Véhicule électrique : le tabou du State of Health de la batterie

Fabio CROCCO

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Véhicule électrique : le tabou du State of Health de la batterie

Connaître avant achat le SOH d’un VE devient un élément clé d’information.

La batterie est l’organe central d’un véhicule électrique. L’accès à son état de vieillissement lorsque le véhicule prend de l’âge reste compliqué. Une situation qui ne va pas faciliter le marché de l’occasion.

La batterie est la pièce maîtresse d’un véhicule électrique (VE). Elle représente un tiers du coût du véhicule, autour des 8 000 euros. De ses performances sont liées celles de la voiture. Mais elles se dégradent au fil des années en matière de capacité de recharge, de puissance délivrée et d’autonomie.

Lors de l’achat d’un véhicule d’occasion électrique se pose alors la question de connaître cet état de santé de la batterie et son taux de vieillissement appelé SOH pour State of Health. Si, aujourd’hui, les VE ne représentent que 0,5 % des transactions (2 % pour les hybrides), les offres sur le marché de l'occasion sont naturellement appelées à se multiplier ces prochaines années.

Connaître avant achat le SOH d’un VE devient un élément clé d’information. Par exemple, un SOH de 75 %, donné comme un seuil souvent critique, signifie qu’un véhicule électrique a perdu 25 % d’autonomie. Les premiers retours d’expérience montrent en moyenne qu’un VE perd environ 2 % de SOH par an. Ce qui reste faible. Même si la batterie est contrôlée en permanence par une unité électronique en vue de la préserver et d’optimiser ses performances dans le temps, il n’en reste pas moins que la dégradation plus ou moins rapide du SOH dépend des conditions d’usage du VE. Les charges rapides, une conduite sportive ou continue sur autoroute, une mise au garage prolongée ou encore une météo excessive, froid comme chaud, accélèrent la dégradation chimique de la batterie.

Les algorithmes du boîtier électronique de management de la batterie permettent d’établir le SOH. Mais l’information, sensible pour les constructeurs, reste encore difficilement accessible au conducteur. Pour l’heure, et en attendant que la législation évolue, seule une lecture avec un outil électronique branché sur la prise OBD du véhicule donne cette information. Il faut alors la plupart du temps que l’automobiliste se rende dans un atelier agréé pour connaître l’état de santé de sa batterie.

Avec le temps et le déploiement sur la route des VE, les choses devraient évoluer et l’accès au SOH simplifié. Des outils de mesure multimarque feront leur apparition, à l’image de la solution proposée par la start-up Batterie For People : La Belle Batterie. La société propose une application mobile qui permet via un mini-boîtier branché sur la prise ODB de connaître la précieuse information. Un certificat est alors délivré pour attester de l’état d’usure de la batterie dans le cas d’une revente du véhicule.

Article complet à découvrir dans le prochain Décision Atelier

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