Quel impact aura l’élection de Gabriel Boric à la présidence du Chili sur l’accès au lithium ?

Alexandre Guillet

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Quel impact aura l’élection de Gabriel Boric à la présidence du Chili sur l’accès au lithium ?

© Opteven Lab

À seulement 35 ans, le nouveau président Gabriel Boric, représentant la gauche radicale, incarne l’espoir pour de nombreux Chiliens qui craignaient la victoire de l’extrême droite. Mais sur le terrain économique, ses premières décisions seront scrutées, notamment autour du lithium, si nécessaire aux véhicules électriques actuels.

Le 19 décembre 2021, en remportant l’élection présidentielle au Chili, Gabriel Boric a provoqué un bouleversement politique majeur avec ses convictions de gauche. Il a également réussi, à seulement 35 ans, à surgir et s'imposer en marge des dirigeants traditionnels. Toutefois, l’arrivée d’un réformateur de gauche au palais de la Moneda n’a pas réjoui les marchés financiers. La Bourse de Santiago a immédiatement dévissé et l’appréciation du dollar par rapport au peso a fortement progressé. Les sujets de crispation concernent notamment les matières premières, sous l’angle de leur exploitation et de leur cadre fiscal. Gabriel Boric a notamment mis en avant l’idée d’une nationalisation des réserves de lithium. De quoi inquiéter l’écosystème du véhicule électrique (compagnies minières, fabricants de batteries, équipementiers, constructeurs automobiles…).

Pour Daniel Clarke, analyste chez GlobalData, « la victoire de Gabriel Boric soulève des questions pour les entreprises présentes au Chili. Le pays, qui a les réserves de lithium les plus importantes du monde, pourrait les valoriser différemment et Gabriel Boric envisage une nationalisation. Or, les questions de la nationalisation, de la hausse des taxes, voire d’éventuelles expropriations, ne seraient pas bien acceptées par les sociétés évoluant au Chili, ce qui pourrait contrarier certains projets d’investissements et faire stagner la production. C’est une mauvaise nouvelle pour LG Energy, Daimler ou encore Volkswagen, qui s’approvisionnent chez SQM et Albermarle, deux companies minières opérant dans le pays ».

Et de poursuivre : « Il n’est pas illégitime que le Chili veuille augmenter ses revenus par le biais de ses ressources en matières premières, comme le lithium ou le cuivre, mais cela doit s’inscrire dans un programme de long terme, car ces matières premières ont des prix très volatils ».

Rappelons que le Chili est un pays minier majeur sur la scène mondiale, faisant valoir d'importantes réserves de cuivre (avec le géant Codelco), de lithium, mais aussi de molybdène, de manganèse et d'autres ressources comme l'iode, le rhénium ou encore le sélénium.

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