Renault-Nissan : l’Alliance est un sport de combat

Alexandre Guillet

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Renault-Nissan : l’Alliance est un sport de combat

Jean-Dominique Senard lors de la présentation du plan stratégique 2030 de l'Alliance début 2022.

© Alliance Renault Nissan Mitsubishi

Depuis que l’affaire Carlos Ghosn a ouvert les vannes, l’Alliance entre Renault et Nissan traverse des turbulences. Jean-Dominique Senard a su en partie apaiser la situation et un nouveau plan stratégique a vu le jour, incluant Mitsubishi, mais un rééquilibrage des participations semble aujourd'hui inéluctable.

La rumeur bruissait depuis quelques jours et finalement Renault et Nissan ont peu tardé à officialiser que des discussions étaient ouvertes entre les deux parties pour renforcer la coopération et le futur de l’Alliance, selon les mots choisis d’un communiqué commun aussi diplomate que lapidaire. Il y est fait référence à un plan stratégique commun sur les marchés, les produits et les technologies, rien d’autre que le plan 2030 présenté par Jean-Dominique Senard et ses homologues de Nissan et Mitsubishi.

Renault et Nissan pourraient faire équipe sur l’électromobilité

Le communiqué pointe aussi que les groupes vont continuer à améliorer leurs organisations pour assurer des activités durables à l’Alliance et une gouvernance équilibrée. Enfin, il y est fait mention de la volonté de Nissan d’investir dans la future entité de Renault dédiée aux véhicules électriques (Ampère) pour soutenir le plan Renaulution et en faire une pierre angulaire du plan stratégique Nissan Ambition 2030. Il convient de rappeler que Renault a annoncé, par la voix de son directeur général Luca de Meo, sa volonté de séparer rapidement ses activités électriques (Ampère) et ses activités thermiques (Horse). Sur le volet thermique, Geely et Aramco pourraient être sollicités.

Vers la fin d’une Alliance atypique ?

Concrètement, on peut imaginer que Nissan souhaite examiner de nouveau le jeu des participations entre les deux groupes. En effet, Nissan ne détient que 15 % du capital de Renault, ce qui ne lui donne aucun droit de vote, tandis que Renault possède 43,4 % du capital de Nissan. Un rééquilibrage semble inéluctable, même si la dimension technique de l’opération financière est complexe. Plus égalitaire, l’Alliance se focaliserait donc sur les technologies électriques. Au début de l’année, elle avait d’ailleurs annoncé des investissements de 23 milliards d’euros dans ce secteur.

Aucun porte-parole de l’Alliance n’a souhaité s’exprimer plus avant sur ce dossier qui est donc ouvert. Et qui pourrait faire rentrer l’Alliance dans le rang plus classique des participations croisées et des coopérations industrielles.

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