Véhicules autonomes : la France comme modèle ?

Clotilde Gaillard
Véhicules autonomes : la France comme modèle ?

Le ministère de la Transition écologique a récemment mis à jour la stratégie nationale de développement de la mobilité routière automatisée. Objectif : faire de la France le lieu privilégié du déploiement de ce secteur et de ses services en Europe.

L’avenir de l’automobile se dessine de plus en plus clairement en version autonome, ou du moins automatisée. En témoigne la stratégie nationale en matière d’innovations de mobilité durable, actualisée le 18 février dernier sur le site du ministère de la Transition écologique. Définissant le cadre de l’action publique en France « pour accompagner le développement des véhicules, puis des systèmes et des services de mobilité automatisés », celle-ci fait suite à une première version publiée le 14 mai 2018, qui avait notamment pour objectif de mettre en place le cadre législatif permis par la Loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019. La LOM ouvrait alors la possibilité d'adapter la législation au cas de la circulation sur la voie publique de véhicules automatisés.

Aujourd’hui, compte tenu des évolutions technologiques et de connectivité – domaine dans lequel la France tient sa part de projets avec InterCor, C-Roads et dernièrement InDiD – qui améliorent les fonctionnalités et diversifient les usages – les systèmes automatisés se retrouvent dans des véhicules particuliers mais aussi de transports collectifs, de fret et de logistique –, une remise en contexte s’imposait donc. Toujours établie sur le triptyque « sécurité, progressivité, acceptabilité », cette stratégie nationale assure la circulation sur le territoire des véhicules automatisés supervisés jusqu’au « niveau 4 » (sans conducteur à bord), dans le cadre d’un service de transport de personnes. Elle engage également des travaux techniques visant à faire évoluer le cadre de validation de ces moyens de déplacement, en particulier ceux publics et partagés sur des itinéraires ou des zones prédéfinis. Pour accompagner les systèmes de transports routier automatisés (STRA), un guide d’application a même été publié en début d’année.

L'acceptabilité, nouvel enjeu

Parmi les adaptations effectuées, le ministère de la Transition écologique a dorénavant aussi mis l’accent sur un fait jusqu’alors un peu négligé : l’acceptabilité du public envers le véhicule autonome/automatisé. Cette adhésion « conditionne [en effet] son développement et ne doit pas être considérée comme acquise », fait valoir l’institution. Six séminaires dédiés aux questions d’éthique et d’acceptabilité ont ainsi eu lieu depuis novembre 2018, dont le dernier s'est tenu le 16 décembre 2021. Cette ultime édition relevait l’omniprésence de la thématique environnementale dans les considérations des usagers mais, fait nouveau, intégrait une dimension liée à la formation des conducteurs à l’utilisation de ces systèmes. Il en résultait que la majorité des personnes sondées était prête à consacrer entre 30 min et 1h30 à une telle prise en main, sur piste ou en route réelle plutôt que via un simulateur. Preuve que le véhicule autonome intrigue et interroge mais ne fait pas spécialement peur*.

* La deuxième édition du baromètre de Macif et Vedecom paru le 15 février révèle d'ailleurs que 73% des Français ont une attitude positive vis-à-vis de ce mode de déplacement.

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