Stationnement payant des deux-roues : « Un frein à la mobilité professionnelle », selon Mobilians

Stationnement payant des deux-roues : « Un frein à la mobilité professionnelle », selon Mobilians

Mobilians s'inquiète du manque d’information et de lisibilité sur les modalités d’application d’un système à géométrie variable entre les Parisiens et les habitants de la périphérie.

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Alors que le stationnement en voirie devient payant, à compter du 1er septembre 2022, pour les deux-roues dans les rues de Paris, le syndicat des métiers de la distribution et des services de l'automobile dénonce une mesure discriminatoire et complexe.

Initialement prévu pour janvier, le stationnement à Paris devient payant pour les motos et scooters thermiques à partir du 1er septembre 2022. Le dispositif engendre, à quelques jours de son entrée en vigueur, de vives inquiétudes de la part des usagers comme des entreprises. Mobilians s'inquiète notamment du « manque d’information et de lisibilité sur les modalités d’application d’un système à géométrie variable entre les Parisiens et les habitants de la périphérie » qui constituera « sans nul doute un frein à la mobilité dans la capitale, et à la mobilité professionnelle en particulier ».

Quel coût pour les usagers et les entreprises franciliennes ?

L'organisation professionnelle dénonce une « situation inédite » qui aura « un coût important », sans pour autant en remettre en cause le principe. « Dans le contexte économique actuel qui fragilise chaque jour un peu plus les travailleurs franciliens, cette mesure est un véritable coup dur pour le pouvoir d’achat. Rappelons que l’Île-de-France est la région comptant le plus de deux-roues, outil indispensable notamment pour la mobilité professionnelle, souligne-t-elle. En 2021, nous recensions plus 1 270 000 deux-roues immatriculés, dont 766 000 pour Paris et sa première couronne ». Pour Mobilians, cette mesure constitue donc « un frein important à la mobilité professionnelle et fait peser un risque supplémentaire sur l’attractivité de certains métiers ». Des secteurs tels que la restauration, l’hôtellerie et le tourisme, qui éprouvent déjà beaucoup de difficultés à recruter et conserver du personnel, résidant le plus souvent hors de Paris, et qui ont recours à ce mode de transport, seront sans nul doute impactés par cette nouvelle disposition. L'institut Montaigne estime que la mesure ponctionnera 35 millions d'euros aux Franciliens.

Des modalités incohérentes

En outre, Mobilians pointe du doigt plusieurs incohérences quant à la souscription d'un abonnement professionnel conditionnée au code NAF (ou APE) de l’entreprise. « Malheureusement, la liste des codes NAF permettant d’appliquer ces modalités particulières aux professionnels, n’est pas la même pour les entreprises domiciliées à Paris ou en banlieue, voire exclut certains secteurs, sans cohérence apparente », précise ses responsables. En outre, Mobilians craint que la possibilité donnée aux deux-roues de se stationner sur les places des automobiles risque de générer du conflit entre les usagers.

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