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[Vidéo] Essai - Dacia Spring : fraîcheur printanière

Clotilde Gaillard
[Vidéo] Essai - Dacia Spring : fraîcheur printanière

[Vidéo] Essai - Dacia Spring : fraîcheur printanière

Avec son objectif affiché de démocratiser le véhicule électrique, cette citadine aux allures de SUV fait souffler comme un vent de renouveau sur ce segment des petites urbaines.

Comme le retour des beaux jours met du baume aux cœurs, ce modèle inédit devrait faire sourire les conducteurs à bien des égards. D’abord, pour sa face joviale. D’aspect, la dernière-née de la marque arbore des boucliers intégrés d’optiques dessinant des pommettes saillantes. Inspiré de la Renault City K-ZE, cet air sympathique se complète d’une calandre pleine où se niche la trappe de recharge. Avec sa garde au sol rehaussée, lui permettant de passer les dos d’âne ou de se garer à cheval sur le trottoir sans efforts, elle développe un design malin et d’adorables rondeurs à l’arrière. De quoi offrir une belle habitabilité aux occupants.

L’événement de la saison

Sur la version Business essayée, perchée sur des roues de 14 pouces et agrémentée de barres de toit décoratives, on fait en effet l’expérience d’un intérieur pouvant paraître chiche, voire austère et spartiate, mais indéniablement fonctionnel. Si les sièges sont durs, ils n’en sont pas moins confortables et recouvert d’un habillage en similicuir soigné, propre à la finition professionnel. Si le plastique grainé s’avère omniprésent, ce matériau réussi le pari de ne pas enlaidir l’habitacle. L’instrumentation digitale a, quant à elle, le mérite d’afficher toutes les informations nécessaires, sans superflu. Sur un tableau de bord clair, scindé en trois parties distinctes, on retrouvera ainsi les valeurs de consommation, une estimation de l’autonomie restante et le niveau de charge de la batterie en pourcentage.

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Sur la console centrale trône un écran tactile 7 pouces lui aussi parfaitement lisible. Si le design de son interface n’est pas moderne, ce détail est compensé par son ergonomie efficace et des fonctionnalités essentielles, tels le GPS et la compatibilité Apple Car Play ou Android Auto, bien présentes. Les paramétrages possibles sont nombreux et les services comme la géolocalisation de bornes à proximité ou les types de prises de charge disponibles ne sont pas omis, ce qui est appréciable. Côté recharge, la Spring se branche partout. Toutefois, sur une simple prise domestique, il faudra se montrer patient et compter presque 14h pour une charge à 100 %. Et, comme pour la Renault Zoe, la charge rapide n’est disponible qu’en option.

Caractérisée par des dimensions compactes – 3,73 m de long et 1,58 m de large –, cette 4 places au look de crossover (avec sa carrosserie parcourue de plastiques noirs) déploie également de généreux volumes pour un véhicule de segment A. En témoignent les capacités du coffre, passant de 290 litres à 620 litres avec la banquette rabattue. Petit bémol toutefois : à la place du conducteur, le siège ne peut pas se régler en hauteur, tout comme le volant, ce qui risque de poser problème aux grands gabarits, qui se sentiront peut-être à l’étroit.

Le sacre du printemps

Néanmoins, le véritable avantage de la Spring demeure son accessibilité financière, et ce n’est pas qu’un effet d’annonce de la part du constructeur. Huit ans après le lancement de la première génération de la Zoe, le groupe Renault lance une nouvelle offensive électrique avec la Spring de Dacia. S’inscrivant comme LA réponse aux tendances de mobilité actuelles, à savoir une circulation automobile restreinte et une appétence pour les nouveaux modes de déplacement, de préférence décarbonés, la citadine se veut aussi le véhicule 100 % électrique le plus abordable du marché européen. Certes, sa fabrication « made in China » déplaira à certains, il n’empêche que la facture a de quoi convaincre.

Étiquetée à 16 800 €, la version Business tombe à 12 264 € une fois le bonus écologique déduit (et batterie comprise !). Disponible en pré-commande depuis le 20 mars, la Spring se décline en deux niveaux de finition simples à comprendre : la première baptisée Confort, débutant à partir de 16 990 € hors bonus ; la deuxième, nommée Confort Plus et à laquelle s’ajoute de série la peinture métallisée, le pack techno avec écran 7 pouces, et la roue de secours, grimpe à 18 490 € (soit 13 498 € bonus écologique déduit). Opter pour la LLD se révèle aussi attractif puisque, avec un engagement sur 49 mois et 40 000 km, les loyers oscillent entre 89 et 94 €/mois selon la finition choisie (bonus écologique déduit et prime à la conversion de 2 500 € incluse). Petit clin d’œil polisson à son appellation : les premières livraisons de la Spring interviendront à l’automne. De même, une version Cargo, dérivé utilitaire idéal pour la livraison dernier kilomètre, est attendue pour 2022.

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Avec une autonomie confirmée de 230 km (WLTP combiné) et de 305 km en ville (WLTP city), la citadine s’avère suffisante pour la moyenne des trajets quotidiens effectués sur le Vieux Continent. Et ceci grâce à une batterie de 27,4 kWh. Dotée du Fireman Access, bon point en matière de sécurité, elle pèse environ 186 kilos et se situe sous le siège passager avant, ce qui assure à la voiture une bonne stabilité face au vent, bien que sa légèreté (moins d’une tonne, 970 kg) puisse en faire douter. Maniable et réactive, avec un rayon de braquage excellent de 9,6 m, la Spring abrite 45 chevaux sous son capot, et même 30 lorsque l’on active le mode Eco – afin de récupérer 9 à 10 % d’autonomie en diminuant la puissance moteur.

Si les Dacia sont réputées « low-cost », la Spring ne fait pas l’impasse sur les éléments de sécurité actifs comme passifs avec six airbags en série, le freinage automatique d’urgence ou l’ABS. L’équipement, lui, n’a rien de rudimentaire avec ses quatre vitres électriques, la climatisation, un système multimédia connecté et la caméra de recul. Pensée pour être mise en autopartage auprès des opérateurs du secteur, la Dacia Spring Business possède même une commande de recyclage d’air, loin d’être accessoire en cette période de crise sanitaire. Par conséquent, face à de telles prestations, on s’y sent à l’aise et serein. C’est donc à regret que l’on rend les clés à l’issue de notre essai.

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