Les véhicules mis à la casse ont en moyenne 20,5 ans.
Une étude menée par AAA DATA permet d’en savoir davantage sur le portrait-robot typique des véhicules hors d’usage (VHU) qui rejoignent les casses de France métropolitaine.
À moins de finir dans un musée ou au fond d’une grange, l’écrasante majorité des voitures en circulation terminera sa vie dans une casse. Qu’ils soient trop endommagés pour être réparés ou que leurs propriétaires préfèrent s’en séparer pour profiter de la prime à la conversion, ces véhicules hors d’usage (VHU) sont encadrés par une directive européenne de 2000 ainsi que par le Code de l’environnement français de la même année. Pour la première fois, AAA DATA, la société spécialisée dans les données, a réalisé une étude de grande ampleur sur les véhicules détruits, leurs détenteurs et les centres de gestion de ces VHU.
Les VHU ont en moyenne 20 ans
Réalisée entre le 1er mai 2022 et le 30 avril 2023, cette analyse permet notamment de constater que la presque entièreté des véhicules mis à la casse ont plus de 12 ans, avec une moyenne établie à 20,5 ans. La voiture particulière représente 88 % des VHU, loin devant les utilitaires, motos et autres cyclomoteurs. La grande majorité d’entre eux est équipée d’une motorisation au diesel (65 %).
96 % des propriétaires de ces voitures quittant définitivement les routes françaises sont des particuliers, le reste étant des personnes morales. D’après les calculs de AAA DATA, 38 % d’entre eux répondraient aux deux premières conditions pour prétendre à la prime à la conversation – éligibilité du véhicule détruit mais également du véhicule acquis, dont le montant d’achat doit être inférieur à 47 000 €. Néanmoins, en apposant que seule la moitié des propriétaires d’un VHU – et acquérant un nouveau véhicule – dispose d’un revenu fiscal inférieur à 22 983 €, ils ne sont plus que 17 % à pouvoir y prétendre.