Rétrofit électrique, un possible débouché ?

Fabio CROCCO
Rétrofit électrique, un possible débouché ?

Rétrofit électrique, un possible débouché ?

Quatre entreprises françaises viennent de créer l’association AIRe pour favoriser en France le développement de la transformation des véhicules roulants en véhicules électriques.

Alors que plusieurs pays à travers le monde, dont quelques européens comme l’Italie ou l’Angleterre, favorisent la transformation d’un véhicule thermique en électrique, la législation française ne l’autorise toujours pas. Les démarches pour opérer une telle conversion sont longues et s’opèrent au cas par cas. Mais il reste impossible de commercialiser un véhicule transformé en électrique sans l’accord du constructeur.

Pour lever cet interdit, simplifier les démarches et avoir une harmonisation européenne, quatre entreprises viennent de créer une association de loi 1901 nommée Acteurs Rétrofit électrique (AIRe). Il s’agit du garage vendéen Brouzils Auto et des entreprises Carwatt, Ian Motion et Retrofuture Electric Vehicles. D’autres acteurs pourraient prochainement rejoindre l’organisation.

AIRe souhaite faire connaître auprès des autorités publiques, du monde économique et du grand public les intérêts de ce retrofit thermique vers électrique. L’association souhaite agir pour le développement de la filière en adaptant la législation et en créant une norme pour la profession. « La France met tellement d’obstacles qu’elle interdit de fait le développement de cette filière qu’elle laisse à nos voisins. C’est donc une filière de bon sens qui est aujourd’hui proposée aux autorités et aux Français » réagit l’association, pour qui le rétrofit électrique répond à des enjeux majeurs de développement durable.

30 000 euros pour deux semaines de travaux

À l’instar de ce qui se passe dans les autres pays, la création d’une filière française du rétrofit permettrait, selon AIRe, de donner de l’activité à de nombreux garagistes. Pour l’heure, le retrofit reste artisanal en France et ne concerne que quelques véhicules, notamment de collection, dont les propriétaires ont choisi la transformation en électrique pour plus de confort d’usage. Les prix de la transformation restent élevés. Il faut compter en moyenne 30 000 euros pour deux semaines de travaux.

Pour Arnaud Pigounides, coprésident de l’AIRe, l’industrialisation de la filière reste possible pour diviser par trois les coûts. Quelques industriels sont sur les rangs pour produire en série des kits de montage qu’il reste à faire homologuer. Il serait alors possible de donner une deuxième vie à son ancienne Clio en l’électrifiant pour une douzaine de milliers d’euros avec une éventuelle aide de l’État.

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