RestorFX, la franchise qui rénove la peinture… sans peinture !

Fabio CROCCO

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RestorFX, la franchise qui rénove la peinture… sans peinture !

RestorFX ambitionne d’ouvrir en France une cinquantaine de centres d’ici à 2025.

Positionnée entre une opération de cosmétique et la carrosserie traditionnelle, la franchise RestorFX débarque en France avec un nouveau concept de rénovation de la peinture à moindre coût. 

En mars dernier, au salon parisien du commerce en franchise, Franchise Expo, les visiteurs pouvaient découvrir une enseigne nord-américaine prête à exporter sur le Vieux Continent un nouveau concept de carrosserie : RestorFX. Ce dernier a été mis au point au Canada par Alexander Kay, chimiste, fils de négociant en véhicules d’occasions. À la demande du patriarche, Alexander Kay met au point un procédé qui permet de restaurer une peinture rapidement et à moindre frais. Après 10 ans de tests, dans des conditions climatiques extrêmes, la solution et sa méthode d’application, approuvées, sont commercialisées en 2007 sous la forme d’une franchise. Pour accélérer le développement, l’enseigne s’est étendue aux États-Unis avec l’appui d’un nouvel actionnaire « qui a trouvé cette technologie incroyable », raconte Vincent Desbordes, directeur du développement du réseau en France. L’enseigne compte aujourd’hui outre-Atlantique quelque 200 centres « avec actuellement l’ouverture d’un centre par semaine », souligne Vincent Desbordes.

L’enseigne est également présente en Amérique du sud, en Australie et en Suède. Discrètement, RestorFX a débarqué en 2017 dans le nord de la France en master-franchise dont les droits ont été accordés à deux actionnaires : Maxime Dufour et Nicolas Delahay. Les deux investisseurs possèdent en propre quatre centres RestorFX. En attendant d’avoir tous les moyens pour développer la franchise sur le sol national, la marque a été implantée de manière additionnelle au sein d’une dizaine de centres d’esthétique automobile. Alors que le procédé d’application imaginé par le fondateur est exigeant, la volonté aujourd’hui est de mailler le territoire avec des franchises RestorFX dédié, monoactivité. « Il faut comprendre que RestorFX n’est pas uniquement une offre de produits mais bien un concept entier avec ses propres méthodes de mise en œuvre. Pour bien valoriser ce concept, Il est nécessaire de le faire vivre au travers d’un réseau dédié », explique Vincent Desbordes.

À mi-chemin entre la cosmétique et la carrosserie-peinture

Mais de quoi parle-t-on avec RestorFX ? L’enseigne se positionne entre la carrosserie traditionnelle et la cosmétique. Il s’agit de « réparer » le vernis pour redonner tout son éclat à la peinture sans avoir à repeindre le véhicule. C’est inédit. Pour ce faire, a été mis au point un procédé chimique, nommé « polymimétique », qui revient à appliquer une nouvelle couche de vernis qui va fusionner avec celle d’origine, abîmée. La méthode, qui fonctionne aussi pour les plastiques, est totalement différente du classique polissage avec application d’un polish de lustrage, plus limitée en termes de résultat. Elle est aussi bien moins coûteuse que de repeindre entièrement le véhicule. Dans la proposition de RestorFX, le vernis est retravaillé pour récupérer 99 % des défauts tant que la base n’est pas trop attaquée. Le traitement est permanent et garanti 10 ans. « Le nombre de défauts que l’on peut réparer à 100 % avec notre technologie est inimaginable. Elle peut éviter bon nombre de travaux de peinture en carrosserie. C’est un peu comme si on repeignait la voiture mais à moindre frais et plus rapidement », explique le responsable du développement. Selon ce dernier, la solution apporte une résistance au vernis supérieure à celle d’origine, avec en prime une protection anti UV. En option, une protection céramique ClearFX peut-être ajoutée pour une protection encore plus renforcée. L’application est manuelle. Le vernis s’applique au tampon à température ambiante dans un local propre, aérée et bien éclairé. La moitié du travail consiste à une bonne préparation de la carrosserie avec une décontamination apportée par un léger ponçage et l’application d’un primaire d’accroche. Une dernière préparation chimique met en condition le vernis originel afin qu’il réticule bien avec la nouvelle couche. Il faut compter environ huit heures pour un séchage complet. Si l’opérateur n’est pas satisfait de son travail, il dispose d’une vingtaine de minutes pour supprimer la couche de vernis additionnelle et recommencer l’opération. Cette restauration de la peinture, ou plutôt de son vernis, n’est possible que si le primaire de la peinture d’origine n’est pas touchée par l’impact et qu’il reste un peu de la base couleur. Peuvent être ainsi récupérer les dégâts superficiels comme les petits éclats, les rayures peu profondes, les oxydations, le ternissement, etc. Le processus demande à ce qu’un véhicule soit refait entièrement.

L’application de la méthode RestorFX nécessite une semaine de formation théorique et pratique. Le technicien est ensuite mis à l’épreuve trois jours dans son centre avant que ne soient définitivement validées ses capacités. Les produits utilisés sont fabriqués aux États-Unis pour le compte exclusif de RestorFX. Le franchiseur n’a pas souhaité nous communiquer le prix des produits ni la quantité utilisée par véhicule. Des informations pourtant importantes dont les franchisés sera totalement dépendant. Aucun usage de produit alternatif n’est possible. La prestation est vendue entre 590 et 790 euros prix public en fonction du segment du véhicule. Elle s’adresse à la fois aux particuliers, qui souhaitent rénover la peinture de leur véhicule à moindre frais (dans le cas d’une vente, d’une restauration d’un véhicule de collection ou encore lors d’une fin de location longue durée), et aux professionnels dans le cadre du reconditionnement de véhicules d’occasions. Pour ces derniers, l’opération est forfaitisée à 390 euros. Les professionnels représentent à ce stade 75 % des clients. L’ambition du franchiseur est de se tourner davantage vers le grand public.

Une marge nette à 40 %

« Notre modèle de franchise a été testé et validé. Il est rentable et complet en termes de marketing et de communication », assure Vincent Desbordes. Pour avoir une rentabilité minimum, un centre doit traiter au moins un véhicule par jour. Mais l’objectif visé en régime de croisière est de traiter 4 à 5 voitures par jour avec deux opérateurs. Cela peut permettre d’atteindre un chiffre d’affaires de 350 000 euros avec un taux de marge nette de 40 %. La vente de prestations (comme la rénovation des optiques pour 79 euros) et de produits additionnels proposés par la franchise peuvent compléter les revenus. RestorFX ambitionne d’ouvrir en France une cinquantaine de centres d’ici à 2025. Les villes de Bordeaux, Toulouse et Rennes seront prochainement dotées d’un centre RestorFX. L’enseigne souhaite s’implanter au sein des pôles automobiles des agglomérations avec l’idée de capter 10 % des véhicules entre les mains des professionnels qui nécessiteraient un traitement de peinture. Sur le salon de la franchise, une cinquantaine de contacts ont été pris. Cela pourrait déboucher à minima sur la création prochainement de deux centres complémentaires. On pourra retrouver au prochain salon Equip Auto l’enseigne qui ambitionne de séduire des professionnels de l’automobile en recherche de diversification de leur activité.

Quelles sont les conditions d’accès à la franchise RestorFX ?

Un futur franchisé devra mettre sur la table un investissement minimum d’environ 50 000 euros. Dans le détail, 15 000 euros de droits d’entrée (accès au savoir-faire, support et outils marketing, communication, commerciaux, portail intranet etc.), 5 000 euros de formation (finançable) et 5 000 euros pour les fournitures et équipements de base (permettant de rénover la peinture de 40 voitures pour un chiffre d'affaires de 20 000 euros). Les autres 25 000 euros seront utilisés pour la mise en place de l’affaire et le fonds de roulement (loyers d’avance pour un local entre 150 et 200 m2, aménagement du local, location d’un véhicule de courtoisie, réserve de salaires pour un opérateur, assurance…). Les frais de communication s’élèvent entre 150 et 500 euros en fonction des besoins du centre. Enfin, les royalties s’élèvent à 6 % du chiffre d’affaires hors taxe.

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