Une partie historique de Renault déménage en Espagne

Alexandre Guillet

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Une partie historique de Renault déménage en Espagne

L'entité dédiée aux technologies des voitures thermiques de Renault, Horse, sera basée en Espagne, à Madrid, et son lancement officiel est imminent.

© Renault

La future entité Horse de Renault, qui sera dédiée aux voitures thermiques, aura son siège social en Espagne, à Madrid. La direction de Renault l’a officiellement confirmé aux syndicats. Dans l’Hexagone, l’annonce reste sous les radars, sans doute afin d’éviter une polémique à l’heure de la réindustrialisation du pays et du France is beautiful. Horse devrait cependant être officiellement créée début juillet 2023.

Comme l’avaient indiqué des membres de Renault à Auto Infos, balayant l’hypothèse roumaine, le groupe a décidé de domicilier sa future entité Horse en Espagne. Horse, dont on ignore encore quel sera son nom commercial, est le fruit d’une coentreprise entre Renault et Geely, qui détiendront chacun 40 % de parts, les 20 % restants semblant promis au géant pétrolier saoudien Aramco. Horse sera focalisée sur le savoir-faire historique de Renault, à savoir les technologies liées aux véhicules thermiques, ce qui comprend les hybrides et à terme, les carburants synthétiques (e-fuels).

Renault a débuté la séparation de son entité Horse

Cette décision de créer le siège social de Horse à Madrid a été officiellement confirmée par la direction de Renault, les syndicats UGT et CCOO s’en étant notamment félicités par voie de communiqué.

D’ailleurs, comme en témoigne le registre du commerce espagnol, Renault a déjà scindé le périmètre de Horse en Espagne de celui du groupe, ce qui représente plus de 1,2 milliard d’euros en valeur et près de 30 % des effectifs.

Horse, c’est 17 usines de Renault et cinq centres d’ingénierie

À terme, l’entité Horse, un des cinq sous-ensembles du groupe Renault aux côtés d’Ampère, dédiée aux véhicules électriques et directement placée sous l’égide de Luca de Meo, devrait représenter près de 20 000 emplois, dont environ 3 500 localisés en Espagne. Pour l’heure, Horse rassemble 17 usines et cinq centres d’ingénierie, avec une empreinte mondiale dans sept pays (Espagne, Portugal, Turquie, Roumanie, Brésil, Chili, Argentine) et 9 000 salariés.

Renault veut s’épargner une polémique politique inutile

En France, la construction de Horse est étrangement passée sous silence. Sans doute parce que la séquence politique d’Emmanuel Macron sur la réindustrialisation de la France s’accorde mal avec l’externalisation, pour rester poli, d’un savoir-faire historique de Renault, de surcroît prometteur à l’échelle mondiale pour l’avenir. Jean-Dominique Senard et Luca de Meo veulent éviter les polémiques inutiles que ne manquerait pas de faire naître l’image des drapeaux de la France, de la Chine et de l’Arabie Saoudite dansant le flamenco à Madrid sur les ruines de la Régie et certains débris de l’Alliance.

La création de Horse, présidée par Patrice Haettel, sera officielle début juillet 2023

La situation devrait pourtant évoluer rapidement puisque le président-directeur général de Horse, Patrice Haettel, qui évolue chez Renault depuis près de vingt ans, indique que Horse sera officiellement lancée dans trois semaines, soit au début du mois de juillet 2023. Horse se positionne comme un fournisseur de moteurs thermiques et de boîtes de vitesses, héritant de Renault d’une forte expertise mécanique et d’une dense activité de R&D.

Patrice Haettel, CEO de Horse.

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