Renault-Nissan : l’origami se déplie

Alexandre Guillet

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Renault-Nissan : l’origami se déplie

Renault va vraisemblablement céder 25 % de sa participation dans Nissan, renonçant aussi à ses droits de vote. Resterait à trouver le bon calendrier financier pour l'opération.

© Alliance Renault Nissan Mitsubishi

Même si les dirigeants de Renault et de Nissan assurent que les négociations se déroulent dans un climat d’entente cordiale, le jeu des participations déséquilibrées suscite quelques crispations et selon le journal Nikkei, Renault va céder 28 % de ses parts dans Nissan.

Jean-Dominique Senard, Luca de Meo, et Makoto Uchida le répètent à l’envi ces dernières semaines : l’ambiance n’a jamais été aussi bonne dans l’Alliance, dans laquelle il faut inclure Mitsubishi même si le constructeur est parfois réduit au rôle de sleeping partner, et des décisions importantes seront annoncées « en temps voulu ».

Retour à une égalité capitalistique

Ces décisions importantes semblent se cristalliser autour du déséquilibre des participations croisées de Renault et Nissan. Rappelons que Renault détient actuellement environ 43 % de Nissan, tandis que le groupe japonais ne possède que 15 % de son partenaire français, sans droit de vote qui plus est. Au-delà du projet « Ampere » qui verrait Nissan investir dans la future entité dédiée aux véhicules électriques de Renault, selon le journal japonais Nikkei, Renault va céder 28 % de ses parts dans Nissan. Via ce transfert d’actions, qui s’accompagnerait d’un abandon du droit de vote chez Nissan, les deux constructeurs se retrouveraient sur un pied d’égalité d’un point de vue capitalistique.

Big was beautiful...

Pour beaucoup d’observateurs, le projet d’Alliance rentrerait dans le rang, se limitant à un partenariat tripartite, certes robuste, mais classique et répandu dans l’industrie. « Jean-Dominique Senard, avec beaucoup d’intelligence et d’implication, a évité le pire, il ne faut pas l’oublier. Mais il ne reste plus grand-chose des plans de la grande alliance de Carlos Ghosn. N’ayons pas la mémoire courte, Renault voulait aussi se rapprocher de FCA et c’est l’État français qui a arbitré en faveur de PSA », commente un consultant, qui estime aussi que l’articulation entre les différents attelages de type Ampere et Horse ne sera pas aisée à trouver.

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