PSA remet à niveau ses usines françaises

Frédéric MARTY

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Dans le cadre du plan « Back in the race » lancé par Carlos Tavares à son arrivée à la tête de PSA, le constructeur modernise ses usines françaises et européennes pour gagner en compétitivité. Ce chantier important consiste à optimiser le taux d’utilisation de ces unités tout en réduisant leurs dimensions afin d’abaisser le prix de revient de fabrication. Après avoir gagné 730 euros entre 2012 et 2014, PSA vise 500 euros supplémentaires par voiture d’ici à 2018. Enfin, ce plan prévoit également une augmentation de l’approvisionnement dans des pays low-cost, pour passer de 20 à 40 % en 2020.

Les transformations nécessaires ont été rendues possibles grâce au contrat social passé en octobre 2013 avec quatre organisations syndicales. En contrepartie du gel des salaires et d’autres concessions, le constructeur a pris plusieurs engagements dont un maintien de l’activité des usines françaises. Pour y parvenir, PSA a mis en place le programme Usine Excellente. Ce dernier consiste à réduire la taille des sites en vendant ou louant la surface économisée. Au sein des usines, le nombre de lignes et leur taille doit aussi être concentré. Les fournisseurs doivent intégrer les sites industriels et la logistique doit se concentrer dans l’atelier.

Ces objectifs passent par la mise en place de trois nouveautés. La première concerne le fabricant autonome. Cette démarche responsabilise les opérateurs de production en leur rendant la main sur l’organisation du travail. Une méthode déjà courante dans les usines des constructeurs asiatiques. « Il n’y a rien de révolutionnaire. Il s’agit simplement de se mettre au niveau des meilleurs », reconnaît Yann Vincent, directeur industriel de PSA. La deuxième nouveauté porte sur le kitting. Toutes les pièces nécessaires à l’assemblage d’un véhicule se situent en bord de ligne, sur un chariot spécial qui suit la voiture sur toute la chaîne. Ces paniers de pièces sont préparés en amont et les opérateurs ont tout sous la main lors du montage. Enfin, le troisième point concerne la Supply Chain avec le programme Corail. Ce projet doit permettre de réduire les coûts de transport, les stocks et les surfaces associées. « L’intérêt de ces changements consiste à rendre rentable une production en France. Nos fournisseurs doivent suivre et opérer chez eux les mêmes transformations que nous. Certains le font alors que d’autres ne l’ont pas compris mais ce n’est pas notre problème », ajoute Y. Vincent.

Ces chantiers sont en déploiement dans plusieurs usines du groupe dont Sevelnord. Ce site basé près de Valenciennes produit actuellement les véhicules utilitaires du segment K1 pour Citroën (Jumpy), Peugeot (Expert), Fiat (Scudo) et Toyota (Proace). Fiat ayant cessé sa collaboration avec PSA, le prochain modèle lancé en 2016 sera fabriqué pour Toyota. Une marque de confiance encourageante puisque le constructeur japonais a choisi le groupe français pour fabriquer sous son logo ce futur modèle.

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