Renault eWays : les principaux piliers de la stratégie électrique du groupe au losange

Yelen BONHOMME-ALLARD
Renault eWays : les principaux piliers de la stratégie électrique du groupe au losange

Renault eWays : les principaux piliers de la stratégie électrique du groupe au losange

Le groupe entend lancer dix nouveaux véhicules 100 % électriques d’ici à 2025, dont sept pour la marque Renault. À l’horizon 2030, 90 % des ventes de la marque Renault concerneront des véhicules purement électriques.

Une chose est sûre : la nouvelle feuille de route électrique du groupe Renault est dense. Alors pour retracer l’ensemble des axes majeurs de cette stratégie, la marque au losange a tenu une conférence de presse digitale, ce jour, pilotée par Luca de Meo. « C’est une accélération historique de la stratégie électrique de Renault Group et du made in Europe que nous annonçons aujourd’hui, assure celui-ci. Les différents partenariats noués « avec des acteurs renommés comme émergents, chacun à la pointe de son domaine d’expertise » permettront d’atteindre les différents objectifs fixés : le lancement de dix nouveaux modèles électriques et jusqu’à un million de véhicules électriques seront fabriqués d’ici à 2030 « depuis les véhicules urbains compétitifs jusqu’aux modèles sportifs haut de gamme ». L’ambition du président est claire : « Rendre les voitures électriques populaires ».

Ce qu’il faut retenir

  • Batteries

Afin de favoriser la compétitivité, le groupe Renault a fait le choix de standardiser sa stratégie en matière de batteries au sein de l’Alliance. Le groupe couvrira 100 % des futurs lancements de ses véhicules électriques, dans tous les segments, avec une chimie NMC (nickel, manganèse et cobalt) et une architecture de cellule unifiée. Ceci lui permettra d’atteindre jusqu’à un million de véhicules électriques au sein de l’Alliance d’ici à 2030. « Ce choix de chimie offre un ratio très compétitif en coût au kilomètre, avec jusqu’à 20 % d’autonomie en plus par rapport aux autres solutions chimiques et une bien meilleure performance de recyclage », revendique le constructeur français. Sur ce marché, le groupe s’est également associé à Envision AESC et Verkor.

  • Groupes motopropulseurs électriques

En ayant déjà réalisé l’essentiel des investissements nécessaires à la création de son propre moteur électrique, le groupe a pu diviser par deux le coût de ses batteries au cours des dix dernières années, et le divisera à nouveau par deux au cours de la prochaine décennie. Le constructeur intégrera progressivement de nouvelles améliorations technologiques à partir de 2024 sur son moteur synchrone à rotor. Le groupe a également signé un partenariat avec la start-up française Whylot pour un e-moteur automobile innovant à flux axial. Cette technologie sera d’abord appliquée aux groupes motopropulseurs hybrides, avec pour objectif de réduire de 5 % les coûts tout en économisant jusqu’à 2,5 g de CO2 selon la norme WLTP. Le groupe Renault sera le premier constructeur à produire un moteur électrique à flux axial à grande échelle à partir de 2025.

  • Plateforme électrique

Pour les segments C et D, la plateforme CMF-EV représentera 700 000 unités au niveau de l’Alliance d’ici à 2025. La plateforme CMF-EV offre une autonomie jusqu’à 580 kilomètres WLTP avec une très faible consommation d’énergie. Pour le segment B, la plateforme CMF-BEV permettra au groupe Renault de proposer des véhicules électriques abordables. À l’échelle du véhicule, cette toute nouvelle plateforme réduira de 33 % le coût par rapport à l’actuelle génération de Zoe.

  • Usine

Le 9 juin dernier, le groupe a annoncé la création de Renault ElectriCity avec l’ambition de proposer sur le marché des voitures électriques made in France. Cette nouvelle entité regroupe les trois usines Renault de Douai, Maubeuge et Ruitz, ainsi qu’un large écosystème de fournisseurs. Dès 2024, elle sera approvisionnée en batteries à coûts compétitifs par la gigafactory d’Envision-AESC à Douai et tirera avantage de sa localisation, au cœur du marché européen du véhicule électrique, au sein duquel la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne représenteront environ deux tiers de la demande en 2025. Cet écosystème industriel contribuera à la création de 700 nouveaux emplois d’ici à fin 2024. Avec AESC Envision et Verkor, Renault Group créera au total 4 500 emplois directs en France d’ici à 2030.

  • Modèles électriques

Le groupe entend lancer dix nouveaux véhicules 100 % électriques d’ici à 2025, dont sept pour la marque Renault. L’emblématique Renault 5, plus moderne et électrique, sera fabriquée à la Renault ElectriCity, depuis la batterie au groupe motopropulseur en passant par l’assemblage, le tout sur la nouvelle plateforme CMF-BEV. Le groupe fera également renaître un autre modèle iconique, nom de code : « 4ever ». Le groupe Renault renforce également le segment C en électrique, à commencer par la future Mégane E-Tech Electric en 2022. Enfin, le « dream garage » d’Alpine, dévoilé en janvier dernier, deviendra réalité dès 2024. La marque Renault a pour objectif d’atteindre le mix le plus vert du marché européen en 2025, avec plus de 65 % de véhicules électriques et électrifiés dans le mix des ventes et vise jusqu’à 90 % de véhicules purement électriques en 2030.

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