Renault prend 40 % du groupe Challenges

Christophe CARIGNANO

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En entrant au capital du groupe Challenges, le constructeur entend amorcer un virage vers la fourniture de contenus pour ses véhicules autonomes. Une stratégie qui a du sens mais encore très prospective à moyen terme.

L’avènement des nouvelles mobilités et les développements autour du véhicule connecté et autonome ont d’ores et déjà modifié la stratégie de nombreux constructeurs automobiles. Plusieurs groupes comme PSA ou Volkswagen ont créé des entités leur permettant de devenir fournisseur de services de mobilité et non plus simplement fabricant d’automobiles.

En s’emparant d’une partie du capital (40 %) groupe de presse Challenges dirigé par Claude Perdriel, Renault franchit une nouvelle étape. Pour rappel, le groupe Challenges est constitué de cinq magazines, Challenges, Sciences & Avenir, La Recherche, L’Histoire et Historia. Au terme de l’opération, Claude Perdriel sera majoritaire (60 % des actions) et PDG de ce nouvel ensemble.

Le véhicule autonome : générateur de temps de libre

Claude Perdriel et le PDG de Renault, Carlos Ghosn, partagent une conviction forte : le développement de la voiture connectée et autonome va libérer du temps utile aux utilisateurs. « Le groupe Challenges et le groupe Renault ont, ensemble, tous les atouts pour inventer le “lab d’innovations” afin de concevoir les nouveaux contenus éditoriaux embarqués et les technologies adaptées », explique le constructeur dans un communiqué.

« Ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie du groupe Renault, qui vise à offrir de nouveaux services connectés de qualité et à améliorer l’expérience de ses clients », a déclaré Carlos Ghosn, président-directeur général de Renault.

Même si ce rapprochement permet à un groupe de presse d’assurer sa pérennité financière et a du sens, la mise à la route du premier véhicule autonome est encore très éloignée. Tous les experts s’accordent à dire qu’il ne roulera pas au mieux avant 2030 et qu’à l’horizon 2020, nous n’aurons au mieux que quelques navettes ou taxis autonomes sur des circuits bien balisés.

En devenant fournisseur de contenus, le constructeur français fait un pari sur le très long terme de la mobilité. Une stratégie qu’il faudra analyser dans les prochaines décennies, pas avant !

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