Véhicules électriques, nouvelles énergies et mobilités : les enjeux du Mondial de l'auto 2018

Véhicules électriques, nouvelles énergies et mobilités : les enjeux du Mondial de l'auto 2018

Véhicules électriques, nouvelles énergies et mobilités : les enjeux du Mondial de l'auto 2018

Top départ pour le Mondial de l’automobile ! Le Salon accueille dès aujourd’hui la presse et un public professionnel. L’évènement, qui s’ouvre sur fond de questionnements autour des grandes problématiques auxquelles le secteur doit faire face, fait cette année la part belle aux nouvelles énergies et aux mobilités. L’Automobile & L’Entreprise est sur place pour vous faire découvrir les grandes nouveautés. Restez connectés !

Ce n’est un secret pour personne, le secteur de l’automobile est en pleine mutation. « Son modèle économique et de croissance est chamboulé par trois disruptions majeures » a déclaré Luc Chatel, président de la Plate-forme automobile (PFA) en ouverture du Salon, lundi 1er octobre. Et de poursuivre : « La première est technologique avec l’électrification progressive des moteurs. La deuxième est numérique car la voiture devient l’objet le plus connecté et intelligent. Enfin, la troisième est sociétale avec des usages qui évoluent vers des solutions de mobilités combinées. » Autant de sujets qui vont créer et nourrir le débat durant cette quinzaine placée sous le signe de l’auto.

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Le Mondial organisait hier, 1er octobre, une journée de conférences ouverte par Luc Chatel, président de la PFA.

L’électrification des véhicules au cœur des stratégies

Réduction des émissions de polluants oblige, cette année encore le véhicule électrique sera à l’honneur du Mondial de l’automobile. Les objectifs drastiques fixés par l’Union européenne et ses États membres poussent les constructeurs à abandonner progressivement les moteurs thermiques au profit de nombreuses nouveautés électrifiées. Les modèles fleurissent sur les stands : Audi e-tron, DS E-Tense, E-Mini, Jaguar i-Pace, Kia Niro EV, Mercedes-Benz EQC, Nissan Leaf 2, Opel Corsa EV, Peugeot 209 EV, Renault K-ZE, Tesla Model 3

La révolution de la voiture électrique en marche, il s’agit maintenant de travailler à l’évolution des batteries et des moteurs pour gagner en autonomie, mais aussi à sa mise en place. Face au phénomène, la question des infrastructures reste entière. « Le véhicule n’est que la partie émergée de l’iceberg : il faut des infrastructures, une vraie coordination entre le réseau, les flottes de véhicules et les utilisateurs. Au-delà de 20 % de véhicules électriques dans une ville, on commence à toucher les limites des réseaux existants » a rappelé Isabelle Kocher, directrice général d’Engie. Qui ajoute : « Il n’y aura pas de solution unique. Nous croyons aussi beaucoup à l’hydrogène, un gaz que nous pouvons maintenant fabriquer sans émettre de CO2, pour le transport de marchandises et le transport de personnes. »

L’explosion des services autour de la mobilité

Mais les véhicules propres ne résoudront pas tout ! « Nous n’y arriverons pas si nous ne changeons pas de modèle, en passant de la voiture individuelle aux transports partagés » a martelé Thierry Mallet, président de la société Transdev. Un avis partagé par la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui complète : « Les villes doivent pouvoir accompagner cette transformation, pour permettre la mobilité et empêcher la pollution. C’est une équation complexe qui porte des solutions alternatives afin de se passer des véhicules personnels thermiques. Cette mobilité sera demain autonome, électrique et partagée. Sans oublier les mobilités douces comme la marche, le vélo et un accès aux transports publics. »

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Une table ronde sur la mobilité durable a réuni (de droite à gauche) Anne Hidalgo, maire de Paris, Isabelle Kocher, DG d’Engie, Thierry Mallet, président de la société Transdev, et Jacques Aschenbroich, président de Valeo.

« Aujourd’hui, la frontière entre les modes de déplacement est plus perméable pour faire face au problème de congestion dans les villes, a enchaîné Thierry Mallet. Afin de répondre à l’évolution des usages, nous avons travaillé avec la collectivité locale de Mulhouse à l’élaboration d’un passe mobilité qui intègre les trajets en voiture, le paiement des parkings, mais aussi les services de vélos en auto-partage et les transports en commun. Il offre un accès à la totalité de l’offre de mobilité et n’oppose pas la voiture aux transports publics. »

Enfin à la question : « Quel avenir souhaitez-vous pour la mobilité ? », tout le monde s’accorde en faveur de déplacements plus simples (Mobility as a Service – Maas) et moins nocifs pour l’environnement. Toutefois, la réponse pour y parvenir est loin d’être aussi évidente, laissant planer son lot d’incertitudes. L’objectif restant d’accélérer la transition écologique et énergétique sans la subir.

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