Présidentielle 2022 - Warm'up : Les candidats présentent leur vision de l'automobile et des mobilités

Leslie Auzèmery
Présidentielle 2022 - Warm'up : Les candidats présentent leur vision de l'automobile et des mobilités

© Auto-infos.fr

Les candidats à la présidentielle 2022 ont fait face lundi 14 mars aux acteurs de la filière pour détailler leur vision future de l'automobile et des mobilités. Toute la rédaction de votre média s'est mobilisée pour vous faire vivre cet évènement en direct. Retrouvez les prises de position des neuf candidats ayant répondu à l'invitation dans le fil ci-dessous. 

17H : Éric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis et représentant de Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise

  • Déclarations d'Éric Coquerel :

"La question du secteur de l'industrie automobile en France (1 630 entreprises, 212 000 salariés), est à la croisée de plusieurs chemins et nécessité. Nécessité en termes de transition écologique, d'industrie et d'emploi. Le droit à la mobilité est un droit absolument fondamental. Mais le système des transports tel qu'il est aujourd'hui ne répond pas efficacement aux problématiques citées".

"Nous estimons qu'il y a un manque d'alternatives crédibles de transports en commun (c'est-à-dire de manière sûre, ponctuelle et confortable sur l'ensemble du territoire) pour contrer le recours à la voiture individuelle et il s'agit d'en diminuer le recours."

En matière d'électrification : "la décarbonation du secteur automobile ne doit pas conduire à un séparatisme social et ne sera pas sans accompagnement des foyers modestes".

"Nous sommes pour la création d'un Commissariat à la planification écologique s'appuyant sur les pôles de compétitivité ".

Concernant les zones à faibles émissions (ZFE-m), à La France Insoumise, "nous sommes pour mettre fin aux ZFE dans leur configuration actuelles car ce dispositif est discriminatoire sur le plan social" et en parallèle, "nous sommes pour favoriser en lien avec les collectivités, le covoiturage, l'autopartage."

"Nous souhaitons initier un service public de bornes de recharge pour véhicules électriques et faciliter le transfert des emplois du secteur automobile vers le numérique et le recyclage des batteries. Cela passe par la création de formations professionnelles et diplômantes."

  • Eric Coquerel répond aux questions :

Sur les SUV, leur poids, leurs consommations et leurs émissions : "Les SUV sont les véhicules les plus vendus en France mais ce sont des véhicules lourds et il faudrait les pénaliser davantage." Faut-il mettre dans le même sac un Dodge Ram et un Renault Captur ? "Cette question est un peu trop technique mais il est important d'imaginer des pistes. Je considère que, pour que le secteur automobile puisse muter, il doit y avoir une réorientation et cela doit se faire en faveur des véhicules les moins polluants."

Faut-il moins d'automobile ou mieux se déplacer ? "Nous proposons des mesures qui n'envisagent pas la fin de la voiture individuelle ! Il faut aussi avoir un plan ambitieux (200 Mds €) pour relancer le développement du fret ferroviaire au détriment du transport routier. "

Comme certains autres candidats, est-ce que La France Insoumise est favorable à la baisse des impôts de production ? "Nous sommes contre la baisse des impôts de production. La solution n’est pas de baisser les recettes de l’État qui a besoin de cet argent pour développer les autres aspects de la mobilité." [...] "Il faut arrêter de délocaliser des secteurs entiers de sous-traitants"

Faut-il maintenir les aides à l'achat de véhicules peu polluants ? "Il faut mettre en place des aides proportionnelles aux revenus des ménages pour conjuguer conversion énergétique et justice sociale. Mieux vaut des aides ciblées et être sur une politique de la demande qui s'appuie sur un État stratège pour relancer la consommation des Français."

"Le boom des VO de plus de 15 ans : c'est le problème du pouvoir d'achat. C'est la double peine pour les Français qui voient leur pouvoir d'achat se réduire et ils ne peuvent pas se passer de véhicule ni s'offrir un véhicule neuf."

"L'objectif politique que l'on se donne c'est que chacun puisse changer de véhicule pour un moins polluant sans que cela l'étrangle financièrement".

"Nous ne sommes pas pour la solution 100% électrique : il y a différentes pistes pour l'avenir. La piste de l'hydrogène décarboné est par exemple prometteuse."

16H : Jean Lassalle, député - Résistons !

  • Déclarations de Jean Lassalle :

"La France a été l'un des grand pays de l'automobile, l'époque où on avait encore foi en l'avenir. A une époque où l’on avait des génies comme André Citroën."

"Sur la formation pro et la qualification il faut un effort massif. Il faut aider à la reconversion des entreprises et salariés qui oeuvrent dans le domaine du diesel et de l'essence dont on a toujours besoin !"

"Continuer à travailler l'essence et le diesel on en a besoin. C'est pas parce qu'on a fait un lavage de cerveau au monde entier qu'on en a pas besoin".

"Les transports en commun sont plus écologiques mais le problème, c'est qu'on les attend longtemps"

"Je pensais que nous allions être frappés par une grande crise de stupidité depuis une trentaine d'année mais descendre aussi bas je ne pouvais pas l'imaginer. Parque que quand vous êtes n°1 et les seuls à proposer de nouvelles idées en les mettant en application".

  • Jean Lassalle répond aux questions :

Sur le 90km/h : "Je suis un amoureux de la France pays qui a la capacité de se relever de tout. Je veux remettre le travail à la mode. Je suis le seul candidat a avoir du repasser son permis de conduire. Je suis  favorable au retour aux 90 km/h. Nous n'entretenons pas nos routes malheureusement".

Sur le permis à points : "Nous sommes pour l'arrêt du permis à points, une supercherie. Mail il faut punir ceux qui ont des conduites dangereuses. Je suis ébahi par les progrès des constructeurs en termes d’équipements de sécurité des véhicules : aujourd'hui on peut avoir un accident et l voiture en miettes on peut s'en sortir sans trop de blessures".

Sur le véhicule électrique : "La politique rurale hostile à l'électrification : c'est une vue de l'esprit !"

Sur la filière automobile : "Si je suis élu, mon premier dossier automobile, ce sera de réunir les organismes de la profession. Il faut relancer l'industrie automobile en France. Je veux miser fortement sur la recherche de façon à trouver l'énergie de demain car le pétrole est une source de guerre."

Sur les énergies : "Nous n'avons pas encore trouvé l'énergie dont nous avons besoin. Je veux miser sur la recherche pour trouver l'énergie de demain. Faites en sorte que nos compatriotes et d'autres à travers le monde puissent à travers une politique de bon sens avoir des voitures, les vendre et faire de l'argent avec. Je fais de cette affaire une priorité au même titre que l'agriculture et l'artisanat".

Sur les ZFE : "Les ZFeutre ? c'est quoi ça ? Sur les ZFE : C'est certainement bien mais quand je vois le résultat à Paris... Je ne suis pas bien placé dans les sondages mais moi au moins je sais pourquoi. Regarder ce que les parisiens ce qu'ils en pensent".

Sur l'industrie : "On peut reconstruire de magnifiques autobus et de beaux camions on peut même reconstruire des tracteurs vous savez le faire pourquoi se passer de vous. acheter des véhicules américains n'est pas une fatalité."

En conclusion : "Je crois à la France du bon sens, celle qui est authentique et qui sait faire des automobiles."

Jacques Baudrier,  conseiller transports du candidat du PCF Fabien Roussel

Véhicules électriques : "maintien du plan des 100 000 bornes de recharge ouvertes au public. électrification jouera un rôle dominant mais nous contestons le fait qu'il n'y ait qu'un seul chemin pour y accéder. dépendance au lithium va devenir un problème. Nous restons ouverts à la science et prompts à tester des énergies/solutions différentes."

"Sur le prix des carburants, le "cadeau" du Gouvernement nous semble limité car seulement renoncement à ses marges. Avec les prix des carburants, on crée une discrimination sociale sur la mobilité. Cela ne permet pas aux Français d'exercer leur droit à la mobilité, c'est une discrimination sociale. Fabien Roussel propose un blocage des prix des carburants à 1,70 euros le litre."

"Notre vision de la mobilité doit considérer le climat. Nous nous inscrivons dans cette logique. Une démobilité importante serait discriminante.

"Il y a une capacité de substitution importante qui doit être encouragée le plus souvent. Pour le reste il faut des automobiles, moins lourdes et avec une transition vers des énergies moins carbonées. En ayant conscience que l'automobile restera un mode de déplacement dominant et essentiel dans la vie des Français. Droit fondamental que de se déplacer mais le faire sans polluer."

"La gauche n'est pas anti-automobile. Comment décarboner les transports ?  En substituant tant que possible aux énergies fossiles, en se tournant vers d’autres modes de transport comme le vélo, les transports en commun. Nous ne sommes pas en train de dire qu’il faut supprimer l’automobile. Nous portons trois mesures : gratuité des transports publics,  capacité de se déplacer facilement en vélo et accès au permis de conduire gratuit pour les moins de 25 ans."

"Sur les ZFE, nous sommes favorables mais pas sans quelles soient accompagner par des mesures qui permettent à tous d'exercer leur droit à la mobilité. Le système d'aide actuellement en place est insuffisant pour deux raisons : elles sont trop faibles - nous proposons 10 000 euros de prime à la conversion - et sur des critères de sélection bien trop élevés. Ca a un coût important mais c'est une façon réaliste de faire évoluer le parc tout en le rendant plus acceptable. Cela permettra aux plus jeunes et aux plus démunis d'acquérir un véhicule moins polluant et de renouveler le parc roulant tout en augmentant la qualité de l'air."

"Pour la qualité de l'air, il n'y a pas que les moteurs et Crit'Air. La norme Euro7 doit imposer des systèmes d'aspiration de particules de freinage et les rendre obligatoires sur le véhicule neuf. Pour un surcoût de l'ordre de 150 euros par véhicule, cela peut sauver des milliers de vies. Nous sommes seuls à lancer cet appel".

"Tout cela est englober dans un plan pour le climat soutenu par Fabien Roussel. Il faut y aller fort et il proposer de respecter les recommandation du GIEC qui dit d'investir 6 % di PIB pour le climat contre 2 % actuellement. Il faut près de 100 milliards d'investissements en plus chaque année tous secteurs confondus, dont 5 milliards pour l'automobile. Baisser de 30 % le prix du train pour qu'il soit plus compétitif et investir aussi sur le vélo. On est parmi les derniers en Europe pour le réseau cyclable, alors que nous sommes le pays du Tour de France. On souhaite créer un réseau vélo de 100 000 km. C'est l'investissement le plus rentable pour la santé publique"

"On peut tout à fait financer l'équipement de la France en matière de réseau de transport public. Cela concerne aussi l'équipement en bornes électriques du pays en augmentant le crédit d'impôt pour les bornes de recharge. On veut aussi durcir les critères de la LOM et demander aux entreprises d'arriver à 100 % de renouvellement de la flotte en électrique à l'horizon 2030."

  • Jacques Baudrier répond aux questions :

Sur la mobilité  : "Le but est le droit à la mobilité pour tous mais une mobilité moins carbonée."

Sur les énergies : "Ce n'est pas nucléaire contre renouvelables mais les deux. Il faut viser 745 TeraW (scénario RTE)."

Sur l'industrie et les emplois de la filière automobile : "Dans nos 165 milliards d'investissements publics un volume important pour accompagner l'automobile, de l'aide à l'activité pour l'ensemble de la filière. Notre débat est beaucoup trop parisien. Il faut démétropoliser la France : en province dans les zones moins urbaines, l'automobile reste indispensable. Si on offre un droit à la mobilité avec le permis gratuit cela permettra de générer de l'activité par exemple. Nous nous inscrivons aussi dans une logique de réindustrialisation du pays. Il faut aussi plus d'usines, une stratégie d'augmentation industrielle globale."

15H - Jean-Philippe Tanguy pour Marine Le Pen - Rassemblement National

Jean-Philippe Tanguy, directeur de campagne adjoint, prend la parole pour Marine Le Pen du parti Rassemblement National.

  • Déclarations de Jean-Philippe Tanguy :

"Le secteur automobile pour Marine Le Pen est particulièrement important à ses yeux. Elle a bien conscience de vos difficultés et nous sommes déterminer à vous aider et à repartir de plus belle."

"Il y a plusieurs points communs entre l'industrie automobile et les idéaux de Marine Le Pen."

"Nous avons de projets pour l'industrie en France. Nous pensons que l'industrie est un fondamentale, indispensable à la puissance économique d'un pays."

"L'automobile est un extraordinaire moyen de liberté et d'émancipation. Elle a ouvert des perspective de mobilité pour tous les Français pendant les 30 glorieuses et depuis lors. Nous pensons que la voiture ne doit plus être diabolisée mais valorisée."

"Il est absolument scandaleux après deux ans de pandémie de faire croire qu'être libre peut être un danger pour l'environnement."

"Nous pensons que la transition énergétique est une chance, nous faisons confiance à la science et à l'industrie".

"On a dévoyé l'automobile dans une fiscalité punitive et culpabilisatrice. Une telle fiscalité envoie un signal désastreux à l'automobile et contraint la demande. Le Gouvernement ont harcelé les automobiliste en étant laxiste avec les vrais délinquants de la route tout ça pour faire entrer de l'argent dans les caisse. 

"Le projet des ZFE est la création de zones de non droit. Marine Le Pen supprimera les ZFE car l'écologie doit se faire par l'incitation."

"Nous allons vous aider à produire à nouveau en France. Suppression de la cotisation foncière des entreprises. Résorber les déficits commerciaux "auto" en un ou deux mandats.

"Nous reverrons la stratégie européenne en remettant à plat les souhaits technologiques soutenus par l'UE. Pour le mix-énergétique, nous allons trop rapidement vers l'électrification systématique des véhicules. Ne sacrifions pas le thermique sinon la voiture deviendra un produit de luxe très rapidement. L'électrification est portée par les subventions publiques mais ne pourra subventionner 100 % du parc. L'éventail de technologie passe avant tout par l'hybride qui permet d'offrir une solution bien moins cher notamment pour les territoires ruraux. Les bio-carburants aussi via un prêt de 1 000 euros pour le bioéthanol. Marine Le Pen a été l'une des première femmes à venter les mérites de l'hydrogène. Nous pouvons aller de l'avant dans cette technologie surtout si elle est allié aux trois autres technologie précitées."

"Nous voulons que l'Etat soit un état stratège pour accompagner l'industrie. Il n'y aura pas d'avenir pour l'industrie s'il n'y a pas de confiance en la nation et s'ils ne remarche pas main dans la main. Nous nous rendons compte aujourd'hui qu'une grande partie de l'Europe est dans les mains de pays qui ont développer leurs ressources. Il faut aujourd'hui être autonome, ce qui va demander un énorme effort économique et de formation."

  • Jean-Philippe Tanguy répond aux questions :

Sur la transition écologique et la place de l'automobile : "La transition écologique sera réussie si elle est fondée sur la science et le progrès social. Le fait de pénaliser l'usage de la voiture n'a pas empêcher les Français de se déplacer. Il faut proposer plusieurs technologies pour le bon usage, contrairement à certaines politiques qui ont pensé à la punition sans penser à l'alternative."

Sur le Fit for 55 : "L'UE prend toujours les problèmes à l'envers sans se soucier de savoir si les technologies sont opérationnel et si on met vraiment les moyens pour ces technologies. Pour nous, ce n'est pas comme ça qu'on arrivera à enrayer le réchauffement climatique. Si on considère que la transition écologique est le grand enjeu du 21eme siècle, on ne peut pas lui opposer la question sociale. Si on arrive pas par le progrès technologique et aussi par le partage des richesses, ça ne fonctionnera pas.

Sur les métaux et les terres rares : "Marine Le Pen propose la création d'une agence national de maîtrise des métaux lourds et rares qui sera ouverte aux pays européens, volontaires pour redevenir souverains et qui ont un intérêt communs à faire des filières d'approvisionnements. Nous considérons que la dépendance au lithium va poser problème. Il y a d'autres pistes à explorer, comme le sodium par exemple."

Sur l'industrie :  "La France a une image de marque et être une marque française a un avantage. Beaucoup de pays donnerait cher pour avoir la valeur de la marque France. Marine Le Pen veut libérer les énergies productives en France. La désindustrialisation de la France a été une stratégie stupide. Maintenant il faut aller de l'avant avec une politique industrielle qui donne les moyens les plus adaptés à ses industriels pour réussir."

Sur le développement du véhicule électrique et les infrastructures : "Le plan actuel de 100 000 bornes sera poursuivi. L'électrification va jouer une part dominante mais nous contestation de ne pas ouvrir à un éventail technologique. La contradiction est d'aller trop vite et donc d'aller trop cher." 

Sur les PME et les services automobiles : "Marine Le Pen veut engager dès la première année un grand ménage dans les normes en supprimant celles qui ne sont pas indispensables à la sécurité des employés soit à l'environnement. Nous interdirons aussi l'importation de produits qui ne respectent pas les normes. Si on fait jouer nos PME avec les mains attachées quand la Chine fait ce qu'elle veut, elles ne vont pas résister. On ne peut pas sans cesse faire des normes contre les industries. Le ministère de l'industrie devra associer les filières dans l'établissement des normes."

14H - Xavier Bertrand pour Valérie Pécresse – Les Républicains

Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, représente Valérie Pécresse du parti Les Républicains.

  • Déclarations de Xavier Bertrand :

"Nous sommes dans le camp de celles et ceux qui font la promotion de l'automobile". 

"En matière d'automobile (amont et aval), Valérie Pécresse n'est pas adepte du "en même temps". Nous sommes dans le camp de ceux qui font la promotion de l'automobile, pas seulement pour sa dimension économique à l'emploi, mais aussi pour sa dimension d'objet de plaisir". 

"Il y a en France un enjeu de compétitivité. Il faut baisser les impôts de production."

"C'est dans la région des Hauts-de-France que nous avons fait le choix d'investir dans l'industrie et surtout les batteries. Il y a en France un enjeu de compétitivité de l’industrie qui doit conduire à une baisse des impôts de production. Nous sommes aussi intéressés par l’idée d’instaurer des zones franches. Le principe de "zone franche technologique" a de l'avenir".

"Il ne faudra pas attendre un siècle ou six ans pour se demander dans quelle proportion la crise en Ukraine change la donne économique. La crise ukrainienne change la donne, reste à savoir avec quelle mesure..." 

"2035, ça ne peut pas être pour le tout-électrique. L'hybride a sa place. les calendriers sont intenables pour une partie de nos concitoyens, notamment ceux des classes inférieures". 

"Il faut arrêter de considérer l'automobile et les automobilistes comme des vaches à lait. L'acceptation des mesures de transition écologique est importante. N'oublions pas les Gilets jaunes. Les ZFE, l'interdiction du diesel nous mène vers les Gilets jaunes puissance 10".

"Si on va vers des ZFE, il faut penser transfert et évolution du parc". 

"Il faut faire cette transition écologique mais il faut savoir la faire accepter. Il faut dire et préciser "qui fait quoi". C'est à l'Etat, aux pouvoirs publics de rassembler. Il faut mettre en place une nouvelle politique sur les services au sens large et la formation. Mettre en place un plan de formation professionnelle pour tous les métiers qui vont changer (vente, après-vente...) en renforçant l'alternance".

"Nous sommes dans le camp de ceux qui font la promotion de l'automobile [...] en terme de liberté mais aussi de plaisir". 

 

"Au sujet de la souveraineté nous avons besoin de revaloriser les investissements en prenant des risques et en passant des partenariats avec d’autres pays pour mettre en place une filière d’approvisionnements. »  

  • Xavier Bertrand répond aux questions :

 

Sur la transformation de la filière : "Il faut qu'on prenne de l'avance et qu'on évite de se faire distancer. Valérie Pécresse élue, la premier dossier, c'est l'amont de la filière. Il faut prendre de l'avance sur les nouvelles filières."

Sur le plan souveraineté : "Diversifier nos sources d'approvisionnement pour ne pas se trouver démunis. Nous avons toutes les raisons d'être fiers de notre industrie automobile. Innovation et réglementation, car on ne peut pas se tirer une balle dans le pied en permanence. Sécuriser les approvisionnements, nous insistons avec Valérie Pécresse. La crise ukrainienne change vraiment la donne".

Sur les énergies : "Le diesel, c'est derrière nous. On a sans doute raté une opportunité. Mais on ne peut pas aller vers le tout électrique (BEV) en faisant fi des hybrides (HEV) et des hybrides rechargeables (PHEV). Aider les foyers pauvres à changer de véhicule, via les aides, le crédit à taux zéro pour HEV, PHEV, BEV."

Sur le prix des carburants : "Avec les 15 centimes, est-ce qu'on a la garantie que tout l'argent perçu sur les augmentations sera rendu aux Français. Il faut restituer l'intégralité de l'augmentation". 

Sur la fiscalité automobile : "L'idée du matraquage fiscal sur les gros SUV : la question qui se pose n'est pas de savoir si on peut s'acheter une Porsche. Le malus au poids, c'est un truc de malade, c'est l'idéologie de ceux qui n'aiment pas la voiture". 

Sur la filière et la production : "Il ne s'agit pas seulement de fabriquer des voitures, il y a aussi les nouveaux usages et le recyclage qui sont des points importants, comme les écosystèmes avec les sous-traitants et la reconnaissance du poids de la filière aval. Il faut reconnaitre le poids des acteurs du service, jusqu’au recyclage. Il faut l’accompagnement en matière d’investissements. Je travaille avec Mobilians comme un partenaire. Je ne décide pas tout seul. L'Etat ne doit pas avoir une approche verticale et consulter les représentants de la filière automobile pour valider ou ajuster ses choix, ses mesures". 

En conclusion : "Allier mobilité et automobile ne me dérange pas mais je ne veux pas que l'on nie ce qu'est l'automobile et que la mobilité la remplace".

12H - Anne Hidalgo - Parti socialiste

Anne Hidalgo, maire de Paris et candidate à l'élection présidentielle sous l'étiquette du Parti socialiste prend la parole.

  • Déclarations d'Anne Hidalgo :

"Notre pays ne peut pas être un pays au fonctionnement low-cost ou au fonctionnement du 19e siècle !"

"Je souhaite mettre en place d’un leasing social pour les territoires ruraux. C'est-à-dire la location mensuelle d'un véhicule électrique au prix d’un thermique."

"[Une fois élue], ma première mesure sera de programmer la sortie des moteurs thermiques pour passer à l’hydrogène."

"Je consacrerai 5 milliards d'euros pour accompagner l'achat de véhicules électriques et le rétrofit."

"Je propose une baisse de la TVA à 5,5 % sur l'essence car à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Je propose également un plafonnement du prix hors taxe. Je n'oppose pas l'écologie et le social. Je n'oppose pas la fin du monde et la fin du mois".

"La transition écologique ne peut pas se faire au détriment des classes moyennes et populaires".

" Dans les propositions qui sont les miennes j'aborde cette mutation industrielle et sociale de façon pragmatique. Je propose une grande odyssée industrielle sur les mobilités. Nous devons être les leaders dans les 5 à 10 ans qui viennent sur l'électrique et l'hydrogène. Il faut ouvrir les possibilités de choix et pouvoir appuyer notre développement industriel sur cet ouverture des choix". 

  • Anne Hidalgo répond aux questions :

Aimez-vous la voiture ? "Mon papa était fou de sa voiture, il la bichonnait. Sa Citroën Ami 6, représentait la liberté et une certaine réussite sociale. Je me déplace en voiture. Je suis venu en voiture électrique [aujourd'hui] avec une petite Renault Zoe".

Concernant l'instauration des ZFE-m et de la vidéo-verbalisation "je préfère le consensus à l'affrontement. Il faut un accompagnement financier pour que les gens puissent changer de véhicule (c.f. le leasing social) et une offre de transports en commun adaptée."

"Sur la fiscalité automobile : dès lors qu'on sort de la fiscalité basé sur l'essence et ou le stationnement, d'autres sources de financement doivent venir compenser mais aussi combler une autre partie des dépenses contraintes. Dans mon projet, 50 milliards de dépenses nouvelles et 50 milliards de recettes nouvelles. Le fait de remettre le travail au cœur du projet en réindustrialisant le pays avec de la création de valeur dans une économie décarbonée. Rien que ça, c'est 10 milliards de plus de financement du budget de l'Etat. Si comme je le propose nous réorientons et que nous allons rétablir un impôts sur les grandes fortunes, faire en sorte qu'on ait un système plus juste en matière de succession... C'est une autre façon de concevoir notre économie."

"Concernant les infrastructure de recharge, je suis ultra volontariste et décentralisatrice. Ce n'est qu'en s'appuyant sur les régions et les métropoles qu'on pourra avoir un plan. La programmation doit intégrer les acteurs économiques et territoriaux."

"Il faut créer du consensus. On ne pourra pas écarter la question liée à la transition écologique qui ne peut pas peser sur les plus fragiles et la classe moyenne : 4 milliards d'euros par an serviront à accompagner la transition sociale écologique pour la mobilité mais aussi pour le bâtiment."

"La Gauche a toujours mis en place des politiques de soutien aux filières industrielles. La pire des choses est de faire ce à quoi on assiste aujourd'hui : un discours pseudo-volontariste, des secteurs qui font du lobbying pour reculer ce moment où l'on passe dans un avenir décarboné et aucune formation pour accompagner les salariés des secteurs en mutation."

"La voiture individuelle est nécessaire et indispensable pour beaucoup de Français et surtout dans les territoires ou il n'y a pas de transports en commun. C'est pour ça que je prône aussi le retour des petits lignes ferroviaires et une TVA abaissée sur les billets de train"

À propos de la fiscalité automobile et du malus écologique : "Sur les véhicules aujourd'hui concernés, ça continuera. Beaucoup de nos concitoyens ne regardent plus le véhicule individuel et thermique de la même manière que dans les années 1950". 

"Je ne suis pas dans un discours visant à dire que l'on peut se passer du véhicule individuel. L'avenir de tout ce secteur de la mobilité est de regarder son utilité et son utilité sociale. C'est en répondant aux nouveaux critères de cette population très engagée dans les questions climatiques que l'avenir du secteur est assuré."

11H - Karima Delli pour Yannick Jadot – « Faire face ! »

Karima Delli, députée européenne, s'exprime pour Yannick Jadot du parti Europe-Ecologie Les Verts.

  • Déclarations de Karima Delli :

"Nous sommes écologiques mais nous ne sommes pas pour autant contre l’automobile. Les pouvoirs publics n’ont jamais compris l’appétence des français pour la mobilité.  Le plus grand défi est celui du changement climatique alors que les transports sont responsables de 26 % des émissions polluantes. L’enjeu de la mobilité est celui de notre modèle social."

"L'automobile n'est pas juste la voiture. Il y a deux piliers : la filière et les services. Nous allons devoir sortir du thermique. L'Allemagne dit 2030 la France dit 2040. Nous allons perdre 10 ans pour devenir leader : je refuse !"

"Il faut accompagner l'industrie et ne laisser aucun salarié au bord du chemin."

"Le 21eme c'est l'intermodalité. L'industrie automobile va devoir prendre un virage mass nous avons aussi une industrie ferroviaire. Nous avons prix bcp de retard il faut relancer la mobilité du quotidien avec les TER... Mais il faut aussi aller plus loin en passant l'intermodalité : comment mettre des vélos dans les trains ? Il faut une vraie politique de vélo partout en France."

"Les plans de relance doivent être mieux conditionné. Faire des plans de relance intelligents pour l'avenir. Nous avons des propositions concrètes que nous devons tout de suite mettre en avant : il y a dans la mobilité énormément de secteurs (trains, automobile, vélo...). Réinventer la mobilité en France c'est investir. 7 milliards d'euros tout de suite pour moderniser le réseau de train. Il faut sortir du thermique d'ici 2030."

"1 000 euros par an et par salarié pour les trajets domicile travail en rendant obligatoire le forfait mobilités durables et renforcer la question du covoiturage."

"Nous mettrons en place un pass liberté climat pour tous les jeunes de moins de 25 ans qui donnera accès aux jeunes à tous les moyens de mobilité (train, covoiturage,...)."

"Nous ne sommes pas contre la voiture mais contre le tout-voiture. La voiture n'a pas régler la fracture territoriale, au contraire. Nous devons travailler sur le mix énergétique. L'électrique ne peut pas être la seule réponse. Nous avons du retard sur l'hydrogène et nous devons regarder ce que font nos collègues européens pour une vraie coordination. Il faut aussi lancer le marché du rétrofit en France, secteur créateur d'emploi et de services."

"Il faut regarder attentivement les usages pour mieux s'adapter aux demandes (essor du vélo mais aussi de la marche). Nous devons nous outiller pour nous adapter à ces nouveaux usages. Dès le mois prochain, je lancerai les assises de la mobilité pour amorcer une feuille de route nouvelle avec l'ensemble des acteurs."

"La France qui était le pays de l'automobile au 19e siècle. La France peut devenir le premier pays européen des mobilités accessibles et innovantes ; le pays de la mobilité propre, douce et de l'innovation. Quel est le plus défi que de relever le défi climatique ?"

  • Karima Delli répond aux questions :​

Sur la filière et la technologie : "L'accélération de la technologie, de la recherche et du développement n'a pas été à la hauteur. Il faut vite investir sur la question de la formation pour transformer l'industrie. Le volet digital et la gestion des données vont être des enjeux fondamentaux."

Sur le mix-énergétique et le véhicule électrique : "Il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Il faut travailler sur l'hydrogène. Là l'Europe a un enjeu fondamental avec la question des infrastructures. Sur la directive infrastructure, il faut travailler plus ensemble et sur l'interopérabilité.  Les pouvoirs publics fixent un cap et il faut créer à partir des usages des choses extraordinaires. On ne fais pas ça pour embêter le monde industriel de demander l'accélération du calendrier et des mesures mais le dérèglement climatique est là "

Sur le pass jeune liberté climat : "On ne veut pas décourager les jeunes à passer leur permis mais leur laisser le choix. Leur donner la possibilité avec le pass de covoiturer même dans les zones où la voiture apparaît comme une nécessité.

Sur l'Europe des batteries : "On a eu une alliance des batteries où les Français ont joué le jeu mais certains pays ne l'ont pas fait. Cette alliance pourra être boostée si on investit sur l'ensemble du cycle de vie de la batterie. Le problème que nous avons à l'Europe c'est le manque de coordination. On a une volonté d'avance en France et maintenant il faut renforcer la coordination au niveau européen et parler d'une seule voix."

Sur les énergies et l'inter-modalité : "Chacun d'entre nous demain créera sa propre mobilité mais encore faut-il avoir les outils. Certains pays sont déjà en avance sur cette question. Arrêtons que les secteurs entre eux soient en compétition, le train contre l'automobile. Il faut investir là où il y a de l'urgence, et c'est l'urgence climatique. Oui, la place de la voiture sera différente demain, elle s'adaptera à de nouveaux usages."

Sur la production automobile et les services : "Nous avons 40 millions de voitures en France et d'ici 2030, il y a quelque chose à faire avec ce parc. Il faut construire tout une filière du rétrofit, reconstruire très vite car les autres pays ne nous attendront pas. La feuille de route doit être claire. Souvent on dit que la voiture électrique va supprimer certains emplois mais dans le même temps nous allons crée des emplois sur un certains nombres de services. La réflexion en France doit prendre en compte tous les métiers (loueurs, stations...)." 

Sur le nucléaire et la production d'électricité : "On ne sort pas comma ça du nucléaire, il faut du temps. Yannick Jadot le dit : ce sera 20, 25 ans voire plus. En parallèle, il faut mettre un coup d'accélérateur sur la question de la sobriété avec la question de la rénovation thermique du logement, en boostant les énergies renouvelables (éolien, éolien offshore, solaire, hydraulique...) en atteignant l'objectif européen. Nous devons revenir sur la question de la dépendance énergétique. Le nucléaire coûte cher et il faut en assurer la sécurité, une question fondamentale pour demain. Il faut en sortir progressivement pour avoir un mix-énergétique où les renouvelables est une part plus importante."

En conclusion : "Nous ne sommes pas anti-voitures, nous sommes pour un autre usage de la voiture et nous devons travailler à l'intermodalité. Il n'y a pas l'écologie et la filière auto. Il y a une filière auto qui montrera à quel point la transition écologique peut se faire pour les emplois et pour le climat."

10H - Passage au pupitre de Sébastien Pilard pour Eric Zemmour -  "Reconquête !"

Audition de Sébastien Pilard, porte-parole d'Eric Zemmour, candidat pour Reconquête !

  • Déclarations de Sébastien Pilard :

"Eric Zemmour sera à vos cotés, au coeur de vos usines pour refaire de l'automobile l'un des fleurons de l'industrie française"

"Nous nous dirigeons de plus en plus vers une mobilité à deux vitesses. Sous couvert de lutte contre la pollution il s'agit purement et simplement d'un péage qui ne dit pas son nom. On peut accéder à ces zones à condition d'avoir les moyens. Nous supprimerons donc les ZFE et rétablirons les 50 km/h en ville et les 90 km/h sur les réseaux secondaires. De même, nous prévoyons un allongement du contrôle technique de 2 à 3 ans et nous en dispenserons les deux-roues motorisés."

"Ne plus matraquer ni harceler le conducteur français en abolissant le permis à points."

"Nous créerons une prime zéro charge pour que les chefs d'entreprise accordent une prime (jusqu'à 3 mois de salaires) sans charge. Notre objectif : enrichir le travailleur sans affaiblir l'entreprise."

"Le "Grand ministère de l'industrie" que nous entendons créer permettra de rapprocher les formations des besoins des entreprises."

"Nous défendrons la neutralité technologique pour accorder au secteur automobile stabilité et visibilité dans ses investissements."

"A trop vouloir diriger vers l'électrique nous sommes sur le point de détruire un outil puissant remarquable : personne ne peut prévoir le futur technologique d'une industrie."

"Nous baisserons de 30 milliards d'euros les impôts de production et nous créerons des zones franches où il n'y aura pas d'impôt de production et d'impôt sur les sociétés pendant 5 ans pour les entreprises qui s'installeraient dans ces zones."

"Le secteur est en train de se métamorphoser et cela impactera la mobilité qui doit rester une liberté pour tous."

"Les industriels ne veulent pas d'aides, ils ne demandent pas de subventions mais que l'Etat restaure leur rentabilité."

"La filière automobile tient une place centrale dans notre industrie. Or, sans industrie il n'y a pas d'économie et nous voulons qu'elle retrouve sa grandeur d'antan."

"La France est la championne d'Europe du déficit commercial."

"Il faut refaire de la France une terre d'industrie. Notre objectif est donc de lutter ardemment contre le déclassement français."

  • Sébastien Pilard répond aux questions :

​Sur le permis à points : "Il n'a aucune conséquence sur la sécurité routière. Il pénalise de nombreux Français qui perdent parfois leurs emplois en même temps que leur permis. En revanche nous serons très sévères envers les chauffards : suspension de permis, amendes conséquentes, peines plus lourdes, etc."

Sur le contrôle technique : "Alors que la qualité et les performances des véhicules augmentent mais aussi la vérification des contrôles : c'est encore une manière de faire peser sur les automobilistes une certaine culpabilité et embêter les Français qui ont fondamentalement besoin de leurs voitures."

Sur les voitures électriques : "Nous ne sommes pas contre. Ce dont nous ne voulons pas, c'est ce dogmatisme où l'on impose des technologies aux industriels avec le risque d'une cassure sociale complétement déconnectée des intérêts des entreprises et des citoyens. Mettre tous ses oeufs dans le même panier me semble fou. J'en veux pour preuve les Allemands et les Italiens commencent à rétropédaler. Le tout-électrique c'est en Europe, mais pas en Afrique ou ailleurs. La France a donc encore des parts de marché à prendre dans ces pays."

Sur la voiture connectée et l'exploitation des données : "L'Europe s'est saisie de la question et c'est une bonne chose. Plus la technologie avance et plus il faut accompagner ces dispositifs qui protègent le consommateur. Le renforcement du RGPD au niveau européen et l'accompagnement de ces technologies ainsi que le libre choix des consommateurs sont au centre de la stratégie d'Eric Zemmour. Il faut qu'il y est des frontières, on ne peut pas avoir des données circulantes. Il faut l’approbation des consommateurs pour leur utilisation, par les assureurs par exemple. Nous ne voulons pas d’une société où les consommateurs sont tracés."

Sur le prix des carburants : "15 centimes de rabais sur le prix du litre ça ne suffit pas. On propose de limiter le prix du carburant à 1,80 euros tant que le prix du pétrole sera impacté par la guerre en Ukraine. Les Français ne comprenne pas cette déconnexion entre le prix du baril et le prix à la pompe. Il faut remettre tout à plat en regardant les marges des uns et des autres et permettent une certaine stabilité à pompe."

En conclusion : "Eric Zemmour aime la voiture ! Tout comme les Français..."

9H10 - La journée commence avec Bruno le Maire pour Emmanuel Macron - "Ensemble citoyens !"

Le ministre des Finances et de la Relance, Bruno le Maire, représente le Président-Candidat, Emmanuel Macron.

  • Déclarations de Bruno le Maire : 

"C’est le software qui fera la valeur du véhicule demain, ça ne sera plus la carrosserie, le moteur ou les pneus. J’ai peur que beaucoup n’en n’ont pas pris la mesure."

"Nous ne voulons pas qu'on nous impose une solution technologique et nous voulons nous battre, au niveau européen, pour que les constructeurs gardent leur liberté."

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