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[Vidéo] Essai - Nissan Juke : radicale transformation

Antonin Moriscot

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[Vidéo] Essai - Nissan Juke : radicale transformation

[Vidéo] Essai - Nissan Juke : radicale transformation

Dix ans après la sortie du premier Juke, pionnier de la catégorie des SUV urbains, le constructeur japonais Nissan réinvente son véhicule. S’il se démarque toujours autant de la concurrence par son style très travaillé – à rapprocher de celui d’un SUV coupé –, le nouveau Juke gagne surtout en polyvalence.

On le croirait tout droit sorti d’un manga ! Dévoilé au dernier trimestre 2019, le nouveau Nissan Juke capitalise sur ce qui a fait le succès de la première génération et semble avoir appris des erreurs de son prédécesseur, resté dix ans au catalogue. Roi des SUV citadins, bien avant la déferlante des Renault Captur, Peugeot 2008 et autres Fiat 500 X, le Nissan Juke c’est avant tout un look inimitable : faibles surfaces vitrées, carrosserie bodybuildée, calandre malicieuse, blocs optiques anguleux, etc. Ce qui lui a d’ailleurs permis de connaître une belle carrière en France, en Europe et plus globalement dans le monde avec un peu plus de 1,4 million d’unités vendues.

Un changement dans la continuité ?

Débarquant dans un segment désormais bien encombré, avec plus d’une vingtaine de modèles proposés, le nouveau venu reprend tous les codes du modèle précédent… en les modernisant. Premier point, le profil de SUV coupé est conservé. Le pavillon de toit s’abaisse en pente douce jusqu’au volet du coffre, et les poignées de porte arrière demeurent dissimulées. La face avant reprend les deux blocs optiques ronds, si caractéristiques, tout en y ajoutant à l’intérieur des feux à LED en forme de Y. À l’étage au-dessus, les feux diurnes, jadis dépassant du capot, intègrent désormais l’immense calandre chromée en forme de V si chère à Nissan. L’arrière du véhicule en revanche se fait plus sage. La disposition des feux et le design des optiques rappellent fortement ceux de la citadine Micra, tandis que le bas de caisse s’habille d’un simple pare-chocs noir peu travaillé, dissimulant la canule de sortie d’échappement.

L’intérieur du Nissan Juke est désormais plus sérieux. Dans les assemblages – et c’est tant mieux – comme dans le choix des matériaux. Mention spéciale d’ailleurs à la présence d’Alcantara sur la planche de bord de notre modèle d’essai en finition N-Design : la combinaison de cette matière, aux éléments en cuir (volant et pommeau de levier de vitesses), aux plastiques de bonne facture, aux chromes et aux éléments laqués noir brillant est vraiment réussie. Ceux qui cherchent davantage de gaieté à bord pourront, selon les finitions ou en option, choisir un intérieur plus clair ou davantage coloré (orange). Clin d’œil au premier Juke, le pied de console centrale accueillant le levier de vitesses reprend le design d’un réservoir de moto sportive. L’écran tactile de 8 pouces est bien positionné, lisible, et toutes les commandes tombent parfaitement sous la main.

Taillé pour la ville… et la campagne

Le plus petit des crossover Nissan s’étire désormais sur 4,21 mètres, soit 7 centimètres de plus que précédemment. Cela paraît peu sur le papier mais fait toute la différence. Basé sur la plate-forme CMF-B de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi (comme son cousin le Renault Captur ou la citadine Clio), le Juke bénéficie d’un empattement plus grand. Ainsi, l’habitabilité est meilleure : deux adultes voyagent avec aisance à l’arrière, malgré la fermeté de la banquette. Quant au coffre, modulable en deux hauteurs, il est désormais digne de ce nom avec 422 litres de chargement annoncé. Ainsi bâti, le Nissan Juke n’est plus obligé de se cantonner à des trajets strictement urbains. Il devient aussi un compagnon idéal pour les week-ends à la campagne et les départs en vacances. Les professionnels apprécieront eux les volumes offerts pour transporter leur matériel ou leurs marchandises. Et si ce n’est pas suffisant ils pourront recourir au kit de transformation VP/VU fourni par Gruau contre 850 à 1 200 euros TTC, pose comprise.

Une unique mécanique

Pour prendre la clé des champs, le conducteur n’aura d’autre choix que de s’appuyer sur le seul moteur figurant au catalogue. La palette de motorisations proposées par Nissan pour ce Juke de deuxième génération est volontairement limitée à une seule offre essence constituée du 1.0 l DIG-T 117 ch. Issu de la banque d’organes Renault-Nissan, ce bloc trois-cylindres de 999 cm3 est un dérivé plus puissant du 1.0 l TCe 100 ch présent sous le capot de nombreux modèles Renault.

Seule coquetterie autorisée, le 1.0 l DIG-T peut être associé, en option, à une boîte automatique à double embrayage et sept rapports. Selon la fiche technique du constructeur japonais, ce trois-pattes offre jusqu’à 200 Nm de couple, selon le mode de conduite choisi.

Pour donner différents visages à son véhicule et rehausser le plaisir de conduite, Nissan propose trois profils de conduite pour son Juke : éco, normal et sport. Avec ce dernier mode enclenché, une fonction « overboost » s’active, permettant ainsi de délivrer le couple maximal de 200 Nm. Avec les deux autres modes actifs, le couple du moteur plafonne à 180 Nm. D’aucuns trouveront cela futile, mais à l’usage la différence est réelle. En mode sport, les accélérations sont nettement plus franches et la montée dans les tours, plus rapides : c’est idéal pour s’insérer sur autoroute ou relancer le véhicule lors d’un dépassement. À l’extrême opposé, le mode éco – parfait pour la ville – bride les performances au bénéfice de la consommation et des émissions. Cela se ressent par une certaine mollesse de l’accélérateur… et incite à une conduite plus coulée.

Quoi qu’il en soit, parcourir de longues ou moyennes distances en Juke ne sera jamais une corvée. Bien vu, le SUV urbain sait contenir sa consommation. Nissan annonce une moyenne de 5 l/100 km (WLTP). Au cours de cet essai de près de 500 kilomètres, alliant parcours urbains, autoroute, routes secondaires, la consommation moyenne s’est établie à 5,9 l/100 km. Un bon score pour la catégorie.

Essai complet paru dans le numéro 254 (mars 2020) de L’Automobile & L’Entreprise.

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