Quel est l'impact de l'initiative individuelle de formation en distribution automobile ?

François Rotteleur

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Quel est l'impact de l'initiative individuelle de formation en distribution automobile ?

Quel est l'impact de l'initiative individuelle de formation en distribution automobile ?

La formation professionnelle dans la distribution automobile est encore largement orchestrée par les constructeurs autour des aspects techniques, des méthodes et des produits même si des groupes parmi les plus importants commencent à internaliser certains dispositifs d’apprentissage. Un tour d’horizon des candidats actuellement du marché dans d’autres secteurs d’activités tend à souligner le développement d’un comportement d’autoformation chez certains dans le but avoué d’orienter eux-mêmes leur gestion de carrières et d’accéder à des perspectives que leur entreprise ne leur proposerait pas. Ce nouveau profil de salarié existe-t-il aussi chez les distributeurs automobiles ?

Un salarié adhérant au concept de l’autoformation pourrait être décrit comme celui qui met en place ses propres pratiques d’apprentissage pour développer à temps perdu notamment par des applications en ligne certaines compétences comme par exemple l’anglais pour ensuite prendre la main sur sa propre gestion de carrière en faisant connaître ses nouveaux acquis par des partages sur les réseaux sociaux tout en espérant peut être les valoriser un jour en changeant d’entreprise ou en les proposant en freelance. Pour évaluer l’existence du phénomène dans les entreprises de la distribution automobile, nous nous sommes intéressés aux pratiques des salariés du secteur face à la transformation digitale à travers quelques questions ciblées posées aux candidats vus dans nos entretiens récents. Les constats qui suivent sans prétention statistique confirment tout de même la tendance générale.

Parmi les postures relevées, la catégorie regroupant les réfractaires au changement existe toujours malgré la conjoncture. Pour les non réfractaires qui représentent tout de même la part importante des salariés de l’automobile, les interviewés nous disent être majoritairement conscients que le numérique va encore largement modifier leur métier comme leur façon d’appréhender leur statut de salarié. Deux d’entre eux sur trois pensent cependant plutôt bien gérer le virage numérique et considèrent avoir su se former suffisamment pour justifier d’une maîtrise plus qu’acceptable de l’offre digitale. Ces collaborateurs sont ceux qui se disent aussi être les plus à l’aise avec la bureautique, les réseaux sociaux professionnels et les live-tchats mais toujours un peu moins avec la relation à distance par visio-conférence. La maîtrise des langues étrangères majeures est toujours absente des préoccupations. Les interviewés apparaissent encore plutôt confiants quant à leurs capacités à rechercher de l’information, partager des contenus et communiquer avec des collègues ou des clients et n’expriment pas de frustration particulière à la conclusion des ventes du fait de la relation à distance qu’ils nous disent encore facilement réussir à contourner souvent grâce à la demande des clients eux-mêmes.

Pour l’instant et dans le contexte que nous connaissons, l’auto-apprentissage apparaît en très forte hausse. Quatre salariés sur cinq déclarent y avoir eu recours à des fréquences plus ou moins courtes dans les douze derniers mois. En première intention, les méthodes les plus souvent citées sont la recherche en ligne informelle, les tutos et les webinaires suivis d’échanges avec le réseau personnel ou professionnel. En deuxième intention seulement ils envisageraient de demander à suivre une formation proposée par l’entreprise. Environ, un candidat sur cinq serait prêt à suivre une formation en dehors du cadre du travail.

L’offre digitale représente une manne de possibilités de formations, celle-ci incite de plus en plus de salariés à étendre leur champ de compétences vers ce qui relevait jusqu’il y a peu exclusivement des RH. Un salarié pratiquant l’autoformation pourrait-il un jour grâce au numérique gérer sa carrière de façon presque totalement autonome ?

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