Véhicule connecté : le CNPA souhaite un partage neutre des données

Christophe CARIGNANO

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Véhicule connecté : le CNPA souhaite un partage neutre des données

Les futures données générées par les prochains véhicules connectés apparaissent comme un enjeu pour le monde de la distribution automobile. Les pouvoirs publics et les syndicats comme le CNPA ont d’ores et déjà engagé les discussions sur le sujet.

Le 10 janvier dernier, un rapport parlementaire et une communication de la Commission européenne ont appelé à lever les barrières sur la libre circulation des données des objets connectés. Ces deux initiatives appellent à un meilleur partage des données au bénéfice de l’ensemble des acteurs économiques... et in fine, du consommateur. Une position que le CNPA porte, en France comme à Bruxelles, dans le cadre des travaux en cours sur le véhicule connecté.

Une plateforme de données ouverte et sécurisée

Le rapport parlementaire des députées Corinne Erhel et Laure de La Raudière, appelle à une large mobilisation pour la construction d’une plateforme de services industriels à l’échelle européenne, sur laquelle tous les acteurs de l’industrie pourraient partager les datas collectées. Cette prise de position est à souligner, dans un contexte politique français et européen marqué par les travaux en cours sur le véhicule connecté et son environnement réglementaire.

Le CNPA, appuie la proposition des députées Erhel et de La Raudière. Concernant plus particulièrement l’automobile, le CNPA rappelle l’importance d’un partage des données des véhicules via une plateforme sécurisée et ouverte, permettant à tous les acteurs du marché de proposer des services à haute valeur ajoutée, pour le consommateur. Cette plateforme ouverte doit ainsi éviter toute appropriation des données par un ou des acteurs intervenant en amont, ce qui nuirait au marché dans son ensemble.

L’Europe, pour la libre circulation des données

La communication de la Commission européenne sur l’économie des données est un précédent remarquable : alors que la législation sur le véhicule connecté se décide en ce moment à Bruxelles, elle rappelle que les industriels gardent aujourd’hui les données collectées par leur produit pour leur seul usage et leurs seuls services, restreignant ainsi l’usage qui pourrait être fait par la filière des services des l’automobile dans leur ensemble.

Dans un communiqué, le syndicat de Suresnes demande à la Commission européenne de proposer un cadre réglementaire spécifique à l’automobile, qui préservera la qualité et la diversité des services proposés aux automobilistes, et garantira ainsi leur libre choix.

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