Prospective : l'écosystème digital de l'automobile serait supérieur à la vente VN

Christophe CARIGNANO

Sujets relatifs :

Prospective : l'écosystème digital de l'automobile serait supérieur à la vente VN

Prospective : l'écosystème digital de l'automobile serait supérieur à la vente VN

Selon la 18e édition de l’étude internationale de KPMG sur le secteur automobile, 85 % des dirigeants du secteur estiment que le potentiel de revenus de l’écosystème digital autour de l’automobile est supérieur à la vente du véhicule seul. Dans cette nouvelle étude KPMG, 953 dirigeants internationaux et plus de 2 400 consommateurs du monde entier ont été interrogés entre septembre et octobre 2016.

Le véhicule électrique : tendance première

La moitié des dirigeants placent en 2016 le développement des véhicules électriques à batterie comme la tendance numéro 1 à horizon 2025. C’est une prise de conscience radicale par rapport à 2015 où cet enjeu n’arrivait qu’en neuvième position.

Dans le même temps, 76 % des répondants considèrent que le moteur traditionnel va rester plus important que le moteur électrique durant une période encore très longue. 62 % estiment même que le véhicule électrique à batterie restera un marché de niche du fait du manque d’infrastructures.

« La pression des régulateurs sur les questions d’environnement est très forte pour les constructeurs automobiles qui doivent réagir et s’adapter très rapidement à une réglementation changeante, estime Laurent des Places, associé KPMG, responsable du secteur automobile en France. En 2016, le véhicule électrique apparaît pour cette raison en tête des priorités, devant d’autres enjeux à plus long terme comme la connectivité et la digitalisation, qui demandent des compétences nouvelles et plus éloignées des enjeux traditionnels du secteur ».

Face aux enjeux d’infrastructures posés par la recharge des batteries, 78 % des personnes interrogées voient dans la pile à combustible la solution pour assurer l’avenir de la propulsion électrique. Mais l’usage de cette technologie demeure loin de la maturité commerciale, du fait des risques posés par la manipulation et le stockage de l’hydrogène à bord des véhicules.

Le diesel hors-jeu ?

Selon l’étude, les incertitudes économiques et réglementaires portant sur les moteurs diesel demeurent fortes. Malgré les avantages du diesel pour certaines utilisations – fortes puissances, longs trajets – plus de la moitié des dirigeants estime que le diesel sera la première des technologies traditionnelles de motorisation à quitter le portefeuille produits des constructeurs automobiles. Les impacts de ce changement seront significatifs pour certains constructeurs ou certaines régions où les taux de diésélisation sont très élevés, comme en Inde (plus de 60 %) ou l’Europe de l’Ouest.

Top 3 des enjeux pour les dirigeants français

En France, l’enjeu numéro 1 pour les dirigeants du secteur reste celui de la connectivité et de la digitalisation, au même rang qu’en 2015 (55 % des dirigeants). À la deuxième place, une nouveauté au classement 2016 : il s’agit de l’enjeu lié au véhicule autonome ou sans conducteur (41 % des dirigeants), qui se classait en huitième position en 2015. Le troisième enjeu rejoint la tendance mondiale : celui du véhicule électrique à batterie, cité par 34 % des dirigeants.

L’écosystème digital plus rémunérateur que la vente VN ?

85 % des dirigeants estiment que l’écosystème digital autour de l’automobile va générer à terme des revenus supérieurs à la vente du véhicule lui-même.
Parmi les technologies ayant le potentiel de changer le visage de l’automobile, la conduite automatisée occupe la première place. 68 % des dirigeants estiment que les critères d’achat traditionnels comme la puissance, la vitesse, les innovations relatives à la sécurité, le confort ou le respect de l’environnement vont perdre significativement de leur pertinence. 60 % des consommateurs interrogés partagent l’idée que d’autres facteurs seront plus essentiels, et notamment la richesse et la fiabilité des services proposés à bord, liés ou non au véhicule. En France, c’est l’avis de 51 % des consommateurs.
Dès lors que le véhicule se conduit seul, la technologie – batterie, pile à combustible ou autre – perd de son intérêt pour le consommateur. L’enjeu est désormais l’utilisation du temps à bord du véhicule, et comment de nouveaux revenus peuvent être générés via de nouveaux services.

Ainsi, 85 % des dirigeants estiment que l’écosystème digital autour de la voiture pourra à terme générer des revenus supérieurs à la vente du véhicule lui-même. Le chiffre atteint 57 % pour les dirigeants français. Pour 71 % des dirigeants, mesurer les parts de marché en nombre de véhicules vendus va progressivement devenir un critère obsolète et plus des trois quarts d’entre eux estiment qu’un seul véhicule connecté peut générer sur sa durée de vie économique des revenus supérieurs à dix véhicules non connectés.

Nous vous recommandons

Sixt teste le portique ProovStation à Lyon

Sixt teste le portique ProovStation à Lyon

Sixt s’apprête à tester le portique d’inspection automatisé ProovStation dans le cadre d’un projet pilote sur l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry.ProovStation s’apprête à lancer un test avec le loueur Sixt pour vérifier sur le...

Voyants au vert pour Kia

Voyants au vert pour Kia

Michelin maintient ses objectifs 2021

Michelin maintient ses objectifs 2021

Lamborghini performe sur les neuf premiers mois de l'année

Lamborghini performe sur les neuf premiers mois de l'année

Plus d'articles