Tribune de Xavier Horent : "Mobilians est le visage des entrepreneurs qui seront les acteurs du siècle de la mobilité"

Christophe CARIGNANO

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Tribune de Xavier Horent :

Le CNPA devient Mobilians à partir du 26 janvier 2022.

© Mobilians

A l'occasion du changement de nom et de trajectoire du CNPA, transformé en Mobilians depuis le 26 janvier 2022, nous publions cette Tribune de son délégué général Xavier Horent qui rappelle que "Mobilians n'est ni un clone ni une simple révocation de façade : il est le visage des entrepreneurs qui seront les acteurs du siècle de la mobilité". 

 

Tribune de Xavier Horent délégué général du CNPA

Le CNPA devient MOBILIANS

Déjà, en 1990, les publicitaires avaient décelé le besoin d’un réenchantement du rêve automobile. Une nécessité d’autant plus impérieuse que la compétition se faisait plus pressante au sein des marchés matures confrontés à la percée des marques japonaises. Excellents baromètres, les campagnes aux designs arrondis jouaient sur l’argument émotionnel. La promotion de valeurs plus identitaires, de sensations, de personnalisation et de proximité avait vocation à se protéger des premières vagues d’une mondialisation alors perçue comme heureuse.

Tandis que la première guerre du Golfe démarrait, un peu plus de 20 % du parc automobile français roulait au diesel, alors considéré comme l’énergie de toutes les promesses. L’année 1990, c’était aussi la présentation du premier système de navigation embarquée par GPS, ou l’instauration du contrôle technique. Ce fut le début de carrière de la renault clio alors que la citroën 2 CV terminait la sienne. Notre industrie, alors respectée, et très portée sur l’exportation, était célébrée « au sommet » par le Mondial de Paris. La production nationale s’élevait à près de 3,8 millions de véhicules, sur un parc de 29 millions, hissant notre Pays à la deuxième place européenne, derrière l’Allemagne - encore seulement de l’Ouest…

1990, c’était aussi la date du lancement du CNPA, qui reprenait le flambeau des organisations qui l’avaient précédé depuis 1902, et de son installation au sein d’un nouveau siège national à Suresnes. Au moment où l’on pensait célébrer « la Fin de l’Histoire » dans le monde, le « Conseil National des Professions de l’Automobile » disait la « révolution tranquille » conduite par son président, Jean PUIJALON. L’objectif, réussi, était de transmettre une organisation patronale mûre et solidement ancrée, apte à passer le cap redouté des années 2000.

Derrière ces quelques rappels, un cycle était, une fois de plus, en train de s’ouvrir à la fin de ce premier siècle de l’automobile. Trente ans après, nous en mesurons les lignes de forces, mais aussi, avec le recul, les limites et les contrastes. Cette séquence d’une génération portait en germe les premiers facteurs d’une intense transition sous-jacente au niveau de l’industrie comme des services.

La crise financière de 2008, puis les Accords de Paris sur le climat de 2015 et la bombe à fragmentation du dieselgate ont rapidement mené à un point de rupture. La puissance des enjeux, en particulier environnementaux et sanitaires, a fait basculer l’automobile. Le nouveau monde est traversé par de stupéfiantes accélérations technologiques et une mutation totale des modèles économiques, redoublée d’attentes sociétales et de modes de consommation intensifiés par le fléau du Covid-19.

Les différents centres de gravité sont renversés, les hiérarchies classiques sont ébranlées.

Un autre momentum, celui de la « mobilité », est en effet engagé et rebat toutes les cartes. Le glissement sémantique est significatif : il manifeste une nouvelle donne, distribuée par un Green Deal européen extrêmement ambitieux et désormais soutenu par les marchés financiers. Elle est d’une nature et d’un degré d’intensité radicalement différents de la stabilité relative issue des décennies précédentes.

Plus qu’une révolution, c’est littéralement une métamorphose compte tenu de la combinaison singulière des multiples transitions opérées. Elle conduit déjà à porter un autre regard sur les transports, clefs de toute croissance, à imaginer et à exécuter des stratégies et des politiques publiques tout à fait inédites.

Ces très vastes mouvements vont tout dominer, à une échelle de temps dont on ne maîtrise ni la vitesse ni l’issue. Ils redéfinissent déjà les chaînes de valeur, questionnent leur soutenabilité économique et sociale, détruisent des emplois et en créeront de nouveaux. Ils vont casser les codes et abattre les rentes. Ils feront surgir des usines et développer des services modernes, repenser la relation au consommateur et au citoyen. Ces vagues vont continuer à emporter des remises en question souvent très brutales, hélas très concrètes dans nos régions.

Les risques sont à l’évidence très élevés. Mais l’immobilisme mettra plus sûrement encore en péril nos actifs stratégiques. La profondeur des conséquences sur notre société peut surpasser celles de l’invention du moteur à explosion. Elle va générer une période de très fortes instabilités à court et moyen terme - contredisant, de ce fait, tout effort de planification stratégique tant l’environnement est volatil.

Toute la filière doit se mettre en position de saisir les immenses opportunités industrielles et commerciales ouvertes par un chaos qu’il faut espérer fécond. Rien n’est encore assuré, et il s’agit de rester demain à l’avant-garde pour tirer le meilleur profit de ce qu’une brillante histoire nous a légué. Hyper connectée, autonome, neutre au plan écologique, accessible à la demande, la mobilité du futur devra emprunter une trajectoire durable pour tenir ses promesses en termes de civilisation.

D’ici le milieu du siècle, « l’auto-mobile » atteindra, dans les zones les plus développées, l’objectif d’un « zéro absolu », résolvant l’équation des émissions, de la congestion et de l’accidentologie. La fameuse génération Z, dans son acception démographique, pilotera sans aucun doute des engins d’un nouveau type et disposera d’outils qui nous feront changer de dimension, dans tous les sens du terme.

Mais… cet optimisme ne doit pas se départir d’un solide réalisme : les choix technologiques et énergétiques renchériront le coût de notre mobilité, posant la question de l’acceptabilité, de la soutenabilité et de la cohérence globale d’une stratégie qui n’est pas mature. Le débat public devra gagner en densité et en objectivité - on le voit avec les sujets de la place du nucléaire, de l’extraction des terres rares ou du bilan carbone total - si l’on veut rendre possible un futur encore insaisissable.

La difficulté, extrême, de notre temps se situe dans la mesure de ces déséquilibres et le pilotage des équilibres futurs. Comment se projeter dans le XXIème siècle sans la nostalgie du XXème, comment faire le lien entre le point d’arrivée que nous visons et la réalité dans laquelle nous évoluons ? Répondre à cette question politique est la condition de réussite de toute « transition » historique. Nos gouvernants se situent sur un chemin de crête et il faut soutenir celles et ceux qui chercheront à dégager des solutions claires et maîtrisées : nous ne relèverons pas les défis du futur si nous ne nous préoccupons pas de sécuriser le présent.

Alors, dans tout ceci… et lorsque la capitalisation boursière des GAFA ou de nouveaux constructeurs pèse près de trente fois celle de certains industriels, que peut faire, que doit faire une simple organisation professionnelle ? Le président Francis BARTHOLOMÉ et nos instances ont décidé un changement décisif de ligne. C’est MOBILIANS. Nous sommes l’alliance des entreprises de la mobilité, pour parler d’une voix forte et juste, pour agir de manière proactive et fidèle à une raison d’être réaffirmée. L’objectif : servir l’avenir, avec réalisme, avec humanisme, en nous inscrivant dans une trajectoire durable.

Que signifie MOBILIANS ? D’où vient-il ? Quelle est sa stratégie ? Quels sont ses fondamentaux, et quels sont les tournants à négocier pour rester en mouvement, comme à l’origine ?

Notre fil conducteur tient en trois axes :

  • respecter notre Histoire,
  • servir l’avenir sans compromettre le présent,
  • et tracer une trajectoire durable.

Respecter notre Histoire

Le CNPA était lui-même l’héritage d’une génération de pionniers et fondateurs d’une première « chambre syndicale ». C’était en 1902, à Paris, rue Léonard de Vinci. Depuis, nos entrepreneurs, audacieux, inventifs, « risque-tout », ont tissé un fil ininterrompu d’engagements tout en reliant une communauté de métiers au grand roman national de l’automobile.

Rien n’était acquis. Cette construction collective fait l’honneur de notre mouvement patronal. Il faut saluer ces hommes et ces femmes qui ont su prendre des risques et bâtir patiemment une œuvre commune de très grande ampleur. Ils ont fédéré « la Profession » en lui donnant un cap constant et des ressources qui lui ont déjà permis de surmonter plusieurs vagues de défis par le passé.

Avant qu’une nouvelle page ne s’écrive, qu’il leur soit ici rendu hommage, comme à tous ces chefs d’entreprise qui font confiance à notre grande Maison avec un attachement sincère depuis 120 ans.

Cet héritage nous oblige : soyons au diapason des enjeux du monde qui vient ! Sans tourner le dos à notre histoire, sachons aborder l’avenir avec un esprit de conquérants !

Et quelle Histoire depuis 1902, à la veille du premier Tour de France qui allait s’élancer, et la création, quatre ans auparavant, du « Salon de l’Auto » ! Faisons un très rapide détour.

Un trajet Paris-Marseille prend alors neuf jours. C’est l’époque où la distance est synonyme d’obstacle et où la France compte moins de 10.000 voitures, dont plus du tiers à l’énergie électrique, et un millier de camions. C’est aussi le temps des visionnaires. Ils s’appellent Jules-Albert de DION, Hippolyte PETIT, Georges CORMIER. Ensemble, ils ont une conviction : l’automobile va rapidement se démocratiser et son invention sera l’une des plus importantes du siècle ; il était donc nécessaire de la doter de capacités de représentation et d’action pour incarner ce qui allait s’apparenter à notre génie national.

Le premier syndicat patronal de la réparation et de l’entretien, la Chambre Syndicale du Commerce de l’Automobile - CSCA - était né - dans le prolongement de la fondation de l’Automobile Club de France, à l’origine du code de la route, et d’autres institutions liées au secteur, au sein desquelles l’industrie, le commerce et les services ont, un temps, siégé côte à côte.

Au cours du XXème siècle, les concessions, garages, stations-services, réparateurs, écoles de conduite, parcs de stationnement ou bien encore recycleurs, carrossiers, centres-autos, loueurs et tant d’autres activités, émergeront, se développeront. Ces startups des années folles constitueront finalement un tissu entrepreneurial très résilient et d’une rare densité. Dès le départ, ce qui pouvait rassembler ces chefs d’entreprises était plus fort et plus important que leurs différences. Cette volonté de ralliement est toujours inspirante en 2022.

Parallèlement, de grandes branches, telles que la métallurgie, la plasturgie, le caoutchouc, la chimie ou, précisément, la distribution et les services, se structureront en s’ordonnant autour des produits, des spécificités professionnelles et des qualifications. Autant d’éléments qui ont fixé progressivement le paysage dit conventionnel, à partir duquel des politiques mutualisées ont pu se déployer au bénéfice des entreprises et de leurs salariés dans les domaines de la formation, puis des retraites, et enfin de la prévoyance et de la santé.

Inscrit dans cette dynamique, la CSCA adoptera plusieurs appellations, tour-à-tour CNCA, CSNCRA et finalement le CNPA. Onze présidents nationaux s’y sont succédé tout en participant activement au CNPF ou à la CGPME de l’époque, de René BERNASCONI à aujourd’hui. La chambre patronale fondera, avec ses partenaires sociaux, les principales institutions paritaires, centres de formation d’apprentis et écoles de la Profession, telles le GARAC. Cette œuvre est rayonnante, et de nombreux chefs d’entreprise, diplômés de ces formations, sont d’ailleurs des administrateurs de la branche : nous en comptons plus de 1.500 ! Ces briques successives précéderont les grandes dates de l’histoire économique et sociale nationale tout en accompagnant les ruptures technologiques inhérentes à l’automobile et à son expansion.

Cette longévité ne doit rien au hasard, et relate un étonnant récit qui se confond avec ce que l’automobile a fait surgir dans la société française. C’est d’abord, ne l’oublions pas, celui d’une aventure humaine. C’est aussi la mythologie d’une révolution permanente dont on a banalisé la nature extraordinaire avec sa part d’épopées, de ruptures, d’alliances, d’exploits techniques, d’inestimables progrès collectifs et de possibilités nouvelles au long de ces décennies. Le « garagiste de Loudun », titulaire d’un brevet élémentaire, René MONORY, l’avait parfaitement compris en accédant à la présidence du Sénat en 1992.

L’automobile, intimement corrélée à la liberté, représente la conquête constante de nouvelles frontières. Plus loin, plus vite, plus facilement, tout a changé dans notre relation à l’espace, au temps, au travail, à la culture ou aux loisirs sans oublier une géographie et un aménagement territorial entièrement structurés autour de nos routes, du commerce, des services et des infrastructures.

Peu d’industries auront à ce point marqué d’une empreinte aussi profonde notre Pays, à la fois État constructeur et Nation automobile. Les liens sont très puissants, bien davantage qu’on ne le mesure, à l’heure où certains courants de pensées cherchent à tout déconstruire lorsque ce n’est pas à tout effacer. La cancel culture n’est qu’une idéologie de l’annulation qui fait le lit du déclassement. Quelle grave erreur de perspective et, surtout, quel risque !

Pour savoir où l’on va, encore faut-il ne jamais oublier d’où l’on vient ni déprécier la valeur de notre patrimoine et de notre savoir-faire. Il faut au contraire se réapproprier notre histoire pour mieux se projeter : c’est le projet de MOBILIANS.

Roland BARTHES - nous sommes en 1957 - a cette phrase célèbre dans ses « Mythologies », qualifiant ce symbole de la modernité comme « l'équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques : je veux dire une grande création d’époque, conçue passionnément par des artistes inconnus, consommée dans son image, sinon dans son usage, par un peuple entier qui s’approprie en elle un objet parfaitement magique ». Au cœur de ce siècle, l'automobile, objet d'une ferveur quasi-religieuse, est un concentré de valeurs positives : le progrès et l'ascension sociale, bien sûr, mais aussi la prospérité, la liberté individuelle, et l'autonomisation des femmes. Merveilleuse héroïne, l’automobile jouait les premiers rôles au cinéma, sublimant la vitesse et la puissance. La voiture incarnait une ingénierie mystique au service du renouveau de la France, appuyée sur ses grands mythes - d'où la référence à des « cathédrales », jadis bâties sur une spécialité thermique aujourd’hui contrainte à de difficiles et incertaines reconversions.

Même si les mots clefs qui définissent aujourd’hui l’automobile disent plutôt la rationalité, ces lignes conservent une résonance très profonde. Il suffit de fouler les allées de tous les salons mondiaux pour constater un engouement toujours vibrant. Encore aujourd’hui, il n’y a pas un département où les rallyes et les manifestations automobiles, très enracinés, restent un lieu de communion profondément populaire sans compter l’omniprésence des sites internet liés à la mobilité. Bien sûr, n’en déplaise à de bruyants détracteurs, les Français aiment l’automobile et sa magie opère toujours aussi puissamment.

Elle est une source de fierté tout autant qu’un ressort de souveraineté, de croissance mais aussi d’insertion sociale. Il n’est pas anodin de laisser filer la présentation de ses innovations à Shanghai, Las Vegas ou Francfort plutôt qu’à Paris ! On aimerait que nos politiques de la capitale contribuent à faire rayonner nos talents et expriment la vision de la mobilité du futur à la française !

Ce qui est étrange, c’est la quasi absence d’études sociologiques de fond sur un objet qui ne sera jamais un bien de consommation comme les autres. Constructeur de l’espace social, l’automobile s’était comme effacée en passant sous les radars publics… avant son irruption fracassante avec les Gilets Jaunes.

Le message de ce coup de semonce est parfaitement clair : on ne réussira pas une transformation d’une telle ampleur sans une très large acceptation sociale et territoriale. « L'automobilisme » est un enjeu inflammable, sujet de sensibilités qu’il s’agit de concilier avec le sens des équilibres et des nuances pour faire avancer le Pays. Derrière sa mythologie se trouvent différentes strates sociales, politiques, juridiques, esthétiques, médiatiques, économiques ou techniques. En ce sens, l'automobile est une métaphore, celle d'un monde qui change en profondeur et dont l'on ne perçoit que les prémices.

Et il change à ses extrémités, l'individu et la société, le consommateur et le producteur.

Phénomène social total, 40 millions d’automobiles sillonnent la France. Réalité composite, que l'on soit consommateur, usager ou citoyen, et au croisement des questions du travail, de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire et de la culture, la voiture définit un imaginaire collectif et structure le quotidien. Dans la France de 2022, l’essentiel des kilomètres parcourus est ainsi réalisé par les classes moyennes avec un parc ultra majoritairement thermique, au diesel, et qui ne cesse de vieillir. La préférence va massivement au véhicule d’occasion, au sein d’un marché compliqué où la part du véhicule 100 % électrique et ultra connecté dans le parc total restera minoritaire pour au moins deux décennies. Les arbitrages à assumer devraient s’appuyer sur un débat de fond : les réglementations dictent aujourd’hui une offre que la majorité de nos concitoyens ne pourra acquérir autrement que par des subventions qui creusent le déficit budgétaire. Par-dessus tout, la mobilité est un élément central d’unité et de stabilité de nos démocraties. Cette réalité est indépassable : la nier est une erreur sans fond.

Aujourd'hui, pour les trois quarts d’un monde qui compte près d'1,5 milliard de véhicules, l'automobile demeure un rêve, encore souvent inaccessible. Quelle génération n’a pas désiré la réinventer pour aller plus loin ? Cette inaltérable jeunesse n’est-elle pas dans les gènes d’une filière dont le moteur, forcément hybride, réside à la fois dans le mouvement de notre civilisation et dans la dynamique de l’innovation ?

Servir l’avenir sans compromettre le présent

120 ans après, c’est avec l’esprit des premiers pionniers que nos professionnels n’ont cessé d’évoluer pour proposer aux Français la meilleure solution au regard de leurs besoins. D’une poignée d’ingénieurs et mécaniciens passionnés, 160.000 entrepreneurs garantissent la mobilité quotidienne. Meilleure part de notre héritage, cette alliance des talents trace l’avenir de notre mouvement.

2022 sera donc l’année d’un nouvel élan : ce mercredi 26 janvier, le CNPA est devenu MOBILIANS !

En effet, cette décision importante dans la vie d’un collectif, et assez rare dans le monde des organisations professionnelles, a été approuvée par une assemblée générale extraordinaire rassemblant les représentants de nos 19 métiers ainsi que de la totalité de nos régions et de nos départements. Leur large approbation traduit l’état d’esprit de la Profession, parfaitement consciente des enjeux, mobilisée et déterminée. Merci pour leur confiance, leur fidélité et leur audace !

Elle intervient à l’issue d’une réflexion rigoureuse de notre directoire et conseil de surveillance pendant plusieurs mois. Confiée à un groupe de travail piloté par Didier CHABRIER, nous avons été accompagnés par l’agence CARRÉ NOIR, filiale du groupe PUBLICIS brillamment présidée par Christophe FILLATRE.

Nos forces se sont positivement mobilisées pour mener à bien un projet qui impliquait de transcender les sensibilités et de partager une vision commune. Merci à nos élus de métiers et de régions !

Notre identité de marque et ses couleurs traduisent la sensibilité aspirationnelle que nous recherchons. Ils montrent le sens et la direction que nous souhaitons indiquer avec une disruption en contraste des acronymes classiques. Forgé de deux mots, « mobilité » et « alliance », MOBILIANS est ce pacte, ce new deal pour exprimer la résilience, la compétence et le potentiel créatif de la Profession tout en favorisant l’indispensable interaction entre l’ensemble de nos métiers.

L’Histoire reste vivace et, comme en 1990, une nouvelle identité appelle aussi une nouvelle incarnation physique. Nos équipes nationales sont désormais hébergées sous un seul et même toit, dans un siège moderne et lumineux situé à Meudon, à un pont de la mythique Île Seguin. Le même mouvement est en train de se réaliser au niveau de nos délégations locales pour renforcer d’indispensables synergies.

MOBILIANS n’est donc ni un clone ni une simple rénovation de façade : il est le visage des entrepreneurs qui seront les acteurs du siècle de la mobilité. Il prendra ses responsabilités pour les représenter avec dignité, fermeté, sens des responsabilités, dans un esprit de dialogue, en France comme en Europe.

C’est le fil conducteur de MOBILIANS, dont la raison d’être est intégrée à nos statuts :

« Accompagner les professionnels de la mobilité par la route sous toutes ses formes, notamment dans les évolutions de leurs métiers, et défendre les intérêts matériels et moraux individuels et collectifs de nos adhérents. Nous nous inscrivons dans une action prospective de développement durable et de promotion d’une mobilité individuelle ou partagée respectueuse des intérêts sociétaux actuels et futurs en lien avec toutes les parties prenantes ».

MOBILIANS est une forme d’aboutissement, en pointant à la fois un point d’arrivée et un nouveau point de départ. Sa marque, forgée à la fois de ruptures et de continuités, vient d’abord consacrer une réforme de la gouvernance de l’organisation menée avec succès depuis 2014. Plus ouverte, plus performante, nous développons une offre globale de services à valeur ajoutée visant une satisfaction optimale de nos entreprises. Notre feuille de route, réactualisée en permanence, s’appuie sur un socle de représentativité professionnelle extrêmement solide avec un taux supérieur à 80 %. En moyenne, chaque année, nous répondons à près de 100.000 consultations juridiques et nous visitons 25.000 entreprises. Ce sont des cotisations, et non des subventions, qui nous font vivre. C’est le fruit de l’exigence et d’une confiance renouvelée par des entreprises toujours plus nombreuses. Nous en sommes fiers.

MOBILIANS est un mouvement sans équivalent en Europe et même au monde. Il est en effet le seul à rassembler un spectre aussi large d’entreprises. Nous couvrons toutes les activités de services, de la distribution au recyclage, toutes les tailles d’entreprises, de l’ETI à la startup, tous les modes de mobilités, individuels et partagés, du véhicule industriel à la trottinette.

Cette diversité est un élément de cohérence et de puissance. C’est un capital exceptionnel au service de tous : nous sommes un catalyseur et un accélérateur de forces en mouvement.

MOBILIANS porte la responsabilité patronale de la commission paritaire, présidée par René CÉDAT, d’une branche professionnelle forte de 500.000 actifs, de 70.000 jeunes et de 100.000 salariés formés chaque année. Au-delà du chiffre d’affaires - 170 milliards d’euros - et de son effet multiplicateur sur l’économie, cette dimension humaine transcende tous les défis que la filière devra relever. Nous accompagnons les salariés de la branche, de leur apprentissage à leur formation continue, de leur santé à leurs retraites, tout en prévenant la gestion de tous les risques professionnels. Nos différentes institutions - l’ANFA, le GNFA, l’OPCO Mobilités, et IRP-AUTO - forment un écosystème de plus de 3.000 salariés, administrés par des chefs d’entreprise et nos partenaires sociaux. Elles participent de l’unité d’une branche enviée pour l’exemplarité de son dialogue paritaire et sa capacité à « faire ». La pérennité de cette part de notre héritage est essentielle pour servir notre avenir.

MOBILIANS est la Maison de toutes les mobilités comme de tous les possibles. C’est un espace de confiance et de ressources, avec des fenêtres ouvertes sur cet univers en expansion, solidement relié à nos treize délégations territoriales. Cette proximité est centrale : elle permet d’écouter le terrain, d’informer au plus près mais aussi de rassurer et de rompre le sentiment de solitude d’entreprises familiales. Cet enracinement garantit le respect des réalités. Il permet, de ce fait, de protéger et de représenter avec authenticité et bon sens une France volontaire et énergique.

L’éducation, l’anticipation et la gestion des emplois et des compétences seront, en Occident et pour nos métiers, un puissant facteur de différenciation. Songeons à l’exceptionnel dimension technologique qu’est en train d’acquérir l’auto-mobile et l’ensemble de ses services : de 100 millions de lignes de codes embarquées à bord des véhicules d’aujourd’hui, nous passerons d’ici 2030 à un milliard ! Demain, l’intelligence artificielle, l’interaction entre les objets mais aussi entre la production, la distribution, la réparation ou le contrôle technique seront la norme. Des garages, véritables hubs de mobilités, proposeront des offres au service de « smart cities » et des consommateurs. Ils auront tous besoin de compétences étendues, hybrides, capables d’adresser un parc, des modes de consommation et des technologies très diversifiés. Le sofware, seul, ne pourra adresser ce « mix » et ces bouquets de solutions. L’intelligence humaine et le sens du service feront, pour longtemps, la différence.

Les barrières tombent partout et les frontières classiques s’effacent - y compris celles entre l’industrie et les services. Cette métamorphose et l’effort de reconstruction qu’elle implique change la donne au niveau des différentes représentations de l’automobile. La co-fondation de l’OPCO Mobilités marque à cet égard un tournant, en engageant une dynamique dans la conception des stratégies de formation. Le fait que tous les acteurs de la mobilité terrestre, des services de l’automobile aux transporteurs en passant par la SNCF ou la RATP, soient entrés dans une logique de décloisonnement et de coopération concrétise de manière tangible une nouvelle ère.

Dans une économie en mouvement, reconnaissons que l’émiettement des formes de représentation des multiples acteurs de l’automobile ne sert plus l’intérêt général ni l’efficacité attendue par leurs membres. MOBILIANS a pour vocation d’encourager des synergies effectives entre les différentes parties prenantes. Seules l’union et la cohésion feront la force : c’est une exigence collective qu’il convient de rendre rapidement possible avec lucidité et pragmatisme.

Cet effort qualitatif vaut naturellement pour les pouvoirs publics, dont les politiques devront cesser d’être segmentées entre autant de ministères. Nous sommes parvenus à la limite de l’exercice, budgets compris : il faut une autre gouvernance, anti-déclin, adaptée à une mobilité du futur qui suppose une vision à la fois globale, horizontale, rationnelle et équidistante entre les acteurs concernés.

Tracer une trajectoire durable

Pour tracer cette nécessaire trajectoire, MOBILIANS conjugue la mobilité sur tous les temps et sur tous les modes. Il se fonde sur des principes constants avec la volonté d’ouvrir au moins deux nouvelles routes. Notre stratégie est inspirée par une philosophie générale profondément réaliste et humaniste.

Nos constantes :

  • MOBILIANS est d’abord l’organisation de tous les entrepreneurs de la mobilité, dirigée par des entrepreneurs de la mobilité, pour les entrepreneurs de la mobilité. Notre mouvement, bâti autour d’une gouvernance robuste et à égale distance de tous nos métiers, porte les accents de nos régions. Il est au service de professionnels dont le tout est supérieur à la somme des intérêts particuliers.

C’est notre ADN élémentaire, sans lequel une organisation patronale serait sans âme ni colonne vertébrale. MOBILIANS sera ce que les entrepreneurs et leurs représentants voudront en faire de manière indépendante. Cela fait toute la différence avec des associations de simples circonstances ; c’est donc aux chefs d’entreprises de s’engager et de soutenir un projet au service du collectif et d’une transition réussie.

  • MOBILIANS s’inscrit dans le temps long et la proximité : cette transition est celle d’une génération, ce qui correspond à l’horizon de temps sur lequel il faut se projeter. Dans une société dominée par les pertes de repères, la complexité va croissant. Face à de brusques accélérations, Paris est pris de vitesse. Or, la proximité est le socle de notre mouvement qui sait, c’est notre histoire, que les meilleures décisions se préparent d’abord au niveau des territoires. L’atomisation de la société requiert des manufactures de confiance, de cohésion sociale, de stabilité et donc d’ordre public, soit autant de maillons que forgent les « corps intermédiaires », plébiscités par 81 % des Français comme des leviers positifs de changements.

La médiation et le temps long sont les deux faces d’un même problème de rationalité. Nous en avons trop perdu le sens au profit de l’émotion instantanée des réseaux sociaux. C’est pourquoi nous pourrons utilement concourir à adresser les difficiles questions contemporaines. Les réponses impliquent une autre temporalité, mais aussi une délibération et une implantation qui favorisent le consensus indispensable à la réussite apaisée de la métamorphose de la filière.

  • MOBILIANS est un constructeur de solutions : à l’inverse d’une société de services, sa valeur ajoutée réside dans l’aptitude à mutualiser et à protéger sur le temps long non pas des clients mais des « adhérents ». Adossé à une branche - dont le périmètre conventionnel est appelé à s’élargir -, sa politique participe de solidarités actives à plusieurs égards : entre les métiers, les territoires, et les tailles d’entreprises. Cette logique d’intégration est fondatrice de l’identité d’une filière tout en l’inscrivant dans un champ de forces qui en anime la dynamique. De leur analyse dépend la représentation, au sens fort du terme, de tous les entrepreneurs de la mobilité. C’est donc un levier capital pour assembler des solutions.

MOBILIANS est un équipementier en projets innovants et un atelier d’expérimentations : que ce soit sur la gestion des datas, les développements futurs liés à l’éléctro-mobilité, l’hydrogène ou au véhicule autonome, le cap est mis sur la diffusion de l’innovation et les métiers du futur, sans faire de compromis sur la pérennité de la valeur des affaires, leur protection, et leurs conditions de transmission. Les entrepreneurs de la mobilité pourront y concourir à la condition que des appels à projets leur soient adaptés. Leur multiplication rendra nécessaire une mise à l’échelle beaucoup plus importante, que ce soit au sein de Station F où nous avons installé un programme spécifique - le « Moovelab » - ou dans nos organismes de formation. Nous en développerons beaucoup d’autres, telles que la campagne « AXLR » pour favoriser le déploiement de bornes de recharge dans toute la Profession. Le commerce n’est-il pas le plus performant des accélérateurs ?...

Nos deux nouvelles routes :

  • MOBILIANS renforcera sa dimension sociétale : toute transition est source de confusions et prête, c’est inévitable, à de nombreuses polémiques, souvent hystérisées et instrumentalisées. La filière est contestée, très violemment, installant un doute quant à la sincérité et la crédibilité de sa parole mais aussi de son aptitude à relever le défi écologique et sanitaire. Loin de fuir un débat public qui gagnera à s’équilibrer, il faut le servir en éclairant l’opinion avec objectivité.

Les grandes révolutions technologiques réussissent quand elles sont comprises, domestiquées et valorisées. Les besoins en termes de promotion didactique sont donc immenses.

À nous d’équiper et de conseiller les Français selon leurs besoins, en inspirant les vocations indispensables à un nouvel élan : un autre récit est attendu, positif, bien sûr, mais aussi beaucoup plus pédagogique, régulier et direct. Notre stratégie de communication sera alignée avec cet indispensable renouvellement de la représentation d’une filière fière d’elle-même, sans arrogance, contributrice aux grands défis de notre société, et proche de la vraie vie. En complément de notre action au service des entrepreneurs, nous allons ainsi développer un pôle de ressources en charge de l’information de l’automobiliste, du consommateur et du citoyen.

  • MOBILIANS tracera une trajectoire de développement durable : c’est celle du XXIème siècle. La décarbonation du capitalisme, la sortie du tout fossile, l’essor du recyclage et de l’économie circulaire, le perfectionnement des filières de récupération, entrainent déjà des problèmes complexes qui s’intensifieront avant de produire un effet collectif vertueux. Le succès de cette transition est donc fondamental, en maîtrisant ses impacts sur les modèles économiques et sociaux comme sur les consommateurs et la collectivité nationale.

Une trajectoire durable, c’est aussi un environnement respectueux de principes fondamentaux : liberté d’entreprise, équilibre des relations intra-filière, protection des investissements, valorisation des ressources humaines, accès du plus grand nombre à des solutions de mobilités propres et sûres… Ce sont des apports de toute nature qui visent à contribuer à un mouvement harmonieux de notre société aux côtés de l’action de l’État.

Prenant appui sur une stratégie de RSE, notre assemblée générale vient à cet égard d’approuver la constitution d’un fonds de dotation, dénommé « MOVOM », dans la perspective de créer à court terme une fondation au service d’une telle trajectoire. C’est une démarche inédite, nous aurons l’occasion d’y revenir en juin 2022 pour la formaliser lors de notre prochaine assemblée.

Notre philosophie : 

  • MOBILIANS porte une démarche d’intérêt général fondée sur le réalisme et le sens des équilibres. Lorsqu’on mesure les complexités de l’histoire automobile et la hauteur de ses défis, la verticalité et le dogmatisme ne doivent plus avoir cours. Comme par le passé, les scénarios écrits à l’avance seront démentis car rien ne se passera comme prévu. Le marché européen est au plus bas depuis 1990… Terrible retour en arrière : le mur du réel est implacable. La puissance publique et la filière ne doivent oublier ni les citoyens ni les clients, avec leurs besoins, leurs aspirations, leurs contradictions, leurs contraintes budgétaires et géographiques.

Or, l’automobile a tendance à redevenir un produit de luxe dans une société entamée par la pandémie, marquée par la paupérisation, les fractures sociales et territoriales, la dégradation des finances publiques ainsi qu’un lourd handicap de compétitivité et d’éducation.

En outre, le risque d’un retour à une forme de taylorisation, en particulier au niveau de la distribution, de la réparation ou du recyclage menace la vitalité du tissu entrepreneurial. Des choix courtermistes pour certains donneurs d’ordres et l’assommoir, pas seulement fiscal, de certaines politiques publiques nous mènent à des impasses. La captation de la valeur, le nivellement des marges, la hausse des charges avec un quotidien rivé aux prix à la pompe ne sont pas une politique. C’est la création de richesses, et non la répartition de la pénurie, qui nous fait avancer ; ce sont les entreprises, les ingénieurs et les acteurs du terrain qui apportent des solutions.

Comme par le passé, également, méfions-nous de tout excès et de toute fuite en avant : les radicalités politiques s’accordent mal avec les réalités d’une automobile qui est une industrie mondiale soumise à une pressante concurrence. Les alertes ont été lancées, et il est anormal que nos capitaines d’industrie, nos investisseurs, nos techniciens et nos compagnons parlent dans le désert. Deux principes méritent d’être soulignés : celui d’un marché socle solide et rémunérateur, et celui de la neutralité technologique. Il faut favoriser la compétition entre les solutions thermiques et électriques selon leurs usages et leurs coûts publics respectifs. N’enterrons pas hâtivement l’actif stratégique du thermique, qui servira longtemps de nombreux marchés dans le monde, et protégeons notre savoir-faire !

Autant de réalités à méditer, pour éviter de livrer notre continent à des dépendances plus fortes que ne le fut le pétrole, sans pour autant atteindre l’objectif central de la protection du climat et de la prévention de la santé. Sur ce sujet comme sur d’autres, arrêtons collectivement de vouloir détenir une vérité unique et définitive, acceptons la complexité, acceptons les différences de situation et donc les solutions diverses et simultanées.

  • MOBILIANS, enfin, est un mouvement d’entrepreneurs engagés qui aiment avec passion leur métier et le service apporté à la société. Cet humanisme tient la promesse d’origine de l’automobile, celle de relier les générations, les classes sociales et les territoires dans toutes leurs diversités. L’accès à la mobilité, non plus contrainte mais demain réellement choisie, c’est aussi l’accès à l’emploi, à la formation, à la culture ou à la santé.

Le permis de conduire, même si les rapports à la voiture diffèreront des décennies précédentes, restera un passeport universel et la mobilité, un droit pour tous. Cette dimension inclusive rejoint les questions contemporaines car la réglementation, comme on le voit avec le format actuel des Zones à Faibles Émissions (ZFE), ne pourra se baser sur une logique d’intrusion ou d’assignation à résidence sans prendre le risque d’élargir d’inacceptables fractures.

Enfin, bien sûr, il y a une mission particulière à l’égard de notre jeunesse et de nos salariés. C’est l’apprentissage, la formation, la création d’entreprise, l’insertion professionnelle. La transmission des savoir-faire et des savoir-être est la base d’une filière fondée sur le service : c’est sa noblesse, et la considérer comme telle, au sens fort du terme, c’est aider notre Pays à renouer avec l’esprit de conquête et d’optimisme de ses plus grands bâtisseurs.

Laissons les historiens juger dans quelques décennies si nos années 20 auront été folles et/ou pleines de sagesse.

Il faut agir maintenant, alors que les batteries asiatiques et les technologies américaines sont aux portes de l’Europe. Dans ce futur où science et fiction rendent nécessairement le paysage encore très escarpé et déroutant, il faudra beaucoup d’humilité, de recul et de détermination. Il faudra également des repères et des phares pour bien éclairer la trajectoire. Dans le brouillard ambiant, MOBILIANS est une ligne de vie pour précéder, stabiliser, rendre possibles d’irrésistibles mouvements.

Pour l’heure, le Covid et la crise très révélatrice des semi-conducteurs nous enferment dans un éternel présent. L’avenir reste fuyant, utopique voire anxiogène. Sommes-nous condamnés à la nostalgie d'un passé révolu ? Non. « Entre possible et impossible, deux lettres et un état d’esprit », disait le général de Gaulle. La maturité du marché national et européen n'est pas qu'un fardeau de plus à porter : il est aussi le laboratoire d'un monde dans lequel les entrepreneurs de la mobilité apporteront une contribution fondamentale. C’est fort de cette conviction que Francis BARTHOLOMÉ sollicitera un nouveau mandat de quatre ans en juin prochain.

Encore et toujours, la filière est un champ extraordinaire pour tous les audacieux. Et quelle chance immense pour celles et ceux qui décideront demain d’y travailler afin d’en repousser les frontières !

De nouveaux mythes sont à écrire, inspirés par une certaine idée de l’esprit d’entreprise, de la liberté et de l’auto-mobile. MOBILIANS se veut le verbe d’action et le complément essentiel de métiers enthousiasmants. Nous les conjuguerons sur tous les modes !

Longue route à MOBILIANS !

Bravo à nos équipes, merci à tous nos entrepreneurs pour leur confiance : c’est le moteur de tout.

Xavier HORENT, le 26 janvier 2022

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