Transport routier : le secteur en manque de main-d'œuvre

Clotilde Gaillard
Transport routier : le secteur en manque de main-d'œuvre

Transport routier : le secteur en manque de main-d'œuvre

La Fédération nationale des transports routiers (FNTR) alerte sur la pénurie de conducteurs routiers mais aussi de personnels en général que connaît actuellement ce domaine professionnel.

Alors que son activité représente 90 % du transport de marchandises en France et que son maintien a été plus que crucial pendant les premiers mois de la pandémie, voilà que le secteur du transport routier connaît aujourd’hui une crise des vocations sans précédent. Une situation qui inquiète profondément Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR).

Reçue au micro de Franceinfo lundi 27 septembre, cette dernière a même chiffré ce déficit de forces vives. Selon ses statistiques, celui-ci s’établirait aux alentours de « 40 000 à 50 000 personnes » manquantes . Certes, « cela n’atteint pas la gravité de ce qui se passe au Royaume-Uni où il manque 100 000 chauffeurs routiers selon l’Association britannique des transporteurs routiers [mais] nous avons une situation de pénurie en France non seulement de conducteurs routiers, mais de personnels en général, caristes, opérateurs logistiques », interpelle Florence Berthelot.

Un métier qui tend à se diversifier pour perdurer

Si ce trouble ne date pas d’hier – « nous avions constaté cette crise des vocations avant la crise sanitaire », admet la déléguée générale de la FNTR – il a été aggravé par la reprise. En cause : des facteurs multiples qui s’accumulent, à commencer par « un vieillissement des personnels en poste » qui peinent à être remplacés. Car, « contrairement à ce qu’on pense, la formation est assez pointue dans le secteur du transport routier. Pour être conducteur routier aujourd’hui, il ne suffit pas d’avoir le permis poids lourds. Il y a des formations initiales qui sont des formations continues, tous les cinq ans », fait valoir Florence Berthelot.

Outre cette complexité du métier qui peut rebuter, possiblement accentuée par « une méconnaissance dans les orientations des collèges, lycées ou des agences de Pôle emploi », la question des salaires peu attractifs est aussi un point de tension notable. Notamment au regard de la concurrence des pays de l’Est, comme la Pologne ou la Roumanie. « Mais il n’y a peut-être pas que ça », remarque Florence Berthelot. Qui analyse : « C’est aussi la haute mobilité de ces activités qui peut peut-être effrayer certains candidats. » Tout comme l’image peu reluisante dont souffre le monde de la route, jugée comme une activité polluante aux horaires fatigants et réservée aux hommes.

Pourtant, pour favoriser le recrutement de la gente féminine, la profession cherche à faire évoluer les clichés en communiquant sur le rôle des femmes dans sa branche. Quant à l’aspect écologique, bien que le recours à l’hydrogène, à l’électricité et au gaz naturel soit encore embryonnaire au sein des flottes, des efforts ont été entrepris et « près de 600 000 camions français ont entamé leur mutation énergétique », souligne la déléguée générale de la Fédération nationale des transports routiers.

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