premier tour de l’élection, petit tour d’horizon des véhicules que possèdent (ou non) celles et ceux qui espèrent, le 24 avril prochain, devenir le 26e président (ou la 25e présidente) de la République française.

Ceux qui roulent en Françaises

Nathalie Arthaud 

La candidate de Lutte ouvrière avance posséder une Citroën C3 achetée en 2006 pour 14 500 euros et qui n’en vaut aujourd’hui plus que 3 500 euros.

Valérie Pécresse

La plus riche des candidats, avec un patrimoine s’élevant à 9,7 millions d’euros, assure détenir un magnifique Citroën C4 acquis en 2007 pour la modique somme de 30 000 euros – aujourd’hui, il n’en vaudrait plus que 5 000.

Philippe Poutou

Le candidat ouvrier, au chômage depuis son licenciement de l'usine Ford de Blanquefort (Gironde) en septembre 2021, révèle avoir acheté un Peugeot 308 SW Allure en 2020. Un véhicule qui valait 26 900 euros au catalogue et qui ne lui a coûté que 15 000 euros après aides diverses. Son carrosse vaudrait aujourd’hui 22 500 euros à l’argus selon le site La Centrale.

Nicolas Dupont-Aignan

Le représentant de Debout la France ! a lui aussi cédé au Lion, vadrouillant en Peugeot 308 CC, modèle de 2007 acheté d’occasion en 2018 pour 7 500 euros. Valeur actuelle annoncée : 5 000 euros.

Ceux qui roulent en marques étrangères

Fabien Roussel 

L’homme qui aime les steaks et le Parti communiste serait l’heureux détenteur d’une Smart Fortwo de 2001 achetée en 2021 pour 2 500 euros. Une citadine allemande produite à l’Est qui vaudrait dorénavant 2 000 euros.

Jean Lassalle

Pour parcourir les routes parfois accidentées de son cher département des Pyrénées-Atlantiques, le berger Béarnais et ancien maire de Lourdios-Ichère prend le volant d’un fourgon Fiat Doblo Cargo acquis en 2011 pour 19 000 euros, maintenant décoté à 1 200 euros. Pour compenser cette infidélité automobile avec un véhicule de marque italienne, le jovial chauvin possède également une Citroën C3 achetée en 2020 à 1 900 euros. Valeur actuelle de la citadine aux chevrons : 1 500 euros.

Yannick Jadot

L’écologiste suit ses convictions en matière de mobilité décarbonée en chevauchant un scooter électrique Efun Rider 5000W 125 acheté en 2019 pour 5 939 euros – aujourd’hui évalué à 4 000 euros et délivrant une autonomie de 100 km selon sa fiche technique. De quoi opérer des trajets propres, certes, mais pas made in France puisque la marque Efun est chinoise. Dommage…

Sur sept véhicules déclarés, seuls quatre sont des voitures de marque française. 

Ceux qui, apparemment, circulent à pied…

Marine Le Pen, Eric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon

Rien. Nada. Wallou. Voilà ce qu’on trouve en face de la case « véhicules à moteur » sur les déclarations du trio. Comptabilisant à eux trois 6,8 millions d’euros (4,2 pour le candidat d’extrême droite, propriétaire ou copropriétaire de cinq appartements à Paris ; 1,2 pour la présidente du RN ; 1,4 pour le représentant de la France insoumise), on imagine donc aisément qu’ils ont largement le budget de se payer un VTC lors de leurs déplacements de campagne…

Anne Hidalgo

Ce n’est pas très étonnant de la part de la maire de Paris, chantre de la mobilité verte et d’une politique anti-voiture poussée, pour ne pas dire agressive. Il faut toutefois préciser que les véhicules possédés sous forme d’une location en cours et qui ne sont pas acquis définitivement n’ont pas à être mentionnés...

Emmanuel Macron 

Celui qui ambitionne un second quinquennat sous les ors du Palais de l’Elysée déclare ne posséder aucun véhicule à moteur. En même temps, le chef de l’État actuel n’en a pas vraiment besoin. Pour ses déplacements officiels, on a ainsi pu le voir assis à l’arrière d’un Renault Espace, d’un Peugeot 5008 et d’une DS7 Crossback. La marque de luxe française a d’ailleurs conçu une nouvelle version de son SUV spécialement pour le président de la République, avec un empattement allongé. Qui plus est, l’actuel locataire de l’Elysée aurait un prêt pour travaux sur le dos avec plus de 120 000 euros encore à rembourser – bien que dans la catégorie bien immobilier, la notion de « néant » ait été déclarée.

Nous vous recommandons

Comment La Poste accélère le verdissement de sa flotte de véhicules ?

Comment La Poste accélère le verdissement de sa flotte de véhicules ?

Confirmant viser le zéro émission nette de gaz à effet de serre en 2030, La Poste renforce ses efforts pour atteindre son but, en doublant le nombre de ses véhicules électriques d’ici à 2025 et en décarbonant le transport moyenne et...

Geodis transporteur officiel de la Coupe du monde de rugby en France en 2023

Geodis transporteur officiel de la Coupe du monde de rugby en France en 2023

Un attelage Toyota, Air Liquide et CaetanoBus sur la mobilité hydrogène

Un attelage Toyota, Air Liquide et CaetanoBus sur la mobilité hydrogène

Drive to Zero : les professionnels de la mobilité décarbonée ont rendez-vous au Grand Palais Éphémère les 6, 7 et 8 avril 2023

Drive to Zero : les professionnels de la mobilité décarbonée ont rendez-vous au Grand Palais Éphémère les 6, 7 et 8 avril 2023

Plus d'articles