Salon de Genève : un climat électrique sur l'édition 2019

Christophe CARIGNANO

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Salon de Genève : un climat électrique sur l'édition 2019

Le salon de l’automobile de Genève est chaque année l’occasion de découvrir les dernières nouveautés et les futures tendances d’une industrie en pleine mutation.

La 89e édition du salon de Genève, qui s’ouvre à la presse le 5 mars puis au grand public du 7 au 17 mars, n’est décidément pas une édition comme les autres. Alors que les grands patrons du monde automobile se retrouvent dans l’enceinte de Palexpo de Genève, l’ancien PDG du groupe Renault et président de l’Alliance, apprend le même jour sa libération sous caution après plus de trois mois dans une prison de Tokyo.

Un climat électrique

Au sens propre comme au figuré, l’édition 2019 s’annonce électrique. Au niveau des modèles présentés, nous découvrons le tout électrique sur la plupart des stands ou au mieux des motorisations assistées d’une version hybride. C’est une mutation au pas de charge de l’ensemble de la production automobile. L’objectif est simple et incontournable : il faut rentrer dans les clous des émissions de CO2 qui ont progressé de 15 à 20 % avec l’adoption de la nouvelle norme d’homologation WLTP. Et l’an prochain, dès 2020, il faudra enchaîner avec la réglementation CAFE qui impose une moyenne de 95 g de CO2 par kilomètre pour la plupart des constructeurs. À ce jour, aucun constructeur n’est dans les clous et pourrait risquer de lourdes amendes qui se chiffreraient à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Les émissions de CO2 progressent

En raison de la baisse des ventes des motorisations diesel en Europe, la progression de l’essence entraîne mécaniquement une progression des émissions de CO2. Un paradoxe bien connu qui éloigne un peu plus les constructeurs de ces fameux objectifs drastiques fixés au niveau européen. D’après les données fournies par Jato Dynamics, le rejet moyen de CO2 en Europe selon le cycle NEDC corrélé s’est établi à 120,5 g/km, soit une progression de 2,5 g/km par rapport à l’an passé. Le plus mauvais taux depuis 2014 ! Outre la progression des motorisations essence, l’autre grand responsable de cette montée du CO2, c’est bien sûr la carrosserie SUV qui progresse partout en Europe et dont le seul poids par rapport à une berline explique facilement les inflations de CO2. Des émissions comptabilisées en NEDC corrélé alors que l’homologation WLTP devrait, dès l’an prochain dans la plupart des pays européens dont la France, entraîner une nouvelle augmentation de 15 à 20 % de ces mêmes rejets.

En vidéo : les principales nouveautés du salon

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