Quels scénarios pour la fin des véhicules thermiques en 2040 ?

Fabio CROCCO

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Quels scénarios pour la fin des véhicules thermiques en 2040 ?

Quels scénarios pour la fin des véhicules thermiques en 2040 ?

L’OPECST vient d’adopter le rapport sur les scénarios permettant d’atteindre l’objectif d’un arrêt de la commercialisation des véhicules thermiques en 2040. Un objectif présenté par le Gouvernement en juillet 2017 dans son plan Climat.

Dans sa dernière lettre d’information, la Feda informe que l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) vient de publier une trentaine de recommandations permettant d’atteindre l’objectif d’un arrêt de la commercialisation des véhicules thermiques en 2040.

Le rapport table sur la disparition totale des véhicules thermiques non hybrides en 2040 avec une division par cinq des émissions de CO2, permettant d’atteindre les objectifs de décarbonation des transports, notamment la neutralité carbone en 2050.

Le rapport souligne que les coûts associés à cette transition seront de l’ordre de plusieurs centaines de milliards d’euros cumulés sur une période de vingt ans. Cette somme inclut notamment la disparition progressive de la TICPE, mais aussi l’arrivée de coûts importants liés à la mise en place de l’infrastructure nécessaire (bornes de recharge et stations d’hydrogène). Selon les scénarios, le coût du déploiement de l’infrastructure nécessaire atteindrait entre 30,7 et 108 milliards d’euros.

Parmi les recommandations énoncées par l’OPECST :

- Instaurer des critères de qualité environnementale pour les batteries, par exemple pour leur empreinte CO2, le recyclage, et l’approvisionnement responsable en matières premières, afin de contrecarrer la forte dépendance des constructeurs automobiles européens aux batteries électriques asiatiques.

- Construire une filière de recyclage des batteries, qui pourrait devenir une véritable opportunité industrielle dans l’avenir.

- Améliorer le « droit à la prise », en demandant à toutes les copropriétés de décider des modalités de raccordement sans attendre que la question soit posée par un copropriétaire.

- Maintenir les aides existantes, notamment le bonus écologique tant que les prix n’auront pas baissé.

- Créer un label permettant aux consommateurs de visualiser simplement, pour un véhicule, son coût total de possession et ses émissions tout au long de sa vie. Les consommateurs pourraient alors constater que l’achat d’un véhicule à faibles émissions est favorable à leur pouvoir d’achat sur le long terme.

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