Renault France envisage un robuste exercice 2022

Alexandre Guillet

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Renault France envisage un robuste exercice 2022

Ivan Segal, ci-dessus lors de sa keynote de grand témoin des Masters Auto Infos, estime que Renault est sur la bonne voie sur le marché français.

Dressant un bilan plutôt positif d’une année 2021 pourtant délicate, Ivan Segal, directeur du commerce France de Renault, compte accélérer les premiers déploiements du plan Renaulution en 2022. Sans surprise, le renforcement des gammes électriques et hybrides et la reconquête du segment C sont prioritaires.

Comme la plupart des constructeurs mass-market, Renault a dû composer avec un marché français des véhicules neufs très chétif en 2021, accusant un repli de 22,4 % par rapport à 2019. « Difficile de savoir si la demande est vraiment à ce point en berne ou si nos problèmes d’offre, en lien avec la pénurie des composants électroniques, ont significativement amplifié le phénomène », reconnaît Ivan Segal, directeur du commerce France de Renault, avant de mettre en avant un indicateur plus engageant : « Si nous nous fions aux commandes, la demande redevient vigoureuse, avec un niveau en progression de 90 % par rapport au 1er janvier 2021. Nous ne partons pas sur les mêmes bases pour 2022 et si nous pouvons assurer les livraisons, nous avons un portefeuille très dense qui pourrait générer un pic d’immatriculations ». Si certaines prévisions laissent entendre que la pénurie de composants électroniques pourrait perdre en intensité courant 2022, les incertitudes demeurent néanmoins très fortes.

Dacia et Renault leaders des ventes à particuliers

L’an passé, les premières impulsions du plan Renaulution présenté par Luca de Meo ont été données, avec des premiers résultats. « Au niveau de l’image de la marque, avec un nouveau logo ou un nouveau ton dans nos messages publicitaires, par exemple, les enquêtes que nous réalisons montrent que nous sommes sur le bon chemin. Cette identité visuelle rafraichie sera aussi déployée dans le réseau, progressivement, jusqu’en 2024 et avec des coûts très maîtrisés », affirme Ivan Segal. D’un point de vue plus prosaïque, la réorientation vers les canaux de vente les plus rentables a porté ses fruits. Renault est leader sur le marché VP+VU en France, avec 393 688 immatriculations et une part de marché de 18,8 %, mais comme le souligne Ivan Segal, ce n’est pas sur ce point que la direction du groupe met la pression. En revanche, sur le canal des particuliers, Dacia est numéro 1 et Renault numéro 2 et la pression était importante sur ce volet.

Les promesses de l’Arkana

Par ailleurs, dans le cadre de l’ouverture de l’opération reconquête du segment C, le lancement de l’Arkana a répondu aux attentes, avec 17 977 immatriculations. Deux éléments retiennent l’attention du top management du groupe. D’une part, la version E-Tech hybride représente 72 % du mix, un succès avéré auprès des entreprises, grâce à un TCO performant, comme auprès des particuliers, qui privilégient cette voie par rapport à celle du PHEV. D’autre part, la finition haut de gamme RS Line pèse 50 % du mix, au-delà des attentes de la marque, qui y voit un motif de réconfort par rapport à son ambition de retrouver sa place sur un segment C très disputé.

Les modèles électrifiés représentent 23,2 % du mix de Renault

D’une manière générale, Renault veut intensifier son électrification estimant que malgré tous les débats, « il n’y aura pas de retour en arrière » : 38 492 immatriculations VP+VU 100 % électriques en 2021, dont 25 700 Zoe (n°2 en VP) et 9 000 Twingo Electric. Si on additionne les modèles BEV, PHEV et HEV, hors mild-hybrid s’entend, Renault a rendu une carte de 91 197 immatriculations, soit une part de marché de 19,8 % en France et 23,2 % de son mix de ventes. « Nous sommes au-dessus de la moyenne française pour les BEV et les HEV et en-dessous pour les PHEV », précise Ivan Segal, qui met en avant le succès des gammes E-Tech, Clio en première année pleine, Captur sur un semestre, Megane berline en plus de la version Estate et à nouveau, Arkana.

Future but no figures

En 2022, il s’agira de continuer à creuser ces sillons autour du temps fort du lancement de la nouvelle Megane E-Tech électrique, érigé en premier grand jalon symbolique du plan Renaulution. Avec des premières livraisons attendues à la fin du deuxième trimestre, elle doit ouvrir l’ère d’une nouvelle gamme 100 % électrique, épaulé par le Kangoo E-Tech électrique dans le périmètre du VU. Simultanément, la gamme hybride va prendre de l’ampleur, avec Arkana en année pleine, les valeurs sûres Clio et Captur Hy et l’arrivée de l’Austral E-Tech hybride au second semestre. Autant d’éléments qui viennent quadriller le segment C : Mégane E-Tech Electric, Arkana en année pleine et l’Austral qui viendra remplacer le Kadjar. Notons que la Mégane thermique sera maintenue au catalogue, une décision qui sera réévaluée au gré de la demande. L’épisode de la Clio diesel a servi de leçon. En somme, Ivan Segal envisage 2022 avec ambition, mais ne donne pas de guidance pour l’activité, la réserve sur les capacités de production et de livraison étant encore trop prégnante.

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