Véhicule électrique : les premiers enseignements que tire Opteven de leur utilisation

Fabio CROCCO

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Véhicule électrique : les premiers enseignements que tire Opteven de leur utilisation

L’an passé, le garantisseur a traité 20 000 dossiers de garantie, dont 1 % a concerné des VE.

Dans le cadre d’une conférence en ligne, réalisée en partenariat avec Auto Infos, le garantisseur Opteven a partagé quelques données tirées de ses contrats de garantie souscrits auprès de propriétaires de véhicules électriques. Pour l’assureur, les VE sont loin de pouvoir se passer d’une bonne extension de garantie.

Quand on est garantisseur, l’arrivée du véhicule électrique (VE) pose questions. Chez Opteven, on multiplie les opérations pour bien comprendre les changements liés à cette électrification afin d’adapter en conséquence les offres d’extension de garantie des VE, souvent décrits, à tort ou à raison, comme bien plus fiables que leurs équivalents thermiques.

Dans cette optique, Opteven a dernièrement mené, en partenariat avec l’institut de sondage YouGov, une étude auprès de 400 possesseurs de VE pour bien comprendre l’expérience d’usage de ces autos de dernière génération. La moitié des sondés possèdent un VE depuis plus d’un an.

Il ressort que la majorité des conducteurs de VE sont des personnes de tous les âges vivants hors des grandes agglomérations et habitants dans une maison individuelle (facilité de recharge), en zone rurale, petite ou moyenne ville. Ils utilisent principalement leur VE quotidiennement pour de petits trajets et les loisirs. Se rendre à son travail n’est pas la première utilité d’un VE. Seuls 11 % des sondés utilisent leur VE principalement pour des trajets longue distance.

Le fait que les premiers VE proposés sur le marché ont été des automobiles citadines, avec une autonomie limitée à 200 km, explique ces usages urbains. L’arrivée en concession de véhicules à plus grande autonomie et plus spacieux, mieux adaptés à un usage familial, devrait changer la donne avec un VE qui pourrait bien devenir le véhicule principal et parcourant bien plus de kilomètres.

Le choix de l’achat d’un VE est surtout guidé par la conscience écologique, la conduite silencieuse et la réactivité. À en croire l’étude, le faible coût d’usage ne serait pas un critère prépondérant d’achat. Étonnant ! La hausse récente du prix du carburant pourrait toutefois changer l’ordre des choses. Les moindres coûts annoncés par les constructeurs sur l’entretien ne semblent pas non plus orienter le choix vers un VE.

D'ailleurs, à la question portant sur la fiabilité des VE, les réponses sont partagées : seulement un tiers des répondants estiment qu’un VE est plus fiable qu’un véhicule thermique. Un autre tiers pense qu’il est tout autant. Le dernier tiers estimant la fiabilité inférieure. Du reste, 41 % des utilisateurs de VE déclarent avoir été confrontés à un incident et 18 % ont dû se faire assister, voire dépanner, « un taux assez élevé », fait remarquer Opteven. Parmi ces incidents, des causes classiques comme le bris de glace, des impacts sur la carrosserie, des problèmes sur la batterie 12 v et un dysfonctionnement de la climatisation. Les deux premières opérations restent la révision constructeur et une usure des pneumatiques à un niveau supérieur qu’au thermique. À l’inverse, les opérations sur les freins restent en retrait. Précisons que les pannes "sèche" liées à un manque d'électricité sont marginales du fait d'une utilisation encore très urbaine des VE.

À la différence d’un véhicule thermique, apparaissent de nouveaux dysfonctionnements comme celui de la batterie haute tension (plus de 7 % des incidents), des câbles et des connecteurs (entre 8 et 14 % des incidents) et des bugs électroniques/logiciels, à hauteur de 7 %. Ensemble d’incidents qu’il convient aussi de mettre au crédit de technologies encore immatures que les constructeurs corrigeront avec l’expérience. Mais face à ces taux d’incidents qui, de prime abord, apparaissent non négligeables, avec toutefois des données perfectibles vu la faible pénétration des VE sur le marché, il est toutefois bon de rappeler que sur le temps long, un VE est moins sujet à l’usure, reste indiscutablement plus fiable que les véhicules à moteur à combustion. Les constructeurs rappellent aussi que les pannes électroniques ou logicielles pourront être réparées plus facilement et plus rapidement que les pannes mécaniques. Mais coûteront-elles in fine moins chères ? Rien n’est moins sûr alors que ces pannes modernes nécessitent des investissements coûteux et de la formation. Seulement 45 % des propriétaires d’un VE estiment que le budget entretien et réparation d’un VE est inférieur à celui d’un véhicule thermique. « Nos données montrent que la fréquence des pannes d’un VE est égale à celle d’un véhicule essence, avec un coût moyen d’intervention autour des 780 euros, pas si éloigné de celui d’un véhicule thermique », indique Opteven. L’an passé, le garantisseur a traité 20 000 dossiers de garantie, dont 1 % a concerné des VE. En 2025, la société estime que 6 % des véhicules d’occasion seront des VE. La vente majoritairement en LOA des VE neufs devrait accélérer leur pénétration sur le marché de l’occasion.

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