Selon TomTom, la ville du monde la plus embouteillée n’est plus Moscou

Selon TomTom, la ville du monde la plus embouteillée n’est plus Moscou

© Randy Lisciarelli / Unsplash

Le spécialiste de la géolocalisation vient de publier la onzième édition de son indice de trafic annuel répertoriant les villes du monde les plus encombrées. En 2021, la capitale russe cède sa première place, de peu, à… Istanbul en Turquie.  

Dans son dernier rapport détaillant les tendances de trafic, observations menées dans 404 villes de 58 pays, TomTom a révélé que 2021 n’avait pas retrouvé les niveaux de congestion 2019, 2020 faisant figure d’année particulière en raison des restrictions de circulation dues à la pandémie. Ainsi, le nombre de bouchons en 2021 serait en baisse de 10% par rapport à 2019. De même, comparé à 2019, le nombre de villes embouteillées a également diminué, note TomTom dans son baromètre Traffic Index. Pour preuve : sur les 404 villes constituant le panel, 283 ont connu une congestion moyenne inférieure à celle de 2019.

Ce qui n’est toutefois pas le cas d’Istanbul, puisque la cité turque passe d’un niveau de congestion moyen de 55% en 2019 à 62 %, en 2021. Elle décroche ainsi le titre de « ville la plus embouteillée du monde », détenue par Moscou déclassée à la seconde place avec 61% de congestion en 2021. Bangalore (Inde) et Manille (Philippines), qui représentaient les deux villes les plus engorgées de 2019 avec un niveau de congestion de 71% s’améliorent quant à elles, retombant respectivement à la 10e et 18e position.

L’influence néfaste du Covid… et de la météo

Si le télétravail est de plus en plus pratiqué, il ne l’est néanmoins pas assez pour éviter les bouchons. D’autant que, dans le contexte sanitaire, les transports en commun s’avèrent délaissés au profit de la voiture individuelle. Par conséquent, les heures de pointe s’en sont trouvées déplacées dans près de 40% des villes du monde. De plus, de nombreux centres urbains ont enregistré des fluctuations extrêmes du trafic routier. Un effet accordéon qui doit aussi beaucoup à un autre facteur que les confinements successifs : les conditions météorologiques. Ainsi, en février 2021 Kiev (Ukraine), Varsovie (Pologne) (220%) et Cincinnati (USA) ont enregistré des taux de congestion record à cause des chutes de neige intervenues sur cette période.

L’impact environnemental des bouchons calculé

Pour la première fois, TomTom a aussi utilisé les données émises par l'Université technologique de Graz pour évaluer le coût environnemental des bouchons au sein de quatre capitales européennes. À Paris, où le trafic a augmenté de 10 % en septembre 2021 par rapport à septembre 2019, ce sont 1,85 mégatonnes de CO2 qui sont imputables aux embouteillages sur 13,8 mégatonnes annuelles. Ce n’est certes pas autant qu’à Londres, où 2,2 mégatonnes sur 14,8 mégatonnes de CO2 sont produites par le trafic routier, mais c’est beaucoup plus que Berlin et Amsterdam avec respectivement 0,42 et 0,06 mégatonnes. Un écart énorme « principalement due à la composition de la flotte », justifie Ralf Peter Schäfer, vice-président responsable du trafic, des déplacements et du routage chez TomTom. Amsterdam compte en effet 9,5% de VE dans son parc roulant contre 4% pour Paris. Berlin, elle, ne compte que 1,5% de VE mais seulement 51% de diesels contre 71,5% pour la capitale française.

Réduire la part des véhicules thermiques apparaît donc comme une obligation pour TomTom, qui a également estimé l'impact environnemental en modifiant le ratio de véhicules électriques dans la composition totale de la flotte. Pour une ville comme Londres, où les VE contribuent à 4,4 % du trafic quotidien, augmenter leur part dans le mix de trafic de 1 % annulerait ainsi 155 000 tonnes d'émissions de CO2 par an. Le récent abaissement des limitations de vitesse de 50 à 30 km/h et la mise en place des zones à faibles émissions dans plus de 240 villes en Europe auraient aussi eu un effet bénéfique. Dans la capitale anglaise, la ZFE aurait notamment permis de réduire les émissions de NOx de 54%.

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