Renault présente des résultats pénalisés par le dossier russe

Renault présente des résultats pénalisés par le dossier russe

Renault confirme travailler sur une séparation en deux entités entre ses activités de véhicules électriques et thermiques.

© Renault

Si Luca de Meo considère que le groupe n’est plus en situation d’urgence, Renault déplore une perte nette de 1,36 milliard d'euros au premier semestre 2022, essentiellement liée à la cession de ses activités en Russie.

Renault, présidé par Jean-Dominique Senard, vient de publier ses résultats du 1er semestre 2022 et ses dirigeants y voient une nouvelle étape dans le redressement du groupe avec un chiffre d’affaires de 21,1 milliards d’euros, stable par rapport au 1er semestre 2021, malgré la baisse de 11,9 % de ses ventes mondiales, et une amélioration significative de la profitabilité, avec 4,7 % de marge opérationnelle.

En outre, la génération de cash flow est soutenue (956 millions d’euros), tandis que la restructuration financière se poursuit comme l’illustre la dette nette réduite de 1,2 milliard d’euros à - 426 millions d’euros. En revanche, le résultat net s’établit à -1,6 milliard d’euros et le résultat net part du groupe à -1,3 milliard d’euros, à cause des activités abandonnées (-2,3 milliards d’euros), soit « la charge d'ajustement non cash liée aux cessions des activités industrielles russes ».

Une bonne exécution du travail sur le pricing power

Exécutant la stratégie Renaulution, Renault a continué à travailler son pricing power, malgré des volumes en repli, et l’effet prix est positif de 7,4 points. Le groupe privilégie « la valeur sur le volume des ventes ainsi que des hausses de prix pour compenser l’inflation des coûts et une optimisation des remises commerciales. Il s’élève à 8,4 points au deuxième trimestre de 2022 après un premier trimestre à 5,6 points ». Sur l’inflation des coûts des achats du groupe, notons que le renchérissement des matières premières a pesé dans les comptes à hauteur de 797 millions d'euros.

Renault révise à la hausse sa guidance 2022

Luca de Meo, directeur général du groupe, a affirmé que malgré des vents contraires, Renault allait continuer à abaisser son poids mort. Tout en assurant que les conditions de marché allaient rester difficiles au second semestre 2022, le groupe révise sa guidance annuelle à la hausse. Il table désormais sur une marge opérationnelle du groupe supérieure à 5 % contre de l’ordre de 3 % précédemment, et sur un free cash-flow opérationnel de l’Automobile supérieur à 1,5 milliard d’euros contre positif précédemment.

Par ailleurs, Luca de Meo a confirmé que le projet de création d’entités distinctes entre véhicules thermiques et véhicules électriques progresse très bien. Enfin, au chapitre de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, il a ouvert la porte à de nouveaux projets de développement communs si les partenaires japonais le souhaitent, naturellement.

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