Une année 2021 en demi-teinte pour la filière camion

Fabio CROCCO

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Une année 2021 en demi-teinte pour la filière camion

Le marché est perturbé par l'allongement des délais de livraison des véhicules.

L’Observatoire du véhicule industriel de BNP Paribas Rental Solutions vient de livrer son bilan 2021 du marché du camion et du transport routier de marchandises. Entre bon et mauvais, il aurait pu être bien pire du fait d’une conjoncture difficile.

Si l’économie résiste à la crise sanitaire, dopée par les aides gouvernementales, il n’en reste pas moins que la filière camion doit composer avec une conjoncture compliquée avec des hausses du prix de l’énergie et des matières premières. Les pénuries de certains composants conduisent à une tension sur l’offre avec des délais de livraisons qui frisent une année. Le prix d’achat des véhicules neufs connaît également une inflation depuis quelques mois, autour des 10 %. Autre obstacle du secteur : un manque de chauffeurs toujours plus marqué.

L’année 2021 se sera déroulée en deux temps, une forte embellie au premier semestre avant que le dérèglement des chaînes de production ne génère un retournement au second semestre du marché qui se termine à 44 137 immatriculations en plus de 5 tonnes. La reprise du marché des tracteurs a été supérieure à celle des porteurs, mais loin de son niveau historique et ce pour la deuxième année consécutive. Le score du marché des porteurs reste satisfaisant dans ce contexte, même si dorénavant règne une forte incertitude sur les délais de livraison à venir. Fin 2021, les carnets de commandes restent en hausse (+ 62 % pour les commandes de tracteurs et + 23 % pour les porteurs).

Les véhicules spécifiques dédiés au BTP et les bennes, soit 40 % des immatriculations des porteurs, sont restés stables, ce qui fait de 2021 une année moyenne mais toujours vitale pour ce segment de marché. Les frigos sont en chute depuis 3 ans après une phase de progression forte entre 2014 et 2018. Le marché de la semi-remorque, avec un peu moins de 22 000 unités à fin novembre, a retrouvé son niveau de 2020.

Quelles sont les prévisions pour 2022 dans un tel contexte ? Si la reprise économique est notable, elle s’accompagne pour l’heure d’une désorganisation de la production avec pénuries et inflation. Selon l’OVI, les activités de construction devraient progresser en 2022 (+ 4,5 %) ainsi que le marché du transport routier de marchandises avec une hausse estimée de son coût de 4,2 %.

« Dans ce contexte et sans intégrer les impacts d’une situation sanitaire imprévisible, nous envisageons une fourchette de prévisions dont le point bas serait équivalent aux chiffres constatés en 2021, 45 000, et dont le point haut pourrait atteindre la barre historique des 50 000 immatriculations. 2022 sera un exercice particulier déjà très largement engagé en termes de stocks de commandes, donc d’immatriculations à venir, mais sous contrainte de capacité de livraison », conclut l’OVI.

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