Renault se plie en quatre pour ses clients

Renault se plie en quatre pour ses clients

Le groupe Renault, c’est en effet une concentration d’entités chacune dédiée à un pan de la mobilité actuelle.

© Clotilde Gaillard

Présent sur le Mondial de l’Automobile, le constructeur tricolore a entamé la phase numéro 2 de son plan Renaulution. Après avoir mis l’accent sur l’électrification, la stratégie du Losange s’oriente désormais vers la présentation de nouveaux produits, comme le confirme son CEO, Luca de Meo.

Si le Mondial de l’Automobile de la Porte de Versailles n’ouvrira ses portes au public que le mardi 18 octobre pour durer jusqu’au dimanche 23 octobre, après quatre ans d’absence, lundi 17 octobre marque la journée presse où nombre de constructeurs tiennent leur conférence. Et c’est la marque au Losange qui a ouvert le bal de bon matin avec son CEO, Luca de Meo. « Un jour placé sous le chiffre 4, comme les quatre axes commerciaux engagés par la marque et le numéro d’une icône ressuscitée », a déclaré le patron de Renault en introduction.

Un plan produit plein d’ambitions

Conscient que le groupe a traversé des moments compliqués et que le contexte demeurera, pour encore quelque temps, difficile, Luca de Meo s’est néanmoins montré confiant dans la méthode adoptée par Renault depuis maintenant trois ans. Pour cause : « Le plan Renaulution fonctionne plus vite qu’espéré et il entre dans sa phase 2 avec nombre de produits qui arrivent », s’enthousiasme l’homme fort du Losange.

Avec un but de 25 nouveaux véhicules présentés entre 2022 et 2025 – participant à l’objectif formulé par le président Emmanuel Macron de produire 2 millions de véhicules électriques en 2030 –, Renault entend en effet proposer des solutions multiples pour tous les profils de clients. Mais toujours en faisant le choix de technologies fortes, ciblées, différenciantes… et pour la grande majorité électrifiée. En témoigne la reconquête du segment C avec de nombreuses entrées au catalogue dont l’Arkana, la Megane E-Tech (« qui s’apprête à passer le cap des 40 000 commandes en Europe »), l’Austral (commercialisé dans les prochains jours) ou le Scenic Vision, (« qui sera mis sur le marché dans un peu plus d’un an », promet Luca de Meo). Le nouveau Kangoo E-Tech électrique, lui, conserve ses atouts de modularité et sera fabriqué en France dans l’usine de Maubeuge.

Jouer sur les émotions et la nostalgie

Sur le stand de Renault, où les véhicules s’exposent en nombre, un modèle se détache et prouve cette volonté d’étoffer l’offre produit du constructeur : le show-car 4 Ever Trophy. Articulé autour des valeurs du 4L Trophy, celui qui devrait incarner le futur du segment B-SUV 100 % électrique reprend les caractéristiques du véhicule originel à savoir des vitres latérales en trapèze, des phares dits gélules ou encore une carrosserie toute en angles droits mais réinterprétée avec des feux LED matricielles. Cerise sur le cupcake, « il sera produit dans le pôle Renault ElectriCity en France », lui aussi, souligne Luca de Meo.

Outre un désir de revisiter des mythes qui ne meurent jamais, par envie de « sublimer l’amour de la voiture », Renault envisage de rendre ses véhicules plus humains. « On peut en effet faire plus que faire parler une voiture, on peut aussi la rendre intelligente et apprenante », défend ainsi le patron du groupe. Un compagnon de route, nommé Reno et prenant la forme d’un avatar Losange – qui nous rappelle vaguement le trombone Clippy de Microsoft –, serait intégré dans l’habitacle comme un véritable compagnon de route capable d’anticiper les besoins des passagers par des suggestions personnalisées. Une proximité client qui s’inscrit là encore dans la politique de la marque… ou plutôt des marques.

S’appuyer sur une diversité d'alliés

Le groupe Renault, c’est en effet une concentration d’entités chacune dédiée à un pan de la mobilité actuelle. Hyvia symbolise ainsi l’approche holistique de l’hydrogène, défini par Luca de Meo comme « un carburant du futur ». Dacia, de son côté, reflète le sens de l’essentiel dans les domaines techniques, de production et de distribution. Alpine se veut le fer de lance technologique du groupe, « son concept-car Alpenglow plongeant dans la prospective d’un monde automobile durable ».

Enfin, Mobilize « casse les codes et fait bouger les lignes de la mobilité en partant des services pour aboutir au produit et non l’inverse », résume le CEO de Renault. Avec le réseau Mobilize Fast Charge, le groupe prend aussi sa part dans l’univers de la recharge en promettant à ses clients de « bientôt pouvoir traverser l’Europe sans sortir de l’écosystème Renault. » Ce qui ne serait pas accessoire compte tenu de la lenteur de déploiement du maillage de charge en France. Et ce bien que le chef de l’État vise « 100 000 bornes publiques à la fin du premier semestre 2023 et 400 000 en 2030 pour un rythme d’installation escompté de 3 000 bornes chaque mois. »

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