Renault Group : un accord social entre rationnalisation et investissements

Frédéric MARTY

Sujets relatifs :

, ,
Renault Group : un accord social entre rationnalisation et investissements

Renault Group négocie avec les organisations syndicales l'empreinte industrielle du groupe en France pour les années 2022-2024.

© Renault Group

Renault Group poursuit ses discussions avec les syndicats pour définir l'avenir des implantations du constructeur en France pour la période 2022-2024. Une réorganisation entre départs volontaires et recrutements, mais aussi entre réduction de l'empreinte immobilière et confirmation de l'arrivée de neuf nouveaux modèles dans les usines françaises. Un plan qui devrait permettre de produire 700 000 véhicules par an dans l'Hexagone.

Renault Group et les organisations syndicales poursuivent leurs négociations pour fixer l'accord social triennal 2022-2024. Ce dernier définira la stratégie industrielle et sociale du constructeur en France. Le projet avancé par le constructeur souffle le chaud et le froid. En matière de ressources humaines, la firme confirme les 2 000 suppressions de postes, sur la base de départs volontaires. Dans le même temps, le constructeur annonce 2 500 recrutements ainsi qu'un un plan de formation et de reconversion pour 10 000 collaborateurs. Un passage obligé selon Renault Group, pour « acquérir de nouvelles compétences clés ».

Réductions de surfaces

Parmi les propositions du constructeur figure un large volet immobilier et industriel. Ainsi, Renault Group souhaite réduire l'empreinte immobilière de ses sites tertiaires en Île-de-France. Ces derniers passeraient donc de 450 000 à 250 000 mètres carrés à l'horizon 2025. Dans le même temps, les sites techniques d'ingénierie de Lardy (Essonne) et d'Aubevoye (Eure), un temps dans le flou quant à leur avenir, poursuivraient leur activité. Toutes les autres implantations du groupe concernées par cette négociation seraient également maintenues, qu'elles soient industrielles ou logistiques.

700 000 véhicules par an

Le plan de Renault Group comprend également un volet industriel important, avec l'arrivée de neuf nouveaux modèles « à forte valeur ajoutée » dans les usines françaises. Des véhicules électriques et utilitaires légers qui permettraient une production de 700 000 unités annuelles dans l'Hexagone. Une politique qui placerait la France « au cœur de la stratégie industrielle et technologique de Renault Group ». Cependant, le constructeur souligne que ces engagements sont soumis « à la conclusion d'un accord global incluant notamment une évolution de l'organisation du temps de travail ». Les prochaines semaines seront donc décisives pour trouver un accord et fixer le cap de Renault Group sur le sol français. Une discussion qui sera peut-être influencée par le discours tenu par Emmanuel Macron, le 12 octobre, dans le cadre de la présentation du plan France 2030. Le président de la République n'a pas manqué de souligner « l'énorme responsabilité » des constructeurs dans la situation actuelle et la nécessité que ces derniers jouent le jeu de la réindustrialisation.

Les structures de Renault Group concernées par l'accord

- Etablissements Renault S.A.S.

- Meyzieu

- Maubeuge Construction Automobile (MCA)

- Alpine Cars

- Société des Automobiles Alpine

- Sofrastock International

- Société des Véhicules Automobiles de Batilly (SOVAB)

- Société de Transmissions Automatiques (STA)

- Sodicam2

- Renault Digital

- Renault Software Labs.

Nous vous recommandons

Rétromobile revient du 2 au 6 février 2022

Rétromobile revient du 2 au 6 février 2022

Reporté depuis deux ans, le salon Rétromobile revient du 2 au 6 février prochains à Paris. L'événement occupera les halls 1, 2 et 3 du parc des expositions de la Porte de Versailles.Le retour de Rétromobile est officialisé. Le salon...

22/10/2021 | AftermarketFleet
Crise des semi-conducteurs : Renault Group évalue les pertes…

Crise des semi-conducteurs : Renault Group évalue les pertes…

Fin des moteurs thermiques : la Fondation Nicolas Hulot appelle à une stratégie claire pour la France

Fin des moteurs thermiques : la Fondation Nicolas Hulot appelle à une stratégie claire pour la France

La prolongation du bonus écologique confirmée

La prolongation du bonus écologique confirmée

Plus d'articles