Véhicule connecté : la Feda rejoint la coalition européenne

Fabio CROCCO

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Véhicule connecté : la Feda rejoint la coalition européenne

Véhicule connecté : la Feda rejoint la coalition européenne

Alors que les constructeurs et les équipementiers se sont accordés sur les modalités d’accès sécurisés aux données techniques échangées dans le cadre du véhicule connecté, les acteurs indépendants des services de l’automobile craignent un protectionnisme anti-concurrentiel. Ils en appellent à la création d’une interface logicielle interopérable, standardisée, sûre, de type eCall.

La Feda (Fédération des syndicats de la distribution automobile), qui défend les intérêts des distributeurs de pièces indépendants, annonce soutenir la coalition européenne qui s’oppose à la proposition de l’ACEA et du CLEPA concernant le traitement des données échangées dans le cadre du véhicule connecté. Pour la Feda, comme pour les membres de cette coalition, cette proposition en l’état représente une menace à la concurrence, au libre choix des consommateurs et même à l’innovation.

Pour le groupe, la proposition de l’ACEA-CLEPA affiche une illusion d’ouverture car elle consiste essentiellement à fermer toutes les connexions directes pour des prétendues raisons de sécurité. Les données seraient ensuite redistribuées par le constructeur à l’ensemble de la filière à partir d’un serveur externe « neutre » faisant office de tampon.

« Il va sans dire que la sécurité et la sûreté revêtent la plus grande importance, mais elles ne doivent pas servir de prétexte pour bloquer l’accès direct aux données embarquées qui représentent la clef de voûte des services numériques automobiles », argumente la Feda. Et de poursuivre : « Présentée comme un généreux partage de données, la solution n’est en réalité qu’un nouveau moyen de donner aux constructeurs le pouvoir arbitraire de décider comment, quand et à qui les données seront fournies (ou non), en fonction de leurs propres intérêts. »

Pour la coalition, il serait plus conforme de mettre en place une plate-forme embarquée, interopérable, standardisée, sûre et avec un accès ouvert conforme à la réglementation européenne eCall actuellement à l’étude à la Commission européenne.

« Pendant plus de vingt ans, l’accès direct aux données embarquées a été possible grâce à l’interface interopérable physique EOBD. Cette ligne de communication doit être conservée et adaptée aux besoins de l’ère digitale » conclut la Feda, qui ira plaider la cause devant les pouvoirs publics français.

La FNAA et le CNPA interpellent la Commission européenne

La Feda rejoint aussi la position de la FNAA et du CNPA, plaidant de même pour le partage des données des véhicules via une plate-forme sécurisée et ouverte. Les deux syndicats demandent à la Commission européenne de proposer un cadre réglementaire spécifique à l’automobile, qui préservera la qualité et la diversité des services proposés aux automobilistes et garantira ainsi leur libre choix. Le 10 janvier, un rapport parlementaire et une communication de la Commission européenne ont appelé à lever les barrières sur la libre circulation des données des objets connectés. Un bon point.

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